rock Rock > The Glasspack > Chronique LP / Dirty women

The Glasspack
LP : Dirty women
Label : Small Stone Records
smallstone.com/
Style : Heavy rock
Date de sortie : 27/02/2007
Taming of the Ram
Fastback
My Curse
Lot Lizard
Ice Cream, But No Reply
Fire in the Trailer Park
Super Sport
Play It Loud (With the Rock n' Roll Outlaw)
Lizard Reprise
Louisiana Strawberry
Farewell Little Girl


the_glasspack_dirty_women.jpg Dirty women, c'est un peu comme La colline à des yeux ou dans un autre genre Man on fire soit une série B de luxe, bien crasseuse, avec des riffs de gratte mal dégrossis, une basse parfaitement huilée, une batterie qui envoie la purée sans crier gare et un chanteur déchaîné qui éructe des textes sans finesse dans son micro comme s'il ne devait plus jamais chanter après ça. Dirty women, c'est donc un album de southern/ bluegrass rock composé par une bande de rednecks tout droit venu de leur royaume de culs-terreux, correction de leur Kentucky natal (c'est tout comme), pour nous envoyer dans les gencives des bastos éléctrifiées qui sentent l'alcool et la sueur. Un cocktail décérébré, sauvagement burné qui ne fera évidemment jamais la couv' des magazines "culturels" hexagonaux, tout simplement, parce qu'un groupe comme The Glasspack, en France, c'est de la sous-culture. Certains veulent faire du fric en abrutissant les lecteurs avec de la "nouvelle chanson française" foireuse mais tellement intello-bobo ? Qu'ils le fassent, on s'occupera du reste... et notamment de combos comme The Glasspack, Greenleaf et autres Mos Generator.
Car avec des titres tels que "Fastback" ou "Lost lizard", le trio américain part au turbin, met les guitares en avant, les c..... sur la table et envoie son rock primaire histoire de nous désencrasser la tuyauterie façon sport. Du heavy puissant et ravageur, biberonné aux vieilles gloires hardos US (AC/DC et les Black Sabbath ne sont pas bien loin) pour nous assaisonner les écoutilles de gros son qui castagne les hublots. On n'est déjà plus étanches... Tout ou presque était déjà dans un artwork qui joue la finesse : une vieille caisse, une "sexy-babe", un petit tas de crâne et on envoie le tout directement dans les enceintes. Pas très recherché mais carrément fun. Power-trio qui balance son énergie punk sur des lignes de guitare qui groovent à mort, gang de cow-boys qui dégaînent du riff sudiste bien graisseux ("Ice cream, but no reply", "Super Sport") avant même de savoir si les amplis sont branchés, The Glasspack ne prend jamais de gant pour balancer son rock pur et dur à la face de l'auditeur. En même temps, il n'est pas là pour ça. Résultat, ça pistonne sec ("Louisiana strawberry", "Farewell little girl"), ça se rentre-dedans sans dire pardon, c'est viril, vulgaire et cliché à souhait mais ça marche et c'est à peu près tout ce qu'on attendait de ce Dirty women... un peu grossier mais foutrement rock'n roll et qui d'ailleurs avait déjà tout dans son titre.

aureliO
Novembre 2007

Commenter
Note : les commentaires appartiennent à ceux qui les ont postés. Nous n'en sommes pas responsables.

Par Anonyme le 24/11/07 à 21:30

[-] Re: The Glasspack - Dirty women

Répondre Citer

 

Revenir en haut de page

Dans la rubrique The Glasspack :
Infos sur The Glasspack
the_glasspack_dirty_women.jpg 24/11/07 The Glass-space : Deux titres extraits de Dirty women, le quatrième album de The Glasspack, sont en écoute sur MySpace.
> Lire la dépêche
Voir les archives - flux RSS
Et ça tu connais ?
Dozer : Le roster Small Stone en force
Dixie Witch : Des compatriotes très rock
Liens pour The Glasspack
The Glasspack discographie sélective
Liens Internet
Publicité