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Biographie > l'orchestre de la langue de girafe

Les "super groupes" sont de sortie en cette année 2016. Avec Prophets of Rage et Gone Is Gone, l'orchestre de la langue de girafe était certainement le plus alléchant sur le papier. Mais entre une liste de jolis noms et un bon album, il y a un pas à franchir et ce n'est pas toujours évident (n'est-ce pas les mecs de Mastodon, Queens of the Stone Age et At the Drive-In ?). Et Giraffe Tongue Orchestra a en plus dégoté un nom bien pourri. Cette idée remonte à 2011 quand s'associent Brent Hinds (guitariste chez Mastodon -plus inspiré que Troy Sanders donc-), Ben Weinman (pas encore totalement désengagé de The Dillinger Escape Plan), Eric Avery (bassiste pour Jane's Addiction principalement) et Thomas Pridgen (batteur de The Mars Volta qui succède à son comparse Jon Theodore, également ex-TMV mais aussi QOTSA). Le projet vivote quand les emplois du temps des uns et des autres le permettent, Eric est remplacé par Pete Griffin (Dethlok) et reçoit le renfort de William DuVall, la réincarnation de Layne Staley chez Alice In Chains. Ils trouvent enfin le temps de composer une dizaine de vrais titres, de les jouer sur scène, de les enregistrer avec Steve Evetts (The Dillinger Escape Plan, Prong, Poison The Well, Every Time I Die, Still Remains, ...) pour les sortir en septembre 2016 via Party Smasher Inc., le label de Ben Weinman.

Giraffe Tongue Orchestra / Chronique LP > Broken lines

Giraffe Tongue Orchestra - Broken lines Musicalement, le projet fait plus que tenir la route car il procure des frissons. Enfin, à condition d'avoir un penchant assumé pour le rock alternatif estampillé nineties parce que ça se situe plus autour de The Mars Volta vs Alice In Chains que dans le fracassage The Dillinger Escape Plan, le matraquage Mastodon ou le métal à l'ancienne de Dethlok. Grains de folie, plans aventureux, chants et mélodies ultra prenantes, son aux petits oignons, rythmiques en béton, à tous les niveaux, Giraffe Tongue Orchestra c'est du costaud. Et le charme opère immédiatement grâce à la présence monstrueuse de William DuVall, on le savait très bon pour s'être intégré à AiC, on l'a découvert exceptionnel sur scène, ici, il nous surprend à faire encore d'autres choses, avec "son" ton et pas celui emprunté à un autre, le contre chant plus lourd apporté par Brent Hinds sur quelques titres donne encore plus de volume à l'ensemble, même la venue de Juliette Lewis ("Back to the light") passe presque inaperçue. Les zicos se font eux aussi plaisir avec des parties solo bien inspirées qui se calent parfaitement dans ce maelstrom d'idées cohérentes. Le "super groupe" sur le papier l'est donc aussi sur disque (et forcément sur scène). Perfect.