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Au commencement, Gameboy Physical Destruction, c'est Yo, un gentil furieux qui se met en tête de composer des morceaux électro punk avec rien qu'une guitare 5 cordes (sans ampli)... et une gameboy. Résultat : une démo qui voit le jour en 2008 et qui permet au one-man-band de faire quelques concerts. Rapidement, Yo est rejoint par Pipou (basse) et le duo s'oriente vers une musique noise-rock-electro bien barrée. Après quelques concerts notamment aux côtés des Royal McBee Corporation ou de Treehorn, le duo s'enferme dans un home studio versaillais pour mettre en boîte son premier EP : Analogic guerilla.

Gameboy Physical Destruction / Chronique EP > Analogic guerilla

Gameboy Physical Destruction - Analogic guerilla Analogic guerilla, avec un titre pareil (en même temps, déjà le nom du groupe hein.), il y avait fort à parier que ça allait envoyer du lourd dans les enceintes. Verdict ? Et bien c'est le cas. Gameboy Physical Destruction, c'est encore ses deux membres qui en parlent le mieux, décrivant le projet comme du Depeche Mode sous acide avec des barbelés autours, un Pong sous ecstasy qui aurait avalé par erreur un bâton de dynamite, fil illégitime d'un casual gamer et d'une punk déjantée qui auraient bien du mal à retrouver les idées claires après un (very) bad trip halluciné.
Beat qui défie les lois de l'électrostatique, un laptop qu'on vient de carboniser, une guitare qui se libère de ses chaînes et qui envoie les riffs, une harangue punk qui déferle sur "The flying oyster", Gameboy Physical Destruction se lance à l'assaut de nos tympans. Désormais, ceux-ci n'auront plus le moindre répit (ou si peu) jusqu'à extinction des feux après le dernier soupir d'"A.F.K". Des cris, des bidouillages passés au filtre électro, un martelage rythmique effréné et une énergie sauvage, le duo se lâche et ne fait pas vraiment dans la demi-mesure. Mais avant tout, il faut savoir qu'être dans GPD, c'est avoir des préoccupations primaires que seul un vrai gamer peut connaître. La preuve avec l'excellent "How to reach the last level". Béton synthétique avec un mur digital qui se dresse devant nous et voilà que le groupe se jette dessus comme un mort de faim.
Défoncer des amas de briques à coups d'épaules ce n'est pas forcément donné à tout le monde. Mais ici, ça fonctionne. On l'a compris, Gameboy Physical Destruction est dans l'agression permanente, mais avec un zeste de fantaisie Nintendo. Un vrai mélange d'Atari Teenage Riot et de Punish Yourself, dément, furieux mais complètement jouissif. Des titres de morceaux au raffinement satiné ("Fuck hype movement", "Just a fucking slut dog"), des litres de folie punkoïde déversée sur les amplis et une sacrée envie d'en foutre partout. Explosif, à l'image de ce qu'est le groupe : un larsen avec des bouts de 8bit dedans, en clair, un truc de grands malades avec pas mal de morceaux déjantés... F***