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04/03/08 Fyuz on myspaze :
Fuyz, fusion rock/métal funky a mis quatre extraits de son premier album, Chemical breath, en écoute sur sa page MySpace.
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Fyuz

Biographie > The art of Fyuz


Fyuz, sorte de stoner/rock/métal/funky/fusion/noise/core qui part dans tous les sens s'est formé dans la région parisienne il y quelques années sur les cendres de Procris, Dirty Black Hole, et K Mëa, des groupes qui écumaient les scènes locales et dont sont issus Baptiste au chant, Fred à la grooveuse, Yohan aux tambours et la paire Adi/Bewrt aux grattes. En clair, Fyuz est pour ces gars-là le moyen de faire tout ce dont ils ont envie et qu'ils ne pouvaient pas forcément faire auparavant au sein de leurs groupes respectifs. En 2005, le groupe enregistre une première démo : Esoteric junkies, retravaillée un an plus tard lors de l'arrivée de Baptiste au micro. Fyuz alterne alors concerts et passages en studio afin de nourrir leurs nouvelles idées et se fait même construire un studio début 2007. Février 2008, le groupe sort son premier album : Chemical breath, une plaque regorgeant pas moins de 14 titres... le moment idéal pour se pencher sur le cas de ce groupe qui a érigé la fusion des genres au rang d'art.
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Aurelio
Mars 2008

Fyuz / Chronique LP > Chemical breath


fyuz_chemical_breath.jpg Fyuz, alias le groupe le plus jouissif et insaisissable débarqué sur la platine depuis bien longtemps balance avec son Chemical breath, pas moins de 14 titres furieux/raffinés mais toujours décomplexés et qui en mettent plein les tympans. Mise à feu avec "Mr.Jack" ou 30 secondes seulement de metal instrumental sulfurique, groovy à souhait et parsemé de quelques influences klezmer que le groupe pose tranquillement sur la platine avant d'enchaîner sans une respiration avec "Bastard mosquito". Pour faire court, on dira que si les QOTSA avaient été enfermés en studio avec un Mike Patton période Mr.Bungle, ça aurait à peu près donné ce à quoi on à droit. Soit un puissant alliage de rock et de metal aussi débridé que ravageur, iconoclaste et sommes toutes assez unique. Des breaks funky, quelques accélérations métalliques à souhait, un coup de double pédale, un chant léger qui se veut tout à coup plus puissant, déversant sa rage dans un final que ne renieraient sans doute pas les RATM ; avant un retour à des bases plus classiques avec un rock alternatif aux mélodies efficaces bercé d'un feeling funk rafraichissant ("Not insane").
Fyuz ne se contente jamais de pratiquer un seul style, il est un adepte de la fusion transversale des genres, mais avec une cohérence (chose rare dans ce cas) qui force le respect. Un petit solo "Tom Morellesque..." et le groupe plie l'affaire avec une maestria étonnante. La jouant stoner rock le temps d'un "To leave a hole" hi-energy foutrement groovy et bourdonnant à souhait, Fyuz semble à peu près savoir tout faire, même proposer une ballade émo-rock envoûtante avec la 5e piste de l'album (au titre imprononçable...). Un soupçon de grunge savoureusement bluesy ("Handog children") mélangé à un funk corrosif et énergique, les parisiens livrent quelques perles au mélange des genres aussi acide que salvateur. On peut trouver mille influence dans la musique de Fyuz : de Soundgarden à Fishbone en passant par Alice In Chains, Les Claypool (Primus), Incubus et Stone Temple Pilots. Alors que l'on cherche encore les limites de son concept, Fyuzz donne encore plus d'impact à son Chemical breath et lâche deux bombes à fragmentation avec le brûlant "Gokkun" (et ses fulgurances (post)-hardcore) et l'électrique "Down". Brillant. Alternant avec bon goût, les ballades rock (dont un "Copy and paste" et ses sonorités flamenco apaisantes ou "The practice chapter") et les titres noisy plus catchy, le groupe fait preuve d'un savoir-faire qui ne se dément pas et déborde d'une créativité savamment distillée.
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Aurelio
Mars 2008