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Biographie > Funérailles Pour Un Ami

Funeral For A Friend fait fondre tout le monde mais pas en larmes ! Ce groupe venu du Pays de Galles et qui se sent proche de Hundred Reasons, Boy Sets Fire ou Jimmy Eat World vient de sortir (26 août 2002) un premier maxi qui les place directement dans nos têtes pour longtemps... January Thirst split en décembre 2001, le groupe prend seulement un nouveau chanteur et change de nom pour FFAF. Sur le son de leur démo, ils sont signés chez Mighty Atom Records ... (ils sont aujourd'hui chez Infectious Records/Warner) Le groupe a enregistré avec Joe Gibb (Jane's Addiction, Catatonia) ce Between order and model en 3 jours ! Matt Davies assure le chant, son frère (?) Gareth la basse, Kris Roberts et Darren Smith (après Kerry Roberts) les guitares, Ryan Richards la batterie (il a remplacé Johnny Phillips). Voilà, c'est tout ce qu'on sait, mais après tout, le plus important c'est la zik qu'ils produisent et on va en parler avec plus de détails !
Après Casually dressed and deep in conversation (2003), ils sortent 2 albums sur une major ricaine (Hours en 2005 et Tales don't tell themselves en 2007) avant de revenir sur un label européen en 2008 avec Memory and humanity.

Funeral For A Friend / Chronique LP > Conduit

Funeral For A Friend - Conduit Ils ont du manger de la vache (ou de la jument) enragée, ce n'est pas possible autrement ! Sur Welcome home armageddon, on avait retrouvé le Funeral For A Friend qu'on aime, avec ce nouvel album, les Gallois enfoncent le clou et prouvent que leur identité première n'est pas qu'un vieux souvenir. Et pourtant le groupe a de nouveau subi un changement de line-up avec le départ de Ryan Richards qui, après 10 ans de bons et loyaux services, laisse sa batterie à Pat Lundy (ex-Rise To Remain, groupe surtout connu pour être emmené par le fils de Bruce Dickinson), l'arrivée de ce métalleux n'a fait que rebooster le combo qui n'a jamais sonné avec autant de tranchant et de force.

Et au cas où tu n'aurais pas suivi les dernières aventures du groupe, la pochette est claire : un squelette éclaté encadré d'une encre rouge sanguine le tout à la sauce Basquiat. On aime ou pas mais, là encore, c'est tranchant et ça met dans l'ambiance de ce Conduit. Au passage, sache que l'artiste est un vieil ami du groupe et se fait connaître sous le nom de Snowskull. Revenons à la musique et à cette dizaine de titres plutôt expéditifs (la plupart sont balancés en moins de deux minutes trente) et vindicatifs. Le champ lexical laisse pas mal de place à la mort et à la trahison mais aussi encourage à ne pas se laisser envahir par le désespoir et incite à la lutte. Un combat que les instruments ont commencé avant l'écoute des premiers mots, même si "Spine" débute plutôt tranquillement à l'écoute du reste et notamment du titre éponyme qui est l'un des plus lourds jamais composés par le groupe. Une puissance dévastatrice mais qui ne plombe pas le tempo, FFAF appréciant toujours autant la vitesse et jouer sur les ruptures, le rythme comme la densité sonore passent rapidement d'un état à un autre et agressent ainsi sans cesse nos oreilles, incapables de se reposer sur un schéma qui se répéterait tranquillement. Le combo délivre un paquet d'excellents brûlots ("Best friends and hospital beds", "Nails", "Grey"...) avec juste ce qu'il faut de mélodies pour ne pas être classé HardCore et ce qu'il faut de riffs qui arrachent pour ne pas passer en radio !

Même si du groupe auteur de Between order and model il ne reste désormais plus que Kris Coombs et Matt Davies, Funeral For A Friend n'a jamais autant ressemblé à ses premières volontés (les paroles à double sens de "Conduit" sont d'ailleurs très révélatrices : We're all strangers but we're all in this together. (...) I'm feeling closer to the road that leads me away from everything. (...) They give up on us the moment we turned our backs.). Ces deux derniers albums rapprochés relèvent les couleurs du courant émo qui avait pris cher ces dernières années avec une invasion de méchus surtout inspirés par leur banquière. Les prochains concerts risquent d'être enflammés...

[en] Snowskull: tumblr (19 hits)External ]

Funeral For A Friend / Chronique LP > Welcome home armageddon

funeral for a friend - welcome home armageddon Depuis son plutôt pathétique Memory and humanity en 2008, il y a eu du mouvement chez Funeral For A Friend qui a perdu deux de ses quasi membres originels, Gareth Davies et Darran Smith ont en effet à plusieurs mois d'écart quitté le groupe qu'ils avaient fait grandir depuis 2002, ils ont recruté deux ex-Hondo Maclean (un side project de leur batteur Ryan Richards) : Gavin Burrough (qui est passé de la basse à la guitare) et Richard Boucher (à la basse). Il faut croire que ces nouveaux membres ont donné un coup de jeune aux Gallois qui avec cet album lorgnent davantage vers leurs aspirations d'il y a 10 ans que leurs dernières mièvreries "soupesques"... C'est pourtant toujours Romesh Dodangoda (Motorhead, Bullet For My Valentine, Attack Attack...) qui est à la production mais cette fois-ci, s'il a soigné les sons sur les passages calmes, il n'a pas eu peur de donner du grain, du relief et de l'accroche aux distorsions qui sonnent bien plus "indé" que radiophoniquement correct. D'ailleurs on peut penser que le morceau "Old hymns" est un clin d'oeil à leurs racines, intro à bloc, disto dans les aigües, deux minutes trente partagées entre nervosité et riffs déchirants, y'a pas à dire ça fait du bien de retrouver l'esprit Funeral For A Friend ! Et pour bien montrer à tout le monde qu'ils étaient de retour aux affaires, ils ont choisi "Front row seats to the end of the world" comme premier single, c'est sec et hâché, ça frite, quand un titre commence par être gras, lourd et rapide, il peut ensuite se calmer et jouer sur les déliés, les breaks et les harmonies qui font tilt. Welcome home armageddon déménage vraiment et tranche avec le passé récent et pour une fois, on ne trouve rien à mettre face aux riffs dévastateurs de "Damned if you do, dead if you don't" ou "Aftertaste", pas de contrepoids en guimauve, pas de slow langoureux pour charmer les teenageuses rebelles, certes "Medicated" n'est pas très inspiré mais illustre assez bien l'ambiance désespérée de cette fin du monde et avec l'agression "Broken foundation" qui suit, on se prend une jolie claque.
Bref, c'est le moment de renouer le contact avec Funeral For A Friend !

A noter qu'à 3 jours près, les FFAF faisaient "aussi bien" (sic) que Noir Désir et son Des visages des figures paru le 11 septembre 2001 où on pouvait entendre Ca y est, le grand incendie / Y'a l'feu partout, emergency / Babylone, Paris s'écroulent / New-York City, Iroquois qui déboulent..., là, c'est en image (avec de jolis artworks dans l'esprit de Grim Fandango) que l'on découvre séisme, tsunami et peur du nucléaire...

Funeral For A Friend / Chronique LP > Your history is mine : 2002-2009

Funeral For A Friend : Your history is mine : 2002-2009 Depuis 2002, on suit plus ou moins Funeral For A Friend, plus parce qu'à ses débuts le groupe était à la pointe d'une nouvelle vague, moins parce qu'avec le temps, ils se sont un peu reposés sur leurs lauriers et ont surtout changé très souvent de label... Signés chez RoadRunner depuis moins de 2 ans, ils ont sorti un album studio (Memory and humanity) et nous livrent déjà un best of composé de titres de différentes époques et de 4 inédits : Your history is mine : 2002-2009 (Your history is mine étant une phrase du morceau "History").
Les 16 titres sont en ordre chronologique, depuis le violent et lourd "10:45 Amsterdam conversation", morceau à la fois mélodique et pugnace, rock et hard core, où des envolées riffiques suivent des cadences infernales et la voix garde une ligne aérienne ou s'éraille, hurle ou chuchote, c'est sauvage et ça surprendra ceux qui n'avaient pas écouté Between order and model. "This year most open heart break", le travail de Colin Richardson avait permis aux Gallois d'être plus efficace quand ils étaient encore rageurs et ainsi d'augmenter le contraste avec les parties calmes et mélodiques qui allaient devenir de plus en plus présentes. La part du lion revient ensuite à 4 extraits de Casually dressed and deep in conversation, la galette flirtait avec la perfection, simple à écouter, ces tubes en puissance et mélodies accrocheuses étaient et sont toujours autant de moments de grâce... Ils étaient alors au firmament, les années suivantes, FFAF s'est assagi, est passé plus en radio et a davantage pensé au grand public plus qu'au sien, terminant son regard dans le rétro avec "Kicking and screaming" dont on avait retenu que la molesse... Les 4 inédits sont sympathiques mais entre le Funeral For A Friend des débuts et l'actuel, même si la production n'était pas aussi efficace, notre choix est fait...
Ce Your history is mine : 2002-2009 n'a donc qu'un intérêt limité, je suis certain que pas mal de fans auraient préféré avoir une réédition des deux premières démos ou alors sortir la version anglaise de la compilation qui sur un deuxième CD propose des B-Sides, des raretés ("Drive" en version acoustique) et des remixes.

Funeral For A Friend / Chronique LP > Memory and humanity

Funeral For A Friend - Memory and humanity Jette un oeil aux artworks de leurs premières sorties (Between order and model, Four ways to scream your name et Casually dressed and deep in conversation), mate celui qui est à côté de ces quelques mots et tu comprendras ce qu'est devenu Funeral For A Friend... D'authentiques et écorchés, ils sont passés à synthétiques et lisses, l'image de synthèse immonde de l'artwork faisant vraiment tâche dans les visuels de leur discographie et c'est dommage car si le fleuron de la vague emo british du début du millénaire (et rare survivant), était devenu quelque peu mou du genou, leur changement de label (ils sont arrivés chez RoadRunner pour la France et d'autres pays) laissait présager une remise en cause profonde et pourquoi pas un retour à leurs sources (le Matthew Evans qui joue au choriste hard core sur "Rules and games" n'est autre que le tout premier chanteur du groupe).
En tout cas, on attendait mieux que la "pompeusité" de Memory and humanity. Ceci dit, si cet album était le premier d'un jeune combo, mon avis serait certainement différent et moins sévère. Là, difficile de passer outre la molesse de "Kicking and screaming", la mièvrerie de "Building", la platitude de "Charlie don't surf"... Et si le groupe cherche du renfort, ce n'est pas avec 4 lascars de chez Lostprophets ("Someday the fire") qu'ils vont en trouver un de convaincant. Dommage qu'ils n'aient pas enregistré davantage de titres dans la veine de "Maybe I am ?" et ses guitares sur le fil, de "You can't see the forest for the wolves" et son mur du son émo, du puissant "Waterfront dance club".
Du bon, du moins bon, du moyen, Memory and humanity ne restera pas dans les mémoires et ne présente pas FFAF sous son meilleur jour, mieux vaut se réécouter les galettes d' il y a 5-6 ans si on veut se faire vraiment plaisir.

Funeral For A Friend / Chronique LP > Casually dressed and deep in conversation

ffaf : casually... Après une démo fracassante (Between order and model) et un maxi annonciateur d'un album excellent (Four ways to scream your name), Funeral For A Friend nous sert (enfin) son premier album :
Casually dressed and deep in conversation. Bel artwork, jolies photos des beaux gosses anglais, son d'une noire propreté indécente (merci Colin Richardson) et compos imparables, FFAF a de quoi rendre jaloux un sacré paquet de zicos en mal de riffs affolants, de mélodies accrocheuses et de potentiel de réussite mettant à genoux les directeurs artistiques les plus regardants. Cette galette flirte donc avec la perfection, les douze titres (dont 2-3 que les plus fans, dont je suis, connaissent déjà) sont autant de tubes en puissance, impossible de ne pas tous les adorer, richement construits, ils sont simples à écouter, les mélodies s'imposent d'elles-mêmes, l'auditeur est transporté, même quand la batterie matraque les fûts ("Storytelling") et que les guitares crachent des accords saignants ("Rookie of the year"), le chant clair de Matt nous guide, nous rassure (et donne quelques coups au passage...), sa clarté, son ton, son rythme donne davantage de relief aux chansons qui n'en manquent pourtant pas ! Enorme ("Moments forever faded"). FFAF se permet un titre acoustique servi par des violons, "Your revolution is a joke" est une douceur qui aére l'esprit, ils sont vraiment très forts... Avec The Blueprint, Fony et FFAF, les anglais ont certainement repris la main sur le rock, une nouvelle ère a bel et bien débutée. Savourons ces moments de grâce... et osons penser qu'ils n'ont pas encore atteint leur plénitude... Your days were golden when we bleed...

Funeral For A Friend / Chronique EP > Four ways to scream your name

ffaf : four ways... Encensé par la critique et le public, Funeral For A Friend a enchaîné les premières parties (Finch, The Lost Prophets, Boy Sets Fire...) et a fait joué la concurrence pour finalement décroché un contrat chez Sanctuary. Ils ont donc repris la route du studio pour un nouveau maxi 4 titres, cette fois-ci, c'est Colin Richardson (Mass Hysteria, Out, Machine Head...) qui était derrière la table (aux Chapels Studio). Four ways to scream your name sort le 14 avril en Angleterre, en attendant l'album...
La première écoute de ce nouveau maxi m'a laissé un peu perplexe, l'effet de surprise de Between order and model ne jouait plus et les FFAF me semblaient plus sages, moins fougueux. Les nombreuses écoutes suivantes ont remis les choses en place : Funeral For A Friend est toujours aussi inventif et jouissif à écouter. Le côté "brut", du aux conditions d'enregistrement, du premier maxi a disparu mais on a à la place un tas de finesse, des parties chant bien plus travaillées, un son de guitare plus propre, plus distinct. Le travail de Colin Richardson permet aux Gallois d'être plus efficace quand ils sont rageurs ("This year most open heart break") et ainsi d'augmenter le contraste avec les parties calmes et mélodiques, mais le producteur n'a pas (trop) métalisé le groupe qui garde son esprit rock avec un "She drove me to daytime television" aux accents Candycaine / Ethyline, et un "Kiss and makeup" à la fois énergique et très cool (le long break final), ce titre est entaché de quelques passages mal venus au chant mais on leur pardonne aisément. Surtout à l'écoute du quatrième morceau "Escape artists never die", le meilleur du maxi, son gimmick mélodique est imparable, pénétrant, la compo reflète le bonheur du groupe à balancer ses riffs et ses rythmes (bien envoyés), à calmer le jeu pour le dynamiser.
Après avoir été une grosse révélation, Funeral For A Friend sera une grosse confirmation, ça ne fait aucun doute.

Funeral For A Friend / Chronique EP > Between order and model

FFAF : between... La fameuse "nouvelle vague anglaise" ne finit pas de déferler entre rock-métal ténébreux et torturé (Cortizone, Vex Red, Thirst) et néo-émo (???) (Hundred Reasons, The Lost Prophets) et il nous faut ajouter Funeral For A Friend, plutôt avec les derniers cités. Thursday, Sparta, Cave In, New End Original, ... les groupes "émo" se font de plus en plus entendre et il va falloir compter avec Funeral For A Friend ! Entre rock et métal, le groupe propose une musique travaillée, à la fois mélodique et pugnace, rock et hard core, à des envolées riffiques suivent des cadences bien plus violentes, la voix garde une ligne aérienne ou s'éraille, hurle ou chuchote, au premier titre très sauvage, il est difficile de comparer le troisième ("Juno") plus reposant, et pourtant c'est bel et bien le même combo. En 4 titres (d'ailleurs, on n'a pas les titres sur le livret !), Funeral For A Friend ou FFAF (pour les intimes) nous montre l'étendue de leurs talents, dans la clarté ou l'obscurité. Les voix chantées et hurlées se font face sur "Red is the new black" jusqu'à un break savoureux, dans l'esprit Hundred Reasons, les guitares s'amusent, s'entêtent, le double chant reprend et c'est déjà la fin du titre... Et des titres, il n'y en a que 4 sur ce maxi ! C'est son seul défaut... C'est trop court, et les délires de "The art of american football" avec ses effets sur les voix, les textes, ne nous font que le regretter davantage. Le rythme punk (ça bastonne basse/batterie du début à la fin !) est le plus excité des quatre, même s'il est moins violent et lourd que le premier titre "10:45 Amsterdam conversation". Bon, il ne nous reste qu'à écouter ce maxi en boucle pr en avoir plus... En attendant l'album, qui devrait sortir assez vite vu comment le groupe a été accueilli en Angleterre ! La vague continue de déferler, tant mieux ! Et puis, qui nous dit que c'est une vague ? A ce niveau-là, on peut parler de marée !