Infos sur Friends of P
11/07/07 Friends of myspace :
Friends of P vient de mettre sur Myspace deux titres extraits de son prochain album. "Bob is real" et "Popsuperstars" sont deux morceaux qui figureront(...)
> Lire la dépêche
25/11/06 Friends of P se dévoile :
Friends of P se montre ambitieux puisqu'ils annoncent avoir actuellement en chantier pas moins de deux albums studio. Le premier Lost galaxy diary est(...)
> Lire la dépêche
Voir les archives
Liens pour Friends of P
Liens Internet
Publicité

rock Rock

Friends of P

Biographie > Dark lights from the city

Formé en Alsace en 1999, Friends of P est de ces groupes qui ont, dès leurs débuts, chercher à créer un véritable univers sonore. Revendiquant autant l'influence d'un Radiohead, Pixies que d'un NIN ou Massive Attack, le groupe a su s'approprier ses influences pour mieux les assimiler et les harmoniser avec ses propres aspirations musicales. Onirique, torturé et mélancolique, le style du groupe est un cocktail tantôt apaisé, tantôt saturé de power pop enlevée et de new wave desenchantée aux accents éléctroniques. Après un premier album intitulé Blind test (for artificial brains en 2001, le groupe affine son style deux ans plus tard via un EP éponyme composé de 4 titres, avant de revenir une troisième fois fin 2005 avec My favorite nightmare, un album autoproduit à l'image des deux efforts précédents et aux critiques très élogieuses.
> 0 commentaire - ajoute un commentaire Ajoute un commentaire !

Aurelio
Septembre 2006

Friends of P / Chronique LP > My favorite nightmare

friendsofp.jpg_my_faorite_nightmareComme une longue errance desespérée au coeur d'une immense métropole lovée dans les bras de Morphée, la musique de Friends of P est un brillant maëlstrom de rock torturé et d'éléctro new-wave aussi nébuleuse qu'oppressante. D'entrée de jeu et un titre éponyme électro-rock sombre et tortueux, le groupe fait parler la poudre. Réussissant à clouer l'auditeur au siège dès le premier morceau de l'album, il livre un titre à l'intensité rare et aux arrangements aussi subtils que puissants. Un coup d'essai, en forme de coup de force instantané. La suite et notamment le titre "TV king" ou l'excellent "Sleepless" font penser aux Strokes qui seraient tombés dans la marmite de potion magique étant enfants. Alliant des mélodies pop synthétiques avec des instrumentations aux accents rock, celles-ci dominées par des guitares abrasives, Friends of P distille un album aux couleurs et nuances variées sans que l'on ne perde jamais ce qui fait son fil conducteur. A savoir offrir des compos énergiques mais souvent torturées et désenchantées, le tout servi par des arrangements tantôt éléctriques, tantôt teintés d'éléctro suave ("Cyber-romance"). Et si le groupe se loupe un peu sur un "The choice", très (trop) convenu, il n'en reste pas moins que My favorite nightmare regorge de titres à la fois efficaces et exigeants. Que ce soit avec le fragile mais sublime "Swoon" et ses notes de clavier d'une tristesse confondante, ou le labyrinthique "Mask", interprété semble-t-il avec l'énergie du desespoir, Friends of P donne tout ce qu'il a dans le ventre et nous prend aux tripes. Inconscient perturbant des songes mélancoliques, atmosphères étranges, saturées et oppressantes, éclairs de rage salvateurs, la musique du groupe semble être poursuivie par des ombres inconnues mais omniprésentes. A l'image du nébuleux mais très beau "Floating in a cotton sea", cette ode mélancolique et fantômatique que le groupe délivre avec une retenue touchante, sans jamais abuser d'un quelconque effet, juste en laissant parler l'élégance de ses mélodies graciles. Un morceau de grande classe. Auquel succède le non moins excellent "You & your ghosts", preuve encore une fois que les critiques élogieuses qu'à reçu My favorite nightmare ne sont en rien usurpées. Friends of P démontrant à chaque titre un peu plus sa capacité à élever son niveau, à se remettre en question tout en développant un univers musical musical riche et onirique (l'étrange "Plastic souls", "Sinking into you" est ses nappes de guitare vaporeuses). Rien à redire, cet album apparaît come une révélation... celle d'un talent trop rare.
> 0 commentaire - ajoute un commentaire Ajoute un commentaire !

Aurelio
Septembre 2006