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Rock
Filter
Biographie > Filter
Filter c'est le groupe de Richard Patrick. Richard est né en 1968 et dés ses neuf ans il joue de la guitare... Il débute sa carrière "professionnelle" avec NIN comme guitariste de scène après avoir joué dans un groupe appelé The Akt (puis The Act) lors de ses études universitaires. Brian Liesegang rencontre NIN (et donc Richard) lors du tournage du clip de "Gave up", il devient le clavier live du combo de Trent Reznor, pendant ce temps-là Robert, le frère de Richard, joue au T-1000 dans Terminator II (c'est juste pour le dire, ça n'a aucun intérêt dans l'histoire de Filter, le seul rapprochement qu'on pourrait faire c'est X-Files puisque Robert intègre la série [pour l'achever] et Patrick compose un titre pour la BO du film). Ils quittent tous les deux NIN pour monter un projet solo, et finalement se retrouve ensemble vers 1993-1994 pour monter un nouveau groupe : Filter.
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Filter / Chronique LP > The Amalgamut
Malgré tout, Filter tourne pour assurer la promo et tenter de donner vie à ces titres, une légende voudrait qu'ils donnent parfois de bons concerts, elle nous fait espérer et nous amène à aller les voir/revoir... Après la tournée et une peu de vacances, le groupe se remet au travail, Ben Grosse assure toujours la production avec Richard Patrick. "Where do we go from here", sorti avant l'album, nous rappelle de bons souvenirs, Filter est de retour avec de nouvelles compos imparables ! Si sur la pochette (d'assez mauvais goût) l'amalgame ne se fait pas réellement sentir, The amalgamut qui sort en juillet 2002 laisse plus de place aux musiciens qui entourent le boss et pour la première fois, quelques titres sont signés du groupe dans son ensemble. Difficile cependant de différencier ces titres des autres, "So I quit" est très punchy, métalisé, rapide alors que "It can never be the same" est plus posé, plus lourd, plus froid, la fusion du groupe et de son leader a donc apparement bien opéré. Enfin, c'est quand même toujours Richard Patrick qui est le maître de Filter, et avec la paternité des compos que sont le cadencé "American Cliché", le jouissif "Columind", le sublime "The missing" (-You love to be cruel-) ou le plaisant "God damn me", il est difficile de lui reprocher quoi que ce soit, tant ces/ses titres sont bons. A chaud, il n'est pas évident de savoir si cet opus aura autant d'impact que le précédent mais Filter a réussi à ne pas nous décevoir avec The amalgamut alors qu'on pensait être comblé avec Title of record. En bonus, une partie multimédia propose une vidéo (à leur gloire), des liens (dont un pour accéder à une partie exclusive) et un remix de "Where do we go from here". En concert, le groupe stagne dans une déconcertante médiocrité, ou plutôt Richard Patrick stagne dans une déconcertante médiocrité puisque le groupe, lui, offre au public ce qu'il est en droit d'attendre, les morceaux du groupe dans des versions live de bonne facture, seul le génial créateur n'est pas à son aise, ne se sent pas impliqué dans ses textes alors qu'il focalise l'attention de tous...
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Filter / Chronique LP > Title of record
Filter s'est enrichi de trois membres pour assurer les concerts. Ils rencontrent Frank Cavanagh dans un bar, il devient bassiste, Geno Lenardo sera lui guitariste et Matt Walker est engagé comme batteur. Ce dernier rejoint les Smashing Pumpkins en septembre 1996 et est aujourd'hui batteur de studio. Il a été remplacé après la tournée par Steven Gillis. L'été 97 voit le départ de Brian Liesegang qui, certainement étouffé par Richard Patrick, désire monter un projet solo... Le frontman endosse la quasi totalité de la création d'un nouvel album, il ne laisse que des bribes de compos à Frank et Geno sur Title of record qui sort en 1999. Graphiquement, la pochette reste dans le même ton, musicalement, l'évolution passe par le son, la production étant nettement meilleure que sur le premier opus. Il y a à nouveau 11 titres, et cette fois-ci, tous peuvent devenir des hits absolus ! "Welcome to the fold", "Take a picture", "The best things" le deviennent sans problème. Le son est plus agressif, la basse bien plus présente, la batterie est sensationnelle ("Cancer" !!!) et Richard Patrick chante admirablement bien. L'album est un des tout meilleurs de la décennie 90' et Filter aurait du devenir un des groupes majeurs de la scène rock internationale. "Aurait" parce que le groupe a un talon d'Achille (voire une jambe d'Achille !) : ses prestations live sont aussi décevantes que peuvent être captivants leurs albums. Alors qu'ils ont les moyens de rendre leurs concerts incroyables, ils les détruisent par manque de concentration et de travail. A Paris, en méforme, Richard Patrick suicidera même le show après 4 titres... Les fans sont déçus et n'ont pour se consoler qu'à se replonger dans la mélancolie de Title of record. Les élans de "Skinny", les échos de "Miss Blue", la rage de "Welcome to the fold", l'incommensurable emprise de "Cancer" ne vivront jamais leur plénitude en live mais leur existence sur CD est plus qu'une compensation ! Au rayon raretés le groupe reprend "One", un titre d'Harry Nilsson des années 60' pour la BO de X-Files en 1998 (et pour la face B du single "Welcome to the fold").
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Filter / Chronique LP > Short Bus
En 1995 sort l'album Short bus, son premier titre "Hey man, nice shot" devient un hit absolu, l'album est disque de platine aux USA. Le rock proposé par Filter est frais et sombre, rafraichissant par le chant ceux qu'assombrissent basse, batterie, claviers et guitares. Le groupe travaille les ambiances malsaines ("Spent", "It's over"), c'est surtout en cela que l'on pourrait les comparer à NIN, mais c'est tout, Filter n'est pas une bouture de NIN ! Le sens des mélodies et l'attrait pour la guitare acoustique ("Stuck in here", "So cool") surprend l'auditeur qui s'attache très vite aux compositions de Richard Patrick qui sait aussi lâcher des riffs plus tranchants ("Dose", "Take another") ou plus lourds ("Under", "White like that"). Les deux années qui suivent la sortie de l'opus seront presqu'entièrement consacrées aux concerts... Ils enregistrent également des titres pour des compilations ou des films comme "Hey bro" pour Songs in the key of X et "Jurassitol" pour The Crow : La cité des Anges en 1996 puis "(Can't you) trip like I do" pour Spawn en 1997.
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