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Rock
FFF
Biographie > We want to funk !
Pour raconter l'histoire de FFF, il faut remonter dans les années 80 où Marco Prince (chant) et Nicolas Baby, alias Niktus, commence à jouer ensemble du jazz-rock en banlieue parisienne. En 1987, ils sont rejoints par Yarol Poupaud ( guitare), Krichou Montieux (batterie), Félix (clavier) et Philippe Herpin au saxo. Le groupe FFF est né. En 1990, ils signent chez Epic, filiale de Sony. En 1991, ils sortent Blast culture enregistré à New York. Cet album leur permet de tourner en France mais aussi aux Etats-Unis, au Japon, au Canada et en Afrique, notamment en première partie de Georges Clinton, l'une de leurs influences majeures. En 1993, FFF sort un album entièrement en anglais baptisé Free for Ever. Le saxophoniste quitte le navire. En 1996, sorti de l'éponyme. Consécration : le groupe remporte une victoire de la musique en 1997 pour leur performance à l'Olympia. En 1997 sort l'album live Vivants enregistré aux Eurockéennes de Belfort. Les FFF ne donneront plus de signe de vie avant 1999 et la sortie de Vierges. Le groupe évolue toujours, s'éloigne du funk rock d'antan mais le public ne suit pas. Cet échec précipitera la fin du groupe. Pour l'anecdote, les FFF referont surface en 2007 pour le festival Solidays avec le line-up d'origine.
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FFF / Chronique LP > FFF
En 1996, les FFF sont au sommet de leur art : ils jouissent d'une réputation scénique mondiale hors-norme et vont sortir incontestablement leur meilleur production avec ce 3e album. Signe d'une confiance également hors-norme, le groupe va entièrement se produire. A l'instar des Fishbone ( une des nombreuses influences revendiquées ), "la funk family" a su faire évoluer sa musique pour prendre une orientation plus rock tout en gardant quelques aspects funk : et ça leur réussit carrément bien. Les projecteurs sont évidemment focalisés sur Marco Prince, chanteur, parolier et leader de la troupe. Désormais très expérimenté, il maîtrise son sujet comme jamais : que ce soit sa voix d'une polyvalence redoutable ou ses textes imaginatifs, imagés et souvent très positifs. Les thèmes abordés sont variés : souvent en adéquation avec les préoccupations d'un humain lambda de notre époque et/ou centré sur les introspections et la personnalité du frontman dreadlocké . Avec « On ne badine pas avec la mort », il évoque la peur de contracter le Sida. Dans "Barbès", il rend hommage à un quartier et des racines qu'il affectionne. Pour "mauvais garçon", il se met dans la peau d' une "caillera", ce que l'on peine à croire qu'il puisse être ou avoir été. Avec "Niggalize it" (détournement du Legalize it de Peter Tosh sorti en 76 ?), il invoque ses origines et condamne ce fléau qu'est le racisme. Enfin, dans "Le pire et le meilleur", premier single sorti à l'époque, Marco s'en prend à sa propre dualité, aux contraires qui nous tiraillent et aux mauvaises actions qu'il est capable d'infliger à autrui. Du coté de la musique, les FFF touchent à tous les styles avec succès : du funk de leur début ("Knock your down") à la pop ("un jour"), en passant par le rock avec des guitares quasi-métalliques, relents de leurs précédents albums, sur "Morphée" et "Niggalize it". Le disque se finit sur un "Knock you down" hypnotique : seul morceau en anglais, probablement le plus ( attention néologisme ! ) "Georges Clintonien" de l'album. Le son de basse très Bootsy Collins caractéristique à ce type de musique ainsi que l'apport d'une trompette et d'un trombone lui confère une atmosphère et une aura particulière. On imagine assez facilement le groupe parisien dans une salle du Chicago des années 70 sous l'influence de substances narcotiques en compagnie du grand gourou illuminé de la musique funk .
Alliage de refrains entêtants de textes bien foutus et d'un rock fusion métissé, cet album est une franche réussite. Une décennie après, FFF n'a pas vieillit d'un poil et reste toujours un must en la matière. Un indispensable et probablement l'une des rares fois ou un groupe français aura pu chatouiller la plante de pieds des cadors du genre.
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