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Farewell / Chronique LP > Sequoia

Farewell - Sequoia Un peu moins de deux ans après son premier album remarqué Living ends, JiBé Calluaud revient dans nos oreilles avec Sequoia, un bel et grand arbre où sont gravés différents prénoms qui ont tous leur histoire (oui, aujourd'hui "Tenk" peut être un prénom). Du trip-hop électro ("Gabrielle") au métal indus sauvage ("Jeanne") en passant par des sonorités tout droit venues de jeux vidéos ("Mia") ou la pureté d'une ballade chant/piano (le déchirant mais sublime "Eloise"), l'ex-April touche toujours à tout avec talent. Repoussant les limites de son inspiration, il s'autorise toutes les aventures, autant d'explorations musicales qui procurent un vaste éventail de sensations toujours positives parce qu'il est très agréable de se faire embarquer dans des ambiances aussi variées quand c'est aussi bien fait. C'est tellement propre et naturel qu'au final je ne sais même pas dire quel Farewell je préfère, si c'est celui qui bastonne, si c'est celui qui cajole, si c'est celui qui expérimente, non, ça doit juste être celui qui multiplie les pistes pour mieux les brouiller et figer une identité insaisissable.

Farewell / Chronique LP > Living ends

Farewell - Living ends Moitié d'April, ingénieur du son au studio Hesat Recording, JiBé Calluaud a commencé à travailler pour satisfaire ses envies musicales personnelles en 2012 en composant sous le nom de Farewell. Son premier album Living ends est le résultat de ses aspirations entre orchestrations classiques (il a beau être guitariste, bassiste, pianiste et chanteur, il a tout de même fait appel à des pros du violon ou de la contrebasse), rock et chant éthéré (là, il a demandé à quelques jeunes filles de chanter avec lui comme sur le lyrique "Soleil rouge"). Un album où le règne de la délicatesse est parfois mis à mal par des distorsions sourdes ("Thirteen") ou plus enjouées ("The killing hours") qui viennent se confronter à des notes de piano limpides. Pop et chaleureux, le chant de JiBé se marie bien aux violons ("Holding hearts") mais sait également s'écorcher vif (normal pour un Bordelais ?) pour surprendre l'auditeur lors de quelques déflagrations fulgurantes ("Living ends"). Le minutieux travail découvert avec April continue sur des latitudes différentes avec Farewell où liberté artistique rime avec ambiances magiques.