Farewell - Sequoia Un peu moins de deux ans après son premier album remarqué Living ends, JiBé Calluaud revient dans nos oreilles avec Sequoia, un bel et grand arbre où sont gravés différents prénoms qui ont tous leur histoire (oui, aujourd'hui "Tenk" peut être un prénom). Du trip-hop électro ("Gabrielle") au métal indus sauvage ("Jeanne") en passant par des sonorités tout droit venues de jeux vidéos ("Mia") ou la pureté d'une ballade chant/piano (le déchirant mais sublime "Eloise"), l'ex-April touche toujours à tout avec talent. Repoussant les limites de son inspiration, il s'autorise toutes les aventures, autant d'explorations musicales qui procurent un vaste éventail de sensations toujours positives parce qu'il est très agréable de se faire embarquer dans des ambiances aussi variées quand c'est aussi bien fait. C'est tellement propre et naturel qu'au final je ne sais même pas dire quel Farewell je préfère, si c'est celui qui bastonne, si c'est celui qui cajole, si c'est celui qui expérimente, non, ça doit juste être celui qui multiplie les pistes pour mieux les brouiller et figer une identité insaisissable.