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Né en 1997 à Chicago, The Eternals a joué aux cotés de Beans, The Mars Volta, Fugazi, Stereolab ou encore Antipop Consortium et a déjà sorti plusieurs disques. En 2000, le groupe sortait son premier album (éponyme) sur Desoto puis un vinyl 12" Black museum avant la sortie d'un deuxième album (Rawar style) en 2004 chez Aesthetics. Un album qui commence à faire tourner le nom du groupe auprès d'un bien plus large public. S'en suivra un disque intitulé High anxiety, qui contient des remixes de Rawar style réalisés par le groupe lui-même et des formations comme Prefuse 73 et Exercise Tiger. C'est en février 2007 que le trio, composé de Damon Locks (chant et claviers), Wayne Montana (basse et claviers) et Tim Mulvenna (batterie), revient avec Heavy international, le troisième album studio du groupe et c'est à la fin de l'hiver que la formation débute sa tournée internationale et s'arrête en France début avril pour plusieurs dates.

The Eternals / Chronique LP > Heavy international

The Eternals : Heavy international Avec sa pochette bigarrée, évoquant la jungle urbaine et complétée d'un félin à tête de singe, dans la parfaite continuité de celles des précédents albums, Heavy international inscrit The Eternals comme un groupe vraiment à part.
Et cette impression est confirmée dès les premières écoutes du disque. On est ballotté entre les influences du groupe comme peut l'être un quidam au milieu d'une foule sortant d'une bouche de métro aux heures de pointe. The Eternals chahute ses influences autant que peuvent s'entrecroiser les véhicules aux abords de gigantesques noeuds routiers. Mais on peut aussi se sentir perdu comme aux confins d'un tentaculaire terminal aéroportuaire ou au milieu de la savane, du bush ou de steppes orientales. Car si le groupe est imprégné d'ambiances urbaines et les retranscrit dans ses titres, il cultive aussi un coté sauvage lors de leurs mises en forme. Mais l'imbrication de sonorités et de structures va bien au-delà de cette bipolarisation "urbains VS sauvages". The Eternals voyage aussi bien dans le temps (depuis ces 40 dernières années) que dans l'espace, en piochant des éléments sur chaque continent pour les incorporer à son ragoût et vous les resservir bien assaisonnés.
Et dire que la musique en elle-même n'a encore pas tellement été abordée... Alors, The Eternals serait du grindcore acoustique ? Du dark-métal ès accordéon ? Ou de fades harmonies de flûte de pan accolées à des scratchs plus ébréchés que réellement convaincants ? Pas du tout, le trio a concocté un melting-pot du plus bel effet. Essayer plutôt d'imaginer un patchwork accolant aussi bien funk, reggae, rap, pop, que dub, trip-hop, post-punk et jazz ! Je sais, l'addition est lourde (bien que peut-être incomplète...) mais The Eternals n'oublie pas d'y saupoudrer quelques grains de musiques du monde et vous enfourne le tout en conservant une authentique ligne directrice. Une ligne directrice et une expérience de plusieurs années qui évitent de prendre le groupe pour de fantaisistes touche-à-tout qui feraient mieux de ne toucher à rien. Quintessence de sa volonté de métissage absolu, The Eternals a beau être un trio de multi-instrumentistes, les Chicagoens n'ont pas hésité à faire de la place pour que plusieurs invités viennent poser leur voix ou jouer d'un instrument afin de contribuer à cet assemblage hors du commun.
Comptes tenus des éléments versés au dossier, vous comprendrez qu'il sera extrêmement difficile de trouver des semblables à The Eternals. Il sera plutôt bienvenu de se faire une idée de leur musique en se jetant sur leur(s) disque(s) et/ou en se rendant à l'une ou l'autre de leur prestation scénique à venir (très) prochainement...