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Originaire de Frisco en Californie, le groupe est constitué de Pete Simonelli au chant, Kevin Thompson à la guitare et à la basse (Touched By A Janitor, Morning Champs), Joe Goldring à la deuxième gratte (Swans, Toiling Midgets) et Doug Scharin (June Of 44, Codeine, Mice Parade) à la batterie. Le groupe a déjà une belle petite discographie à son actif : End note en 2004, Output negative space en 2006, The achievement en 2007, Tundra en 2008, Now you can answer my prayers en 2009 et l'excellent Blown realms & stained explosions en 2011.

Review Concert : Enablers , Berline 0.33 & Enablers à la péniche (Oct. 2011)

Enablers / Chronique LP > The rightful pivot

Enablers - The rightful pivot Quasi 4 ans après Blown realms and stalled explosions, Enablers revient avec un album intitulé The rightful pivot. La pochette est classe, le contenu va s'avérer l'être aussi mais comment en douter avec un groupe de cette trempe. Un disque d'Enablers, ça commence souvent par un titre dantesque (remember "Patton") puis la musique à tendance à se faire oublier pour rechoper périodiquement l'attention grâce à la prose vindicative de leur frontman et des instrumentations toujours méticuleuses. Et titre d'ouverture génial il y a avec "Went right" et ses "what the fuck white boy" animés par le toujours aussi sur-habité Pete Simonelli et des motifs musicaux en mode montagne-russe, assez agressif mais pas trop quand même. Sur cette première piste, le Enablers qui allait chercher l'auditeur par la peau du dos semble être toujours présent. Le deuxième titre, "She calls after you", est aussi une belle réussite, une mise en (haute) tension qui n'éclate finalement jamais. En allant plus loin dans les écoutes, on s'aperçoit bien vite que The rightful pivot est un excellent cru, dans la lignée qualitative du précédent et même quelques crans au dessus. La maîtrise des musiciens a déjà été largement prouvé, les 6 pistes suivantes ne vont qu'enfoncer le clou. Comment en effet ne pas céder aux 9 minutes de "Look" qui cumule bien des atouts : cette voix charismatique, la guitare cristalline et éthérée, les arrangements parcimonieux de cordes, ces chœurs très surprenants à la David Bowie ... Si en plus, le groupe se renouvelle dans le propos, il y a de quoi être subjugué... Le dernier morceau "Enopolis" étonne et détonne positivement : cela commence comme du Enablers tout craché puis Sam Ospovat, le batteur, s'illustre par un jeu free désarticulé, l'onirisme qui se dégage des arrangements tandis que Pete vient jouer les troubles fêtes au sein d'un titre atypique et foutrement beau... Bref, une fort belle manière de clouer le bec aux sceptiques. Il y en a ?

Enablers vient d'annoncer une tournée européenne et vu la qualité de leur live, tu aurais bien tort de t'en priver. Tu louperais un groupe qui en plus d'exceller sur disque, excelle aussi dans cette exercice.

Enablers / Chronique LP > Blown realms and stalled explosions

Enablers - Blown realms Groupe que l'on aime d'amour en live et d'un attachement plus modéré sur disque, Enablers revient aujourd'hui avec un nouvel opus, après un Tundra acclamé par les critiques et la blogosphère mais un poil boudé par mes soins, trouvant que le propos musical manquait singulièrement de relief. Cette fois-ci, la blogosphère semble plutôt tiède sur la qualité de Blown realms and stalled explosions alors qu'il trouve un écho assez retentissant chez votre serviteur. Choisis donc à qui tu dois faire confiance cher lecteur. Et que ça saute.
Histoire de présenter le groupe pour les nouvelles oreilles à conquérir, Enablers c'est le spoken-word du toujours bien fringué Pete Simonelli sur une musique vraiment subtile piochant dans toutes les ramifications de l'indie rock. Dès le premier titre, Enablers ne rechigne pas à la besogne avec un "Patton" très convaincant, où le groupe ne semble pas si éloigné d'un Oxbow sur la forme : soit du blues protéiforme avec une voix vindicative et captivante. Les seconde et troisième pistes ("Cliff", "Career-minded individual") ralentissent le rythme pour une ambiance plus contemplative mais néanmoins marquante. la voix de Simonelli n'est pas le seul atout d'Enablers, checke donc les jolis motifs de guitare sur ces deux plages. Blown realms and stalled explosions n'est pas dénué de coups de moins bien ("Morandi natura morta #86", "Hard love seat" un peu poussif dans les attaques) mais il se rattrape toujours allégrement avec des titres ("The reader") qui te pète les genoux avec la manière des plus grands. Bref, un excellent cru qui se laisse dominer peu à peu. Et le digipak est carrément joli. Merci Exile On Mainstream Records (Beehoover, The Winchester Club, We Insist !).