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Biographie > Electrocution rouennaise

Maxime (chanteur), Antoine + David (guitaristes), Yann (bassiste) et Yves (batteur) forment The Elektrocution à la fin de l'an 2000, leurs intentions simples : faire du putain de rock'n'roll ! Basé à Rouen, le combo s'exporte partout où on veut bien les accueillir... Une fois les compos bien rodées et usées dans les bars, le groupe enregistre un premier EP (6 titres) intitulé Vagina dentata, la sauce commence à bien prendre et les premières parties s'enchaînent aux côtés d'Amanda Woodward, des Datsuns, de New Bomb Turks ou encore de N.R.A., où comment croiser de nombreux styles tout en proposant les bases du rock ... En 2004, c'est le Printemps de Bourges qui accueille The Elektrocution qui continue de gravir les marches sans se poser de questions... Leurs voisins Rennais d'Overcome Records les signe et les aident à sortir nationalement leur premier opus le 10 octobre 2005, son titre : Open heart surgery, et pour en assurer la promo auprés du public rien de tel qu'une tournée avec Tokyo Sex Destruction !

The Elektrocution / Chronique LP > Trouble magnet

The Elektrocution - Trouble magnet Arrivés chez Pyromane Records, label des (entre autres) Tokyo Sex Destruction, les The Elektrocution livrent un nouvel album enregistré chez et avec leurs potes de Tahiti 80. La sortie de Trouble magnet est une histoire de connexions, de feeling, de rencontres mais c'est avant tout un bon album de rock n roll. Avec cependant un arrière-goût de déjà entendu pour ceux qui s'étaient procuré l'EP Rise to the sun début 2009. En effet les 4 compositions de la demie-galette sortie il y a deux ans sont à nouveau de la partie et à l'écoute de l'ensemble, c'est sur les 4 vieux tubes que je flashe, l'éponyme "Rise to the sun" étant vraiment une bombe, ce n'est pas étonnant mais, c'est difficile de prêter attention aux nouveautés lors des premiers passages en revue de la bête. Avec le temps, les forces en présence se révèlent et sortent du lot les "Crystal clear" qui sonne un peu Firecrackers, "Everything I touch I break" et sa ligne claire ou l'électrisant "Trouble magnet". Ensuite, ce sont les délicatesses guitaristiques et l'entrain de "Sweet caroline", la nonchalance interrogative de "Babylon by bus" ou la basse suave de "Goddam" qui font le reste. Trouble magnet se découvre donc par couches successives si, comme pour moi, le magnétisme des vieux titres fonctionne à merveille, le bonheur de savourer les nouveautés au premier abord plus discrètes est d'autant plus intense. Surtout que placé plutôt à la fin de l'album, le trio infernal "Out of breath", "Biting the dust" et "Rise to the sun" (tous trois enchaînés) déboule comme un triple coup de massue pour celles et ceux qui reviendraient gouter aux Rouennais après Open heart surgery.
Trouble magnet est donc encore certainement meilleur que ce qu'il paraît, que tu possèdes ou non Rise to the sun, tu dois forcément te laisser emporter par leur rock n roll groovy et furieux...

The Elektrocution / Chronique EP > Rise to the sun

the elektrocution : rise to the sun Après une longue opération à coeur ouvert (Open heart surgery), The Elektrocution revient dans un format court qui leur convient peut-être mieux... Non pas qu'on s'ennuie à les écouter mais en plaçant de longs titres sur leur album, ils avaient certainement perdu un peu de leur attitude "rock n roll à donf". Pour Rise to the sun, il n'y a que 6 titres (et 5 euros à débourser) mais bing bing, ça va à l'essentiel sans détour. Et c'est bien entendu la guitare qui mène la danse, c'est elle qui ouvre le bal ("Somewhere else") et c'est encore elle qui se colle au rythme catchy de l'éponyme "Rise to the sun", certes le chant (et les choeurs et les petits cris à côté) nous envoie de la chaleur dans les oreilles mais le ton et l'énergie sont avant tout transmis par la sainte gratte, en tout cas, il me semble que les accélérations de "Out of breath" ou les distorsions/saturations de "Biting the dust" sont bel et bien là pour la mettre en valeur.
Outre ces quatre nouveautés, le combo nous offre deux bonus sous forme de reprises. Celle de "Panic" des Smiths n'est pas forcément surprenante, elle est coolos et ne devrait pas faire trop de vagues chez les fans de Morrissey. Il y a plus à dire sur "I don't need no doctor" de Ray Charles, surtout si on aime les Firecrackers, cette version du standard par The Elektrocution les rapproche (dans le son) des Grenoblois et donne une saveur particulière au morceau du célèbre pianiste pour qui le swing n'avait pas beaucoup de secret.
Les Rouennais ont également fait un effort pour l'artwork, leur ami Jean-Luc Singerat (qui a également bossé avec The Craftmen Club ou Burn Hollywood Burn) s'est lâché sur l'ambiance psychédélique et c'est bien dans l'esprit. Rock N Roll motherfuckers !

The Elektrocution / Chronique LP > Open heart surgery

The Elektrocution : Open heart surgery Opération à coeur ouvert pour The Elektrocution, les Rouennais seraient-ils les chirurgiens de l'électro-choc rock directement envoyé sur le palpitant ? Si la pochette et son dos ne font pas dans la trés grande classe (l'intérieur du livret vaut davantage le coup d'oeil), il en est autrement des 11 titres expédiés dans la grosse demi-heure de ce Open heart surgery. Aprés l'arrivée des Lost Cowboy Heroes, la claque Firecrackers, voilà un autre combo frenchie qui reprend le rock à sa base pour en faire un truc toujours d'actualité. Au diable les prods léchées et les morceaux trop torturés, place aux titres qui envoient le boulet directos, les compos dépassant les 3 minutes sont rares mais si tout est dit en 70 secondes ("Fuck you 3"), pourquoi perdre plus de temps ? Quand ça s'allonge, c'est louche, et d'ailleurs "Calvaire", qui aurait pu donner son nom à l'album, est trés calme, tortueuse, instrumentale, y-aurait-il un lien avec le film du même nom ? En tout cas, c'est glauque à souhait... L'autre exception, c'est "Your life is a joke", là encore le tempo baisse considérablement, tout distord la complainte, même les quelques notes de grattes sont rouillées, bref quand The Elektrocution décide de jouer tranquillement pendant presque 7 minutes, c'est là encore parce qu'ils ont besoin de ce temps pour s'exprimer... Et balancer du tube, agressifs, les Normands charment les feuilles au premier abord, les "Don't you run away", "Parasite" ou "Can't wait ! Won't wait !" sont incisifs, précis, percutants, ça balance, ça swing, ça groove, bref, c'est du pur rock n roll !
Le rock n'est définitivement pas mort, cette Open heart surgery n'était donc nécessaire que pour nous toucher au vif, c'est bon, c'est fait, vous pouvez recoudre et couper le courant.