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Biographie > Eilera et Loïc

Eilera, c'est le marriage de Loïc Tézénas (guitare, programmations, ex-Kalisia) et de Eilera (chant, guitare) avec qui, il jouait au sein de Chrysalis. Ils montent un groupe parallèle du nom de Bliss, ils sortent deux démos (en 2000 et 2002) et décident (en 2003 ) de se consacrer à ce nouveau projet et de le renommer en Eilera. Leur premier album autoproduit s'appelle Facettes, il est distribué par Musicast et si de nombreux instruments sont digitaux, des musiciens vont venir renforcer le duo pour qu'ils puissent se produire live dans les meilleures conditions.
Precious moment est le premier EP 4 titres du groupe, enregistré en février-mars 2005 à Helsinski pour Spinefarm Records. C'est l'occasion de mélanger le style Eilera avec les influences métal des débuts du duo. Produit par Hiili Hiilesmaa (HIM, Sentenced), Precious moment comporte la participation additionelle de plusieurs musiciens, notamment Ian McCamy joueur de fiddle celtique et de Max Lilja (présent sur plusieurs albums d'Apocalyptica).

Eilera / Chronique LP > Fusion

Eilera - Fusion Eilera revient avec son rock/métal aux influences celtiques, avec au programme encore des guitares saturées, ce qui devient de plus en plus mainstream malheureusement (la preuve en est Victoria et son single pour Heroes), toujours ce violon laissé un peu à jouer tout seul dans son coin avec une partie de la mélodie principale. "Keep our Heaven" en est un bon exemple, riff progressif de guitare et un violon qui part en roue libre, sorte de fiddle irlandais mais version solo.
On retrouve le titre éponyme "Fusion" que l'on a déjà entendu sur Precious moment, samples organiques, accords saturés renforcés par des violons aux taquets. "September" étend ses ailes, titre phare aux délicates prétentions, samples grandioses, un chant assez particulier qui fait feu de tout glissandos, un violon et une guitare qui font corps, c'est toute une orchestration qui marche de front vers la fin du titre en y apportant un côté massif tout en restant mélodique. Ce qui démarrait comme une gentille chanson acoustique avec "The angel you love... The angel you hate", sensation folk, spleen mélodique, violon penchant du côté des graves, tourne au vinaigre après quelques couplets. Crescendo de batterie, guitare engageant la saturation, mais un vinaigre de grand crû aux arômes délicats, une chant qui s'énerve, le tout explose et miroite de mille lumières.
Eilera trouve son équilibre sur "Healing process", guitare agressive, palm-muting faisant place à un sample ondulant, se déhanchant de manière légèrement saturé, -would I want you for sex or would I want you for love-, un titre qui joue à cache-cache, qui se joue de lui-même. "Addicted" en devient très accrocheur lui aussi, un léger trait de similarité avec Qntal, les samples deviennent parti intégrante du titre, son squelette et armature, le violon devient plus simple, va droit au but.
Eilera démarre sa Fusion avec quelques clichés et titres déjà-vu, mais avec attention on y découvre des titres magiques comme "Healing process", "Back to the essentials" et acccrocheurs comme "Addidted" ou "The angel you love... the angel you hate" que l'on a plaisir à écouter.

Eilera / Chronique EP > Precious moment

Eilera : Precious Moment La fiche de présentation d'Eilera classe le groupe en : celtic-pop-métal, appelation décrivant malgré tout bien les gros traits d'influences du groupes. Des violons omniprésents, un fiddle celtique sur certains titres, l'Irlande ou l'Ecosse ne sont plus très loin dans le coeur de ces morceaux, des guitares musclées, soutenant des refrains denses comme "Fusion" avec ses accords saturés en renforts des violons, et par dessus tout, une voix enchanteresse, entre Björk et Sarah McLahan. "My happyland" pourrait être une chanson du folklore irlandais, avec cet archet crissant légèrement sur les accords de deux cordes et les accents sur le talon de l'archet, cette voix légèrement écorchée, fragile, très douce et fraîche à la fois, le tout surmonté de guitares emportant le tout dans une autre dimension sonore.
Eilera plonge l'auditeur dans des ambiances aux senteurs de tourbes, un ciel bas et gris, des nuages noirs qui roulent au vent, parfois sublimées comme sur "My happyland", ou éthérées par des accents plus sombres tel l'oscillant "The angel you love, the angel you hate" avec son violoncelle vibrant, profond et intense, sa guitare égrainant un arpège avant de se transformer en tempête furibonde, aidée par une batterie digne d'un déluge et une Eilera, ange écorchée vive, A rainy sky crying drops of sun, un titre tout en contraste. Dans tous les titres, mais de manière plus discrète que les violons, Eilera y glisse des samples organiques qui sont autant de caresses auditives, l'atmosphère de "Fusion" s'en ressent parfaitement, ou l'hypnotique et éponyme "Precious moment".

Eilera / Chronique LP > Facettes

eilera : facettes Eilera repose beaucoup sur la voix d'Eilera, une voix dans la lignée de celle de Björk ("The strength of my hate", "The weapon in my self"), avec peut-être davantage d'énergie, davantage de rythme que la Björk d'aujourd'hui. Une voix claire, cristalline même, une voix qui ensorcèle. Mais cette voix n'est pas seule, il y a derrière elle toute les orchestrations d'Eilera le "groupe", parfois un peu pompeuse (le trés héroïque "Never-ending tale") ou maladroite ("Great men's work") mais qui dans l'ensemble amène le chant à son solstice ("Ambiguity"). Elle s'en démarque aussi pour créer des atmosphères instrumentales qui ne doivent rien à personne comme sur le final très Floydien d'"Uncomprehension", Loïc doit aimer David Gilmour (son son comme son style) et lui rend assez bien. Si la base du combo est rock, les deux compères lui injectent des petites doses de métal de par quelques riffs bien appuyés, pas mal d'épices celtiques et une bonne rasade d'électronique à la limite de l'industriel... Les longs samples ("A summer breeze") couplés à des rythmes binaires bien soutenus ("The weapon in my self") dynamisent un album où l'on pourrait se laisser endormir par la beauté du chant sans trop réagir, avec ces titres plus électroniques, plus vivants aussi, on reçoit des coups de fouet pour ne pas se laisser aller. Dommage que la batterie (numérique certainement) soit un peu trop à l'arrière plan (le chant occupant largement le premier), l'album manque ainsi un peu d'équilibre...
Facettes n'est que le premier album d'Eilera, et cette facette laisse miroiter un avenir brillant.