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Editors
LP : An end has a start Label : Kitchenware Records kitchenwarerecords.com/ Date de sortie : 25/06/2007 |
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Elle est bien difficile la mission dont doit s'acquitter Editors à l'heure de ce deuxième effort studio : faire au moins aussi bien que The back room une fois l'effet de surprise largement estompé, faire oublier l'héritage parfois encombrant des glorieux prédécesseurs pour ne pas verser dans la redite, et produire deux ou trois singles de la trempe de "Munich" et "All sparkle"... Difficile donc, très difficile, un peu trop peut-être... Car à trop vouloir en faire, on a souvent tendance à se perdre un peu. Editors n'y échappe pas, la preuve en est le très poussif "Smoker outside a hospital doors" chargé de mettre l'album sur les rails... Pour la mise en orbite, c'est raté et l'intensité sombre des débuts fait maintenant place à une mélancolie facile et un peu marshmallow. Passé l'effet de mauvaise surprise, Editors rattrape le coup et nous envoie dans les conduits auditifs un titre éponyme qui parvient à soutenir la comparaison avec les meilleurs tubes de The back room. Dans le même ordre d'idées, "Escape the nest", "Bones" et "The racing rats" méritent largement le détour. On a échappé au pire...
Entre arrangements inspirés et mise sous tension éléctrique domptée par une guitare acérée comme une lame de rasoir, An end has a start est un disque qui, une fois lancé, plonge son auditeur dans le quotidien aliéné d'un enfer urbain parcouru d'éclairs de lucidité. Il nous donne à poser notre regard sur un futur qui s'assombri inexorablement de jour en jour pour finalement dériver entre spleen existentiel et frénésie lumineuse... Un numéro de voltige musicale savamment maîtrisé. Car ce deuxième disque signé Editors jongle avec les paradoxes, entre son rock post-punk ténébreux et sa pop calibrée pour mettre les charts à genou (un "Push your head towards the Air" qui sonne très Coldplay), il verse moins dans la mélancolie douloureuse mais demeure toutefois bercé par des ombres cold-wave toujours omniprésentes, même si celles-ci un peu plus en retrait que sur The back room. Carton commercial de l'autre-côté de la Manche, Editors se pose donc comme l'un de ses rares groupes à savoir concilier avec intelligence et finesse succès public et musique à la personnalité affirmée. Aprèc un The back room particulièrement efficace, le quartet confirme tout le bien pensait de lui en livrant avec An end has a start, un album anxiolitique, au lyrisme appuyé et à l'écriture inspirée.
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