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Edinburgh of the Seven Seas / Chronique EP > L'âtre et l'enfant

Edinburgh of the Seven Seas - L'âtre et l'enfant Si L'âtre et l'enfant renvoie à une image chaleureuse, c'est tout de même vers la mime référence (L'être et le néant) que la musique d'Edinburgh of the Seven Seas nous ramène rapidement, et plutôt du côté d'un vide ténébreux comme le laissent penser les titres des morceaux ("Les isolés", "Marais noir", "Nuit brune", "L'eau sourde"). Avec un EP instrumental, forcément que les noms choisis pour les plages donnent une direction... Le rythme est très mesuré, les sons sont presque toujours clairs (une petite distorsion sur "Feux follets", à peine quelques autres par ailleurs), les expérimentations ont été abandonnées, on s'est donc encore éloigné de Mudbath pour découvrir des territoires peu engageants mais calmes et beaux. Edinburgh of the Seven Seas réussit à nous dépeindre la désolation d'espaces sauvages avec une douceur étincelante. Et l'ensemble est plus cohérent que sur - inlandsis - qui, aujourd'hui, paraît comme une collection d'idées plus qu'un album, en tout cas, il semble moins homogène que celui-ci où les enchaînements sonnaient logiques. Au coin du feu, c'est donc à se plonger dans une histoire que nous invite Florian, une aventure au final très agréable car posée, réfléchie et envoûtante.

Edinburgh of the Seven Seas / Chronique LP > - inlandsis -

edinburgh of the seven seas - inlandsis Edinburgh of the Seven Seas est le bled le plus isolé au monde, ses habitants (au nombre de 267 en 2014) n'ont pour voisin proche qu'un autre îlot, celui de Sainte-Hélène, qui se situe à un peu plus de 2000 bornes... Si tu te paumes un jour en plein Atlantique, tu pourras aller frapper à leurs portes, sinon, mieux vaut faire connaissance avec le groupe éponyme, la création de Florian qui s'échappe ainsi à la pesanteur de Mudbath. Si le nom du projet fait penser à l'isolement, celui de l'album, - inlandsis - est aussi glaçant que massif. Clairement moins boueux que son groupe principal, celui-ci joue à fond la carte des expérimentations, des guitares traînantes, des sonorités triturées, on oscille entre courants d'airs furtifs (4 titres ne dépassent pas les deux minutes) et paysages désolés au soleil levant (ce gros "Inlandsis" dans la durée pourtant si léger à écouter). Totalement instrumental, l'opus ne fait pas dans le post-rock classique avec de grandes envolées et une structure très établie, ici, on nous offre davantage une collection d'idées qui poursuivent un chemin tracé à la lumière d'une distorsion qui sert de phare si on s'égare. Une saturation douce et chaleureuse qu'on aime à retrouver même si les sons clairs sont eux aussi d'une agréable beauté...