rock Rock > The Early Grave

Biographie > La classe à la Nancéienne !

The Early Grave est un groupe de punk rock tout droit venu de Nancy Rock City. Né des cendres de la formation hardcore This Ending Fate, les frangins Nico et Seb (également batteur des Joey Jeremiah) décident de remonter un groupe qui lorgnera du côté du punk rock 90's. Arnos et David rejoignent le bateau, et l'équipe au complet démarre les répétitions. Dès 2009, les premiers concerts s'enchaînent et l'envie d'immortaliser la fougue du groupe sur galette se fait pressante. Un vinyle 10 pouces, accompagné d'un CD-R, est pressé suite à une session live réalisée au MF'Studio. Le skeud est coproduit par les labels Monkey Cookie Records, DBDC et l'association Les Voyageurs du Son.

Review Concert : The Early Grave, Generic Festival : The Bots + The Early Grave

The Early Grave / Chronique LP > Be here before you disappear

Artwork The Early Grave - Be here before your disappear 2014 rime avec The Early Grave. En fait, pas vraiment, mais la coïncidence aurait fait une belle accroche à la chronique du premier album du quatuor spinalien. Coproduit par le groupe lui même et Delete Your Favorite Records (Happening, Dirty Fonzy), AMT Music (BZP , Demon Vendetta), José Records (Flying Donuts) et Blackout Prod (Flying Donuts), Be here before you disappear s'annonce comme le carton emo-punk frenchy de ce début d'année. Rien que ça!

Il faut dire que le rock made in 88 se porte bien. Après un quatrième album des Flying Donuts incandescent et le premier album de Major Cooper attendu de pied ferme, The Early Grave va mettre une bonne claque aux amateurs de mélodies et de riffs catchy. "8 hours a day", ouvrant Be here before you disappear, est l'archétype même du morceau parfait : intro faisant monter la pression, couplets mélodiques, refrains façon « uppercut » et chorus rock 'n' roll. Les guitares mélodiques et la voix de Seb complètent la formule magique qui fera vibrer les chaumières. Dans la même veine, "Good as you" enfonce le clou et révèle, pour l'auditeur qui découvrirait seulement le groupe avec cet album, les talents de composition et d'interprétation des quatre musiciens. "Just get used to it", composition la plus sombre du disque, confirme la maîtrise du groupe à proposer des compositions qui tiennent au corps et au cœur, sans superficialité ajoutée. La recette parfaite pour maintenir son ouïe en bonne santé. Les influences ricaines de cette fameuse scène dite emo des 90's (Hot Water Music et Jawbreaker en tête) sont clairement assumées par The Early Grave qui a l'intelligence de rendre hommage à ses héros, plutôt que de les pomper ouvertement. Des titres comme "One year" ou "Boxes" qui feront chavirer ton cœur de pierre sont des tubes en puissance, et j'ai bien du mal à faire ressortir de ma petite tête des bombes punk rock mélodiques comme "Something new" ou "Running out of time". Et même s'il manque un poil de puissance dans la production de l'album, les amateurs du genre seront forcément conquis à l'écoute de morceaux envoyés avec amour et passion. Rien que ça !

Be here before you disappear est un album qui mérite que tu t'y attardes. Je ne dis pas ça car j'ai écouté avec plaisir une bonne cinquantaine de fois ce disque et que mon bon goût légendaire est indiscutable. Non, tu n'y es pas. Cet album mérite d'être entendu et vécu, car les sensations procurées par ce jeune groupe maîtrisant les ambiances sont nobles et véritables. Et pour un premier album, ça mérite d'être souligné. Mais assez de blabla, dépêche-toi de commander ce disque et scrute la tournée à venir, je te promets un bon moment...

The Early Grave / Chronique Split > Woodson | The Early Grave

Split 7" [Kronik Express]

Cool, un split 7". En plus d'aimer ce format, quand le skeud réunit deux groupes de qualité, que demande le peuple ? Pour ce coup là, ça sera west coast vs east moutain, Rouen la chaude contre Epinal la sublime. A ma gauche, Woodson, power trio influencé par le punk des années 90 et la valeureuse scène française (Seven Hate, Second Rate) qui ne fait pas dans la demi mesure. Les mélodies sont au rendez-vous des deux titres proposés. La hargne mélangée à la mélancolie des guitares et un chant prenant font mouche à tous les coups, une bien belle découverte pour le passionné de power pop-punk que je suis. Le temps de retourner la belle galette bleue que je retrouve mes marques avec les excellents The Early Grave. Quel plaisir de retrouver le quatuor pour deux nouveaux titres ("Footprints", un morceau high energy avec tout ce qu'il faut pour craquer et "Burden" un deuxième titre plus posé, plus mélodique mais non dénué d'intérêt, loin de là). Premier enregistrement pour le nouveau line-up, ça bourre, aucune faute de goût, je me répète peut être, mais il va falloir compter avec ces gaziers. 300 skeuds dispo dans toutes les bonnes distros.

The Early Grave / Chronique EP > The Early Grave

The Early Grave Ce disque éponyme de The Early Grave n'est ni plus ni moins que la compilation de tout ce que j'aime. Et qu'est ce que j'aime ? quoi ? vous ne savez pas ? vous vous foutez de moi ? bah j'aime le rock qui bourre, j'aime les mélodies imparables, j'aime le chant mi fougueux mi sucré, j'aime le power punk pop rock, bref, j'aime ce qu'il y a lieu d'aimer. Enfin, ça ne regarde que moi. Toujours est-il qu'à la première écoute de ce premier skeud du quatuor Lorrain, j'ai tout de suite compris que je ne serais pas prêt de me lasser de cette galette. The Early Grave revendique parmi ses influences Hot Water Music, Samiam, Against Me !, entre autres. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il rend honneur à ses ainés. J'ai l'agréable impression de prendre un plaisir fou comme à l'époque où je m'envoyais les premiers skeuds de Dead Pop Club, Flying Donuts ou bien évidemment les géniaux Second Rate. Car ce premier six titres sent le souffre et la fraicheur. Les guitares complémentaires des frangins Massul font mouche à chaque tentative d'endiabler le tempo ou de sublimer un refrain, et les riffs livrés par brouettes entières, sans être "sang pour sang" inventifs, sont parfaitement exécutés. La paire rythmique est à son avantage, et les voices sont plus que plaisantes, de l'énergie et de la mélodie en veux tu en voilà. En à peine vingt minutes, The Early Grave passe de "quasi inconnu au bataillon" à "gros espoir de la scène indé française". Pas mal comme changement, hein ? Faut dire que les morceaux s'enchainent sans répit, et j'avoue fièrement avoir une petite préférence pour "Where I don't bêlons", l'énorme "Great convictions", et "Diggin' your grave". Amis des mélodies, du punk rock sauvage et de la power pop affutée, ce groupe est pour vous. Vous pouvez me faire confiance, aucun risque sur la marchandise, satisfait ou remboursé 666 fois. Et comme les gars sont de mon coin, je me fais déjà un plaisir de voir tout ce mercier sur scène, histoire de confirmer "on stage" les excellentes impressions que m'ont procuré ce premier effort. La suite, vite !!!