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Duke > Chronique EP / Enough tries
Sobre et efficace. La pochette du quatre titres de Duke, Enough tries,est sobre et efficace. Dessin et typo en noir et blanc, rien à ajouter pour le recto. Je vous laisse le plaisir de découvrir le verso, beaucoup plus rock 'n' roll. Voilà, merci, bonsoir. Ah merde, j'ai oublié quelque chose je crois. Et la musique dans tout ça ? bah comme dirait un bon businessman de la chanson française, la musique est bonne. Quatre titres à ranger dans sa collec emorock, entre Hot water music, Second rate, Scuttle et Grade. Sympa les références. Le groupe est jeune, ça se ressent un petit peu dans les compos et dans quelques mise en place, mais c'est avant tout pour la fraicheur et la volonté de foutre le bordel que j'ai décidé de vous parler de Duke. Et pour la musique aussi, bien sur !! Et la musique de Duke, sur ce maxi, elle commence avec "Toy", aux rythmes cassés pas toujours en rythme et au chant pas toujours juste, mais aussi avec ses guitares, sa bass-bat irrésistible et son engouement. Duke a de la suite dans les idées, les riffs se succèdent, ça respire le groupe qui envoie le bois en répet et en concert. Et la transcription sur le cd est étonnante, du fait d'une production qui met en valeur les compos du quintet, et aussi et surtout cette volonté de jouer vite et fort. On prend les mêmes et on recommence avec "Broken mirrors", autosacré par moi même (et pourquoi pas?) meilleur titre du mini cd. Sortez les mouchoirs, les arpèges et même les violons sont de sortie. Du violon ? et pourtant non, c'est pas ring' ou Louise Attaque, non non, c'est même classe. Un peu comme second rate et ses claviers scandaleux, sauf qu'eux, c'était pour rire. Et pour Duke. Faudra leur demander. "Never let me down" est l'avant dernier titre avec un chanteur à la grosse voix dont ils auraient pu se passer, pour le reste, ça continue à le faire. Mélodies, puissance, rapidité sont au programme de ce bon titre. Cerise sur le gateau, "Killing me" dont on regrettera seulement qu'il soit le dernier morceau de ce mini cd. On vire un peu dans l'emocore un peu hurlé sur certains passages, pour le reste, c'est du punk rock comme on les aime, avec quelques pointes à la Hot water et à la Seven hate époque dernier album, Seven hate à qui sont dédiés les quatres brûlots mis en boite. En tout cas, ils peuvent être fiers de vous les enfants. Duke ou le retour du proverbe "le rock n'est pas mort". On attend la suite avec impatience, avec la certitude que les petites erreurs du début laisseront place à de nouveaux morceaux bétons. Une belle entrée en matière toutefois, et c'est ce qu'on retiendra avant tout. Merci, bonsoir ! (là, je peux le dire !!!)
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