Rock > Dry can
Biographie > Can-ada dry
Aux origines de Dry Can, on trouve Anne (Bebann) et Antoine, deux vocalistes/ guitaristes formant un duo acoustique qui partagent une même destinée musicale. A la fin des années 90, le duo joue ensemble dans Xanadis mais après le split du groupe continue leur chemin à deux. L'alchimie fonctionne entre eux et après quelques dates, les Dry Can ressentent le besoin d'incorporer une section rythmique à leur projet. Après mouts essais, Olivier (basse) et Pascal (batterie) sont embauchés et le désormais quartet peut entrer en studio pour y enregistrer Something like that, premier album de Dry Can. Un disque qui voit le jour début 2007 et qui mêle avec un sens du riff qui fait mâle, background old-school (Pink Floyd, Led Zep) et influences de la scène de Seattle des 90's (Soundgarden et Pearl Jam en tête).
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Dry can / Chronique LP > Something like that
J'ai lu pas mal de choses positives sur Dry Can, ce, avant même de recevoir l'album... des trucs comme quoi le groupe parviendrait avec son premier album à restituer habilement le son de la scène de Seattle des années 90, que ce quartet francilien marcherait presque sans effort sur les plates-bandes d'un Red Hot, d'un Pearl Jam ou d'un Soundgarden sans pour autant se laisser enfermer dans un genre, bref que Something like that était un f*** album... Et bien c'est vrai. A vrai dire, lorsque l'on enfourne la galette dans le mange-disque et que les riffs de "Wherever I stand" et "Wild" nous arrivent dans la figure, on est généralement scié. Revenu 12/ 13 ans en arrière, on prend un bon coup de vieux et on se rend compte que ces groupes là commencent à dater et que ça nous fait foutrement plaisir de découvrir un album qui parvienne à nous renvoyer à nos jeunes années. Mélancolie douce quand tu nous tient.
Guitares affutées, double chant en symbiose parfaite et section rythmique solide comme un roc(k), Dry Can évolue dans des sphères proches des premiers Incubus (quand le groupe en avait encore dans le ventre, voir même un peu plus bas, sic) ou même des Deftones pour quelques passages instrumentaux tout en saturation "roots" et éléctrique à souhait. Energique mais posé, le groupe livre des morceaux où se mêlent parfaitement influences assumées et volonté de trouver sa propre voie musicale. Et, il faut bien l'admettre, c'est avec un plaisir non-dissimulé que l'on s'enfile un "Leader" salvateur, un "Ring" monstrueux à l'efficacité diabolique et aux guitares acérées comme des lames de rasoir. Un must absolu. Quelques soli de grattes furieusement rock'n roll, une section rythmique funky, un groove sidéral, le cocktail que nous sert Dry Can fait double effet. Il arrache la gorge à la première lampée et laisse un arrière-goût détonnant une fois la dégustation terminée. Entre-temps, les parisiens se calment un peu et livrent deux titres de songwriter, deux morceaux plus feutrés aux atmosphères folk-rock un peu surranées mais savoureusement nostalgiques. Et le groupe de nous lâcher la dernière bombe sonique de sa démonstration en 8 coups, un dernier titre en forme d'hommage aux Guns N'Roses pour lâcher la dernière douille d'une véritable rafale de riffs puissamment jouissifs et de mélodies instantanément fédératrices. De la part d'un groupe qui n'en est qu'à ses premières armes, Something like that est une sacrée mine posée au coeur de la fourmillière rock made in France. Et ça c'est la classe... sans aucune contestation possible.
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