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Biographie > Les pieds sur Terre


C'est en 96 que se forme le groupe Down To Earth, un trio plutôt grungy à l'origine qui se teintera de métal puis de punk californien puis plus récemment d'émo pour donner ce qu'ils sont aujourd'hui : euh... du rock... Les trois petits gars sont originaires de St-Jean d'Angély (prés de Rochefort dans les Charentes-Maritimes) et jusqu'ici collectionnent les démos, les apparitions sur des compils et les première parties. Pour les démos : 4 K7 autoproduites dont Day boy en 97 et Shabby en 98 (année du changement de batteur). Pour les compils : Despite your rage (1996), Silver action (1998) et le CRJ Poitou-Charente (1999). Pour les premières parties : Weak, Robin Hoods, Mary's Child, Seven Hate, Sleazy Arse, Kargol's, Rude Boy System, Headcases, No Fun At All, Mobil Session Team, Greedy Guts, Despondents, Oversoul, Watcha, Psykup, Second Rate, Homeboys, Feeding, Minimum Serious, Leto, Eyeless, Stereotypical Working Class, Defdump ... et la liste n'est pas exhaustive ! Une sacrée palette de groupe, venus d'horizons différents mais qui ont su coller à Down To Earth ! En 2002, le groupe a rejoint le collectif Assaut (La Rochelle) et le label On The Ring Records.
Aprés de nombreux concerts, le groupe participe à un split album avec Powell, Atomic Garden et Clumsy, ça sort chez YR letter en 2005 et d'autres concerts suivent. Le groupe revient en force dans les bacs à l'automne 2007 avec Room for the three of us.

Down To Earth / Chronique LP > Prisms

down to earth - prisms Down To Earth a de nouveau fait confiance à Sylvain Biguet (Parween, Hard Off Hearing, Mel Team Plugs, Klone, Twage, Ilis...) pour enregistrer son nouvel album et l'a fait masteriser par Bob Weston (bassiste de Shellac qui a monté son studio en 2007 et travaillé avec Idlewild, June of 44, The Getup Kids, Sebadoh...), autant dire que le son est une fois de plus impeccable, ce qui est plutôt pas facile quand on cherche à avoir à la fois du grain, de la chaleur, une odeur de rouillé et de la classe. Des sons différents pour des ambiances différentes, depuis le punk jusqu'au math rock en passant par des éléments noise ou émo, Down To Earth ne se donne pour limite que la qualité d'une composition et à chaque fois ça sonne. Rock on.
C'est avec le sujet principal de l'album qu'on commence, 3 Prisms (des titres restés sans nom après l'écriture des textes définitifs et qui ont conservé leur nom de répét provisoire ?) qui écorchent, tailladent ("Prisms 1"), soignent quelques blessures ("Prisms 2") et mettent en valeur la voix et le sens de la mélodie du trio ("Prisms 3"). Au centre du skeud, on trouve un étrange "V.S" qui fait écho à son binôme "Contro" dans le sens mais pas dans le rythme vu qu'il débute très calmement avec un mélange de sons graves et aigüs un peu particulier et c'est dans un style très post rock que le tout monte en pression et se disloque avant la douceur acoustique qu'est la ballade "Slide". A peine 5 minutes plus tard, "Blackwalls" joue encore la carte du calme mais cette fois-ci avec davantage d'accroches et des guitares distordues. L'énergie accumulée éclate sur "Radio stoned" et ses petits solos de gratte puis de basse, plus classiques que l'alambiqué "Mirrors" où Down To Earth nous interpelle à nouveau et fait refléter sa classe collective pour illuminer chacun.
Alors que plusieurs groupes punk rock n'ont pas survécu à la première décennie du siècle (Second Rate, Uneven, ...), les Down To Earth attaquent 2010 de la plus belle des façons avec Prisms, un album dont les titres baignent dans 20 ans de rock et nous éclaboussent de leur vitalité.

Down To Earth / Chronique LP > Room for the three of us


Down To Earth : Room for the three of us N'ayant pas suivi leur actualité récente, je pensais (à tort) que le trio avait rendu les armes... Le split après un split album (Split Clumsy / Atomic Garden / Powell / Down to Earth), pourquoi pas... Mais non, il suffisait de surveiller la boîte aux lettres (et un peu leur site officiel, j'avoue qu'avec un peu plus les pieds sur terre, j'aurais pu) savoir que les Down To Earth enregistraient avec Sylvain Biguet leur premier album : Room for the three of us. Le temps de passer par la Provence que le disque arrive enfin sur ma platine et s'il y a 5 ans l'émo-punk-rock du groupe m'avait beaucoup plus, celui qu'ils proposent aujourd'hui me plaît encore davantage ! Que des bonnes surprises donc.
Là où il y en a moins, c'est par la maîtrise du combo qui à force de s'échiner sur scène sait exactement ce qui fonctionne et comment conserver l'énergie du live pour la mettre en boîte avec un son suffisament travaillé pour faire ressortir les nuances de la guitare (écoute le claquement des notes de "Relief"), du chant (et hop, un bel effet sur "Marmalade") et les rythmes chaotiques (qui a dit At The Drive-In ?) mais pas laissés au hasard ("Explocean"). Comme les trois fonctionnent très bien ensemble, la dizaine de titres bénéficie d'une grosse dynamique ("Inmost song", "Smile stinks", "Remind it"...) et gère son souffle pour ne pas nous asphyxier de gros son, les nombreux breaks allègent donc l'écoute et je soupçonne DTE d'avoir poussé le vice à penser à l'organisation de l'album dans son ensemble, outre l'introduction ("...") et la conclusion ("Umbrella") qui servent de connection avec le monde réel, il y a de nombreuses subtilités qui ne peuvent être nées de la chance, les titres s'enchaînent avec une logique implacable (la fin d' "Inmost song" et le début de "Relief", la fin de "Smile stinks" et le début de "00:05:00"...)
Les combos frenchies dans la lignée des glorieux The Get Up Kids ou Engine Down ne sont pas légions, ne boudons pas notre plaisir d'avoir Down To Earth à notre portée !

Down To Earth / Chronique EP > Down to Earth

Down To Earth L'arrivée sur le label grenoblois On The Ring Records du combo a permis la resortie de ce maxi (devenu éponyme ?) qui avait été enregistré début 2001 à la Nef (Angoulème) par Michel Tolédo et qui était visiblement sorti sous le nom de Not updated l'an dernier. Peu importe ces considérations, ce qui compte ce sont les quatre titres offerts par le groupe. Au grand jeu du "dans quel tiroir je range le groupe", bah, je donne ma langue au chat ! La couleur néo-punk "emocore" semble la plus dominante mais entre l'intro de "Velcro life style" qui sonne très noisy rock et un passage au chant sur "Empty box" qui pourrait sortir du premier album des deftones, il y a de la place ! L'ambiance punk à roulettes chère aux Green Day, Pennywise et consorts transpire de tous les titres avec plus ou moins de force, sur "Unrest", elle est évidente jusqu'à ce break pop qui n'est pas du tout dans les habitudes du style pourtant si formaté ! C'est ça la force de Down To Earth, prendre le meilleur de chaque style écouté pour reconstruire des compos qui se tiennent ! Avec "Unrest", on passe par plusieurs sonorités et couleurs différentes en restant dans le même morceau. Le son des guitares et le chant anglais (avec un léger accent français) est néanmoins toujours là pour qu'on garde à l'esprit que c'est un unique groupe que l'on écoute ! Aux riffs éfrénés du punk, à la douceur de la pop, il faut ajouter quelques rythmiques bien lourdes puisées dans le puits du métal qui se font entendre deci delà sans choquer. Et le chant hurlé fait de même, sur la fin de quelques titres comme le premier, la mélodie s'écorche ce qui ne devrait pas déplaire aux fans d'émo pur et dur. Down To Earth joue de ses influences et les mixe admirablement bien pour en faire du rock bien envoyé, et après tout, c'est tout ce qui compte non ?