Rock > The Donnas
Biographie > Elles changent la donne
Si les Donnas étaient poilues, australiennes et habillées en écolières, elles s'appelleraient Ac/Dc (le groupe préféré de Greenpeace...cherchez bien) et seraient beaucoup moins sexy. Entre une Courtney Love (Hole) sous acide et des riots girrrls élevées au biberon rock'n'roll, voici donc les Donnas : Donna A, Donna R, Donna F, Donna C, quatre jeunes filles comme une version allumée de ces Spice Girls chères à David Beckham. 24 ans chacune et déjà l'expérience des vieilles pointures du rock, forgé par des tournées incessantes et harassantes. En 1993, elles s'appellaient encore Ragady Anne, puis sont devenues les Donnas que l'on connaît aujourdh'ui en 1995 à l'occasion d'un tremplin rock remporté haut la main devant des hordes de mâles affamés. Après deux albums en 1998, Get skintight en 1999 et Turn 21 en 2001, les jeunes californiennes reviennent sur le devant de la scène avec un Spend the night plus travaillé...
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The Donnas / Chronique LP > Spend the night
Spend the night est sans doute l'album qui fera enfin connaître les Donnas au monde entier, tant il a été minutieusement préparé tout en gardant ce côté brut qui fait depuis dix ans le charme de ces quatre jeunes filles. Quatre demoiselles qui usent et abusent justement de leurs charmes naturels (elles ont la fâcheuse habitude de déconcentrer par forces allusions tout journaliste osant s'approcher de leur beauté vénéneuse) et balancent une nouvelle fois sans aucune retenue leur rock'n'roll poisseux au tempo élevé. L'album démarre sur les chapeaux de roue de ces gros trucks qui peuplent leur Californie natale ("It's on the rocks"). Pas de problème, ça martèle la batterie et ça maltraite la guitare, sans se soucier de réveiller les voisins, 13 titres sans freins qui finissent irrémédiablement leur route dans un mur (de son). Qu'elles veuillent passer la nuit à l'arrière de votre voiture ("Take me to the backseat") ou qu'un jeune homme les déshabille ("Take it off") , les californiennes n'ont pas froid aux yeux, et leurs textes sexuellement orientés dérangent au pays de la fausse pudeur. Comme une version unisexe des références Nashville Pussy, les Donnas enfoncent les dards précédemment plantés là par les Bikini Kills ou les Sleater Kinney, à grand coups de rein décomplexés et de refrains orgasmiques. Bien ficelé... allez on se le remet encore, oh oui, encore, encore !
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