the distillers : coral fang Si Brody Dalle ne se fait plus appeller Brody Armstrong depuis son divorce avec le leader des Rancid, The Distillers peuvent se réjouir de la compter encore dans leurs rangs à l'aube de leur dernier album. Le ton est donné dès la pochette où l'on nous apprend succintement que l'artwork originel (un dessin de femme en sang sur une croix) a été purement et simplement censuré, rock'n'roll nous voilà, tremblez pauvres pêcheurs. Et ce n'est qu'alors que la voix de Brody (Courtney ?) rentre en scène pour confirmer notre dernière impression, les Distillers sont un putain de bon groupe à mi-chemin entre le punk rancidien (!), le grunge des familles et la folie des riot girls d'époque ("Die on a rope"). Grosse basse ronronante, guitares scisailles, "Plastic fang" va même chercher (de plus en plus souvent) Hole sur son terrain (le nirvanesque "The gallow is god") avant de lâcher la bride sur un "Death sex" sauvage ou de se la jouer acoustique dérapant sur "The hunger". A l'image de sa chanteuse, The Distillers ont gagné en maturité, en maîtrise ("Hall of mirrors" ou "Love is paranoid" suffisent a nous convaincre de leur classe), et semblent désormais prêt à sortir de la zone des reléguables pour briguer la montée en division supérieure. Allez Brody, fais pas la gueule.