Rock > Dirty Americans
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Detroit, son taux de criminalité légendaire (qui appartient désormais au passé), ses usines Ford, ses Pistons à la défense de fer et sa scène rock (The White Stripes, ça te dit quelque chose ? et le MC5 ?)... A la fin du siècle dernier The Workhorse Movement se fait connaître signe chez RoadRunner et splitte. Mais seul le batteur quitte l'aventure, Myron (chanteur), Jeff (guitariste) et Pete (basse) vont donc lui trouver un remplaçant, ce sera Jeremiah. Ensemble ils fondent donc un nouveau combo : Dirty Americans, aprés les démos leurs premiers concerts sont donnés fin 2001, ils décident ensuite d'enregistrer un premier album avec Paul Ebersold (3 Doors Down). Aprés avoir passé quelques semaines en studio en février 2003, ils sortent l'album Strange generation aux Etats-Unis (chez RoadRunner avec qui ils étaient toujours sous contrat) puis en mars 2004 sur le vieux continent.
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Dirty Americans / Chronique LP > Strange generation
Que peuvent bien faire des mecs qui ont grandi avec Led Zeppelin dans les années 70, qui ont survécu à Kiss dans les années 80, qui ont vécu la révolution Nirvana dans les années 90 et qui se retrouvent à écouter Queens of the Stone Age dans les années 2000 ? A l'heure où le rock de nos parents fait un retour en force entre stoner et groupes en "the", les Dirty Americans se proposent de faire le grand écart entre deux générations, de marier Led Zep aux Foo Fighters ("Strange generation"), de renvoyer ZZ Top chez leur barbier garagiste ("Car crash"). Avec Strange generation, ils dépoussièrent les vieux riffs et les mettent au goût du jour, plus sage que leurs aînés, ils ont moins tendance à se laisser déborder par leurs guitares et enquillent les chansons, c'est un peu gras, c'est bien charpenté, c'est couillu, leur nom leur va bien et surtout, ils font tout ça avec énormément de respect pour la "vieille génération", leur pochette n'est pas sans rappeler celle du Disraeli gears de Cream (groupe dans lequel a officié Eric Clapton à la fin des années 60), mais le psychédélisme affiché ne se retrouve pas vraiment dans le son de la douzaine de compos. Refrains basiques, chant passe-partout, solo qui ne ralentisse pas la machine, les Dirty Americans sont parfaitement maîtres de leur sujet.
Strange generation ne va pas refaire le monde du rock mais il prouve que les terrains empruntés par le rock il y a une trentaine d'années ne sont pas encore tous défrichés, la route est encore longue pour en arriver là, mais tant que le temps qu'on passe dessus est aussi agréable, on va la poursuivre !
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