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Biographie > Dieu de la vigne

C'est en 1993 dans un lycée de Valence que Mathias , Eric, Mickael et Guillaume décident de monter un groupe, ils l'intitulent Dionysos en référence au dieu grec amateur de vin et de théâtre...
Leur premier album autoproduit, Happening song, sort en 1996, il est marqué par des influences anglo-saxonnes mais le ton de Mathias est déjà là, davantage marquant pour l'auditeur que marqué par un autre. En 1997, Elisabeth débarque avec son violon pour enregistrer The sun is blue like the eggs in winter, l'opus sort en février et avec les Despondents ou Louise Attaque, le combo arpente les scènes héxagonales et même un peu plus loin...
En 1999, le succés naissant se confirme avec Haïku et ses premiers tubes en français que sont "45 tours" ou "Coccinelle" mais ce n'est rien en comparaison de ceux qui suivent... Et surtout ce fameux "Song for jedi", issu de Western sous la neige (2002), un album qui transforme le groupe en monstre du rock, avec s'il vous plaît la patte de Steve Albini à la prod... La bête de scène offre ensuite à son public le triptyque Whatever the weather (2003), avec au choix la version acoustique, live ou DVD...
La démesure a-t-elle atteint ses limites en juillet 2006 ? Lors des Eurocks, Dionysos partage la grande scène avec la Symphonietta de Belfort, un moment magique... L'été est beau, il se termine avec la sortie de Monsters in love...

Review Concert : Dionysos, Aeronef in love (nov. 2006)

Dionysos / Chronique LP > Monsters in love

dionysos : monsters in love Si l'admiration de Dionysos pour l'univers de Tim Burton était jusque là sous-jacente, avec Monsters in love, ils ne s'en cachent plus du tout. Un des premiers héros de leur album riche en couleur est en effet "Giant Jack", il trimballe son ombre en anglais et s'il ne passera pas un étrange Noël, le choix du prénom n'est pas un qu'un clin d'oeil anodin. Extraordinairement riches d'instruments divers (cuivres, violons, percussions...), ce nouvel album sonne comme la BO d'un conte où les histoires se croisent. Tous les personnages sont attachants même "Miss Acacia" car dans le monde onirique des Dionysos, il ne peut rien nous arriver, les sorcières comme les chats noirs sont mêmes les bienvenus. Parmi le fourmillement d'invités, on trouve des monstres amoureux, des musiciens talentueux et un dessinateur en phase avec le groupe, Joann Sfar (l'auteur de BD totalement "in", pote avec Trondheim et Pennac, ayant explosé aux yeux du public avec Le Chat du rabbin) mettant en images les textes des Valentinois. Au rayon "guest star" on trouve aussi le duo The Kills sur "Old child" (les mêmes qui ont été invité par Placebo sur "Meds"...).
Les écrits sont plus que des historiettes puisqu'ils sont chargés de poésie et d'humour, voire les deux en même temps ("Tes lacets sont des fées"), les mots s'entrechoquent comme les pensées (Oussama où sommes nous saddamisés bouche à Bush dans "Le retour de Bloody Betty"), Babet et Mathias s'en donne à coeur joie pour dynamiser certaines parties, qu'ils s'emparent des personnages ("La métamorphose de mister chat") ou qu'ils discutent gaiement ("Tes lacets sont des fées"), en anglais comme en français, c'est toujours un régal (Happy death day to you Mister President) et quand ça explose dans tous les sens, on se languit de les revoir sur scène ("Lips story in a chocolate river").
Histoires, musiques, dessins ... Monsters in love nous fait aimer les monstres imaginés par Dionysos plus que jamais maître de son univers. Encore un must...