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deus_in_a_bar_under_the_sea.jpg 21/04/08 deus en interview : Mercredi, on rencontre Deus, si tu as des questions, c'est le moment où jamais de commenter cette info !
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deus_in_a_bar_under_the_sea.jpg 31/03/08 Nick et dEUS en complément pour Belfort : Grinderman, le (nouveau) groupe de Nick Cave, Alborosie, Sharon Jones, dEUS et MGMT sont confirmés pour les prochaines Eurocks tandis que The Seducers(...)
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deus : pocket revolution 11/03/08 Un slow avec dEUS : dEUS a posté sur son myspace le titre "Slow", deuxième extrait de son nouvel album Vantage Point qui sortira dans les bacs le 21 avril.
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rock Rock

dEUS

Biographie > Un retour en douceur

Le groupe se forme à Anvers en 1991. Le premier line-up comprend Tom Barman(chant, guitare), Steff Kamil Carlens(basse), Julle De Borgher(batterie), Klaas Janzoons(violon) et Rudy Trouvé(guitare). La formation se produit alors dans les petits clubs belges avec des reprises accoustiques du Velvet Underground, des Pixies, ou encore Neil Young.
Il signe un maxi intitulé Zea en 1993 et commence à se produire à Londres en première partie de Girls against Boys. Il décroche un contrat avec Island Records et enregistre en 1994 son premier album

Worst case scenario. Le groupe rencontre alors un succès collossal en Belgique.
L'année suivante, Deus signe My sister, my clock. Alors que Stef Kamil Carlens a déjà quitté le groupe pour s'occuper à plein temps de Zita Swoon, peu après la sortie de ce disque, Rudy Trouvé fait également ses bagages. Ils sont remplacés par Craig Ward à la guitare et par Danny "Cool Rocket" Mommens à la basse.
Deus repart en studio et enregistre In a bar, under the sea (1996), certainement l'album le plus expérimental du groupe. Suit, en 1999, l'album The ideal crash. En 2001, une compilation des plus grands titres de Deus voit le jour, No more loud lusic.
En septembre 2005, après six longues années d'absence, et l'arrivée de Stéphane Misseghers, Alan Gevaert et Mauro Pawlowski, les Belges viennent de sortir Pocket revolution.

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Anne
Octobre 2005
mis à jour Avril 2008

Interview : dEUS, Ted vs Tom (avril 2008)

dEUS / Chronique LP > The ideal crash

deus_the_ideal_crash.jpg 3 ans. C'est le temps qui sépare The ideal crash d'In a bar, under the sea. Que s'est-il passé durant cette période pour Deus, qui avait pris l'habitude de sortir un album par année? Un des piliers de la formation, Stef Kamil Carlens (basse, chant), parti pour s'occuper à temps plein de Zita Swoon, a été remplacé par Danny Mommens (Vive la Fête), les flamands enchaînent les dates de concerts et prennent le temps de se remettre à la composition. Pour leur troisième LP, la bande à Tom Barman s'envole en Andalousie, à Ronda plus exactement, en compagnie de David Bottrill, connu pour avoir produit Tool, Mudvayne, Muse ou Coheed and Cambria. Comme Radiohead avec son Kid A, cet album signé Deus marque une nouvelle ère dans la carrière du groupe. Fini les chansons hétéroclites, "fourre-tout" et place à des structures musicales plus classiques et plus linéaires. Une belle remise en question (dûe aux départ de Stef ?) et un travail de huit mois qui porte ses fruits. L'écriture des morceaux et la production sont des plus soignée. Les belges nous livrent un disque indie-pop-rock avec des mélodies somptueuses ("The magic hour", "Sister Dew", "Magdalena"), des rythmes intéressants ("Put the freaks up front", "The ideal crash"), un peu d'électro ("Everybody's weird", "Dream sequence #1"), des guitares qui crachent ("Instant street") et plus encore, le tout orné de la sublime voix de Tom Barman et des choeurs. Mention spéciale à la langoureuse The ideal crash avec son rythme syncopé ininterrompu et ses sons qui viennent se coller les uns sur les autres et le chef d'oeuvre nommé "Instant street" qui débute sur un air de bossa avec du banjo pour se terminer avec une superpositions de riffs de guitares apocalyptique laissant une belle chair de poule sur son passage. The ideal crash (dont la pochette n'a pas été réalisée par Rudy Trouvé, une première !) est un album magistral salué par la critique et par les pairs (Radiohead notamment) que tout bon fan de rock et de mélodies se doit d'avoir dans sa discothèque. Deus garde bien avec cet album son statut de "meilleur groupe belge de rock".
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Ted
Avril 2008

dEUS / Chronique LP > In a bar, under the sea


deus_in_a_bar_under_the_sea.jpg Avant d'appréhender un disque de Deus, il est plus que nécessaire de s'intéresser au mouvement du line- up qui a entouré l'indéboulonable et génial Tom Barman. Exit donc Rudy Trouvé (auteur de la pochette), welcome le guitariste écossais Craig Ward. Exit également les murs de distorsion pour un son d'ensemble plus aéré et épuré où les guitares et justement les distorsions sont utilisées avec beaucoup plus de parcimonie, d'ingéniosité et de variété dans leurs interventions. Le son de Deus a évolué. L'EP My sister = my clock avait été un sacré avertissement sur la trajectoire qu'allait prendre le groupe anversois sur l'album à venir : celle de l'expérimentation et la fuite des normes établies. In a bar, under the sea est une invitation au voyage, un de ceux duquel on ne ressort pas totalement indemne. Un voyage à travers les contrées mais également à travers les époques. Bienveillant avec les repères de son auditeur, Deus n'hésite pas à laisser quelques indices jalonnant ici et là l'album, à l'instar d'une voix-off signalant chaque escales lors d'un trip en locomotive à vapeur : l'intro de l'opus "I don't mind what ever happens" évoque le blues noir et nous immerge dans l'ambiance des rives du Mississipi, "Theme from turnpike" dont certains samples semblent inspirés par l'oeuvre d'Ennio Morricone et les percussions amérindiennes hypnotiques sentent bon la pluie invoquée par la danse rituelle et le Far-West. Certaines sonorités de "Serpentine" pourraient illustrer un reportage sur les quartiers de China Town tandis que la trompette et le piano langoureux de "Nine threads" nous ramènent à la belle époque des bars de jazz enfumés de la Nouvelle-orléans. Enfin, "Wake me up before I sleep" et sa guitar slide "hawaiisante" nous laissent à penser que la plage d'Honolulu n'est pas si lointaine que ça. En cela, le groupe semble célébrer les différentes facettes et la diversité des cultures de ce melting-pot que sont les Etats-Unis. Diversité dans les ambiances donc, mais diversité également de par les styles abordés par le groupe : In a bar under the sea est un album caméléon qui flirte tour à tour avec le blues, la pop, le jazz, le rock, le punk. Deus ne se prive pas pour développer également un goût très prononcé pour une musique aux orientations progressives (cinq morceaux au dessus de la barre des 5 minutes). Le mot "compromis" n'existe pas dans le vocabulaire de Tom Barman et de sa bande, ils font ce qui leur chante et c'est tant mieux pour nous parce ça fonctionne à merveille. Dès lors, difficile de ne pas penser à un savant mélange de tout un tas de groupes ou de personnalités qui ont marqué le petit-monde de la musique rock : David Bowie pour le coté caméléon insatiable de découvertes, Frank Zappa pour cette addiction aux prises de risques et la "je fais ce que je veux de ma musique" attitude, le Velvet Underground pour cette propension à produire des morceaux de pop classieuse où l'électricité reste toujours présente. Jamais indigeste (quinze titres s'étalent pourtant sur une heure de musique), souvent passionnant, ce In a bar under the sea se savoure avec une délectation croissante. Grâce à sa richesse, l'excitation et la curiosité de l'auditeur semblent vouées à un éternel renouvellement. En 2005 est sorti Pocket revolution mais rétrospectivement, c'est réellement sur ce In a bar, under the sea sorti en 1996 que Deus a entamé sa petite révolution. Elégant et brillant, racé et inspiré : pas très loin du chef d'oeuvre.
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Cactus
Février 2008

dEUS / Chronique LP > Pocket revolution

deus : pocket revolutionAvec un line-up encore complètement renouvelé (seuls le chanteur Tom Barman et son violonniste Klaas Janzoons faisaient partie du groupe lors du dernier enregistrement) et une absence de six ans, on aurait pu s'attendre à une petite révolution dans le monde de la musique indé belge. Il n'en est rien. Nous retrouvons Deus exactement là où nous les avions laissés, ou presque.
Pour ce nouvel opus, le groupe s'est entouré de quelques uns de ses guests habituels (Stef Kamils Carlens, Craig Ward, Danny Mommens) : un lien avec le passé qui jalonne Pocket revolution et l'inscrit un peu plus dans l'évolution d'une formation, qui, avec déjà quinze ans de scène, a depuis longtemps fait preuve de maturité.
Les Belges ont définitivement laissé de côté les expérimentations de In a bar, under the sea et restent dans la ligne de The ideal crash.
L'album s'ouvre sur Bad Timing, chanson-marathon de sept minutes, format auquel le groupe nous avait habitué. Le timbre éraillé de Tom Barman modèle des pétites pop, qui, de "7 days, 7 weeks", le premier single, à "Include me out", devraient réconcilier tous les déçus de la pop que je connais avec la pop douce amère, loin des clichés dégouliants de bons sentiments. Des Stones à Bowie, la culture pop-rock-punk de différents membres du groupe se fait imperceptiblement sentir d'un bout à l'autre l'album ("Cold sun of circumstance").
Les guitares sont plus que jamais présentes et viennent électriser le son de Deus. La structure se construit toujours sur une même base : une introdution sur du velours bercé par un Tom Barman au ton juste, avant l'explosion de guitares parfois noisy ou saturées, jamais trop en avant ("If you don't get what you want").
Les Belges ne nous ont donc pas berné en nous annonçant cette petite "Révolution de poche" (elle était un peu facile). Une révolution dans la continuité.
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Anne
Octobre 2005