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The Decline! / Chronique EP > Heroes on empty streets

the decline - heroes of empty streets Heroes on empty streets est la suite plus que logique de 12A, calvary road, The Decline! n'ayant pas changé grand chose à sa formule magique pour distiller des titres punks qui alternent le doux ("Someday somehow") et l'agressif ("Joyful thrill") le temps d'un changement de piste. La voix de Kevin, cassée, rauque, usée fait toujours son petit effet et si elle a été comparée à celle de Greg Graffin (Bad Religion), l'ambiance générale et les nombreux choeurs font davantage penser à celle de Al Barr (Dropkick Murphys) sans pour autant dire que The Decline! fasse du punk celtique (et encore moins sa déclinaison française façon Les Ramoneurs de Menhirs). Il est d'ailleurs dommage qu'alors que la basse et les guitares se démènent pour sortir des notes qui font tilt que des choeurs viennent inlassablement brouiller la tonalité ("We love our scars"), en tout cas les titres où ils sont moins nombreux me plaisent davantage (le super rock "Outsiders" ou le cadencé "Limits"). L'ensemble n'en reste pas moins très agréable grâce à la combinaison idéale entre énergie et mélodies, deux constantes chez les Rennais qui attisent la sympathie avec ces nouveaux titres très accrocheurs.

The Decline! / Chronique LP > 12A, calvary road

The Decline - 12A, Calvary Road Voilà un bon moment que j'entendais parler de The Decline!, groupe rennais formé à la fin des années 2000. Auteur d'un premier album intitulé Broken hymns for beating hearts, le quintet est de retour avec un second effort 12A, calvary road chez le magique label Kicking Records. Quatorze titres qui vont te transporter dans l'univers street punk mélodique des bretons !

Mis en boîte au studio Chipolata Framboise de Fab (Justin(e), Ultra Vomit) en ce début d'année, 12A, calvary road respire la passion du punk rock. Sitôt "Pieces of my broken dreams" entamé, on comprend tout de suite que le groupe est plus qu'à son aise quand il s'agit de jouer des chansons qui prennent aux tripes, à grands coups de refrains forts en gueule à la manière d'un Bad Religion (énorme influence au demeurant à l'écoute de ce disque) ou d'un The Loyalties, la voix chaude, éraillée et puissante de Kevin étant sujette à émotions. Les compositions telles que "Let's turn shit into gold" (putain, ce refrain !) ou "A match and a barrel of fuel" sont intelligentes et bien menées, propulsant The Decline! à un statut de patron. Jamais agressif, toujours mélodique, à jamais brillant, le punk rock du quintet en est presque touchant, jouant avec les émotions ("12A, calvary road", le splendide "A letter to my rain city") et les ambiances (le brillant morceau acoustique "Here comes the cold", le folk "Gone with the stream", le prenant "Shining cage", l'écorché "Proud not to be proud"). Les sonorités irlandaises du groupe ne sont pas à écarter, apportant de la chaleur dans un ensemble ne respirant pas la gaieté ou le fun. Le tout est porté par une production impeccable qui ne fait que renforcer le sentiment d'enthousiasme que j'éprouve à l'écoute de ce disque.

12A, calvary road fait du bien. Tout d'abord par que ce disque est quasi exclusivement composé d'excellentes chansons. Et parce qu'il est rassurant de savoir que dans notre bel hexagone, des groupes de la trempe de The Decline! sont dans la place pour prendre la relève et valoriser cette scène punk rock française qui a laissé quelques représentants majeurs sur le carreau ces dernières années. Et The Decline!, formation rafraîchissante et intelligente, est taillée pour devenir un acteur majeur de punk rock à la française qui pourra ravir les amateurs de mélodies, de rythmiques bastons, de titres rugueux et soignés, et de sonorités américaines et irlandaises. Ne lâchez rien les gars !!!