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En 2006, lorsque Ghostride se retrouve mis en hiatus par le retour de Gravy Avenell au sein de Will Haven, Reyka Osburn (ex-Ghostride, mais pas (encore) membre de WH par contre - il le sera très brièvement lors d'une tournée européenne en 2010) décide d'initier un projet doom/pop/death/punk un peu particulier en compagnie d'Eric Stenman (producteur, mixeur pour Will Haven, Far, Deftones). Le duo est rejoint par deux membres de WH (évidemment...), Jeff Irwin & Mitch Wheeler, lesquels jouent sur les deux albums sortis par le groupe en 2007 (The similarities of the loveless and the undead) puis 2009 (Doom, in full bloom).

Interview : Death Valley High, Death Valley interview (juillet 2017)

Interview : Death Valley High, Death Valley Interview (summer 2017)

Death Valley High / Chronique LP > CVLT [AS FVK]

DEATH VALLEY HIGH - CVLT [As Fuk] Le précédent opus de Death Valley High dépoussiérait avec pas mal de savoir-faire et d'inspiration un néo-métal dont il faut bien l'avouer, plus personne ne voulait ou pensait entendre parler (imagine le Songs for the deaf des Queens Of The Stone Age repris par Orgy et tu auras une idée de ce que peut rendre le groupe !). Toujours emmené par Reyka Osburn (Tinfeld, Ghostride, Will Haven) la formule des Californiens n'a pas changé depuis Positive euth mais s'est quelque peu radicalisée au profit de compos plus indus qu'hybride (Doom-pop, c'est comme ça qu'ils qualifient leur musique...), la présence de Ulrich Wild (White Zombie, Prong, Deftones, Static-X...) à la production n'y est certainement pas étrangère !

D'emblée "Sunshine cleaners" vient nous pilonner le cortex cérébral et annonce la couleur du skeud : rythmiques martiales, riffs tranchants, loops et beats électro, ça gueule, ça scande et ça chante ... Reyka is back ! Des titres de cette trempe, l'album n'en manque pas : "Groei donker (Grow dark)" certainement l'un des meilleurs morceaux, "Tiptoe thru the 2 crypts" et "Ick switch" très Marilyn Manson période Antichrist superstar, "Merci (FVKT)", "Psalm bitch" et ses touches électros très Skinny Puppy / Oghr participent eux aussi au rendu industriel de l'ensemble, cependant "Warm bodies", "Play dead", "The bad book" et "Flowers for Amy Deville" moins typés viendront nuancer un peu ce sentiment et rappelleront davantage le travail fait sur Positive euth.

Les membres de Sacramento livrent un album plus dense, moins varié et mélodique (pas de titres instrumentaux, ni atmosphériques comme "A little light conversation" ou "Not if I see you first"), CVLT [AS FVK], comme Doom, in full bloom il y a 6 ans, est plus cohérent musicalement mais cette cohérence artistique a un prix car elle éclipse un peu la versatilité du groupe, son côté borderline et spontané que l'on avait découvert avec The similarities of the loveless and the undead et qui faisait leur singularité. Ce chipotage à part, il faut bien avouer que les compos sont de qualité et l'ensemble très efficace, sans parler des performances vocales de Reyka à mettre parmi les meilleurs du genre, ce qui suffit amplement à nous mettre la banane après avoir appuyé sur Play !

Death Valley High / Chronique LP > Positive euth

Death Valley High - Positive euth Death Valley High va refaire parler de lui ! La petite bande menée par Reyka Osburn (Ghostride, Will Haven pour rappel) a remis le couvert avec pour seule modification dans la création de l'album, l'enregistrement réalisé par Jesse Hart Nichols (Iggy and the Stooges, Counting Crows ...), un album qui sort chez GravitOn (Channel Zero) et Minus Head Records (Incite) en version digipak Deluxe avec un CD bonus comprenant 5 titres de Doom, in full bloom (à l'époque sortie uniquement en vinyle et en numérique) et 5 remixes.

Musicalement, Positive euth ne change pas vraiment non plus, la même idée de base est omniprésente : sur des guitares et une rythmique bien métal, il faut envoyer un chant ultra pop (en l'isolant on peut penser à Weezer ("Batdanse") ou à du bon U2 par moments !) capable d'aiguiser les angles quand il s'agit d'être plus tranchant et pesant (l'introductif "Bath salt party" puis "The present" expédient un métal alternatif sans douce alternative, il ne faut donc pas se fier aux premières minutes d'écoute...). De temps à autre on se prend une bonne dose d'électronique histoire de faire danser mais aussi d'ajouter de la dynamique à des titres qui n'en manquent pourtant pas... on navigue alors pas très loin d'un Spineshank qui aurait bien mieux soigné ses sons. Car l'un des gros points de fort de Death Valley High, c'est sa production ultra léchée qui fait passer facilement les titres les plus offensifs entre le marteau et l'enclume sans énerver l'articulation ! Bon, ce n'est pas pour autant que les Californiens passeront sur les radios françaises, faut pas déconner... Et les quelques pépites explosives ("Fingernail marks" est torché en 80 secondes) évitent de tomber à bras raccourcis sur un groupe qui espérerait se faire bien voir en étant poli (ou se faire polir en étant bien vu ?).

Positive euth est une belle réussite de crossover et comme en bonus on a le droit à un CD présentant le meilleur de Doom, in full bloom agrémenté de 5 relectures électro-torturées de ces cinq morceaux plus anciens ("Doomsday in the disco", "She wants to kill", "Thru Hell" et "The twist" accompagnent le tube "Multiply"). Je ne suis pas expert en bidouillages mais ces remixes se laissent écouter et ne tombent pas dans le piège du boom boom, les amateurs de traficotages seront ravis.

Death Valley High / Chronique LP > Doom, in full bloom

Death Valley High Cette drôle de bestiole c'est le side-projet qui réuni Reyka Osburn (ex-Tinfed, Ghostride) et Eric Stenman (producteur, mixeur pour Will Haven, Far, Deftones, The Abominable Iron Sloth... entre autres) après l'arrêt prématuré de Ghostride (cf : l'excellent Cobra sunrise). Occupant respectivement la place de chanteur/guitariste/programmateur et bassiste, le duo se fait épauler pour leur premier album The similarities of the loveless and the undead sorti en 2006, par deux ex-(puis à nouveau...) Will Haven : Jeff Irwin (guitare) et Mitch Wheeler (batterie). DVH se fait rapidement une bonne réputation sur la scène de Sacramento, aidé on s'en doute, par la filiation évidente avec WH et les Deftones.
Pour son second effort studio (auto-produit), l'ex-Tinfed s'entoure d'un nouveau line-up : Adam Bannister ( batterie) Chris Sanders ( guitare) et Huffy Hafera (basse) , Eric Stenman reste de la partie en studio et c'est Alex Newport (Fudge Tunnel, Nailbomb rien que ça !) qui s'occupe du mixage. Ce qui saute aux oreilles c'est l'homogénéité des compos par rapport à l'opus précédent dont les titres (efficaces...) avaient tendances à partir dans tous les sens, là on sent que le "groupe" a trouvé son équilibre au milieu de ses influences (nombreuses allant d'Atari Teenage Riot à Slayer en passant par Refused et les Pixies !), et que l'on a plus à faire à un boeuf studio entre potes. DVH mélange post-punk et stoner-métal le tout dans une atmosphère quelque peu gothico-new-wave.outre atlantique ils appellent ça du "doom-pop",nous voilà prévenu !
Quelque soit l'étiquette du groupe, la bande de Sacramento délivre une série de titres efficaces, gorgés de stoner-rock à la puissance rythmique chirurgicale (merci Alex Newport !), chaque instrument est clairement identifiable et parfaitement mis en valeur, le tout vous envoyant plus d'une fois dans les cordes : en témoignent "The wait", "Meet me for a ouija", "EVOLution", "Black friday", "She wants to kill", "Days & days", tandis que "Multiply" et "Mist & debris" vous prendront directement aux tripes avec leurs mélodies tourmentées et purement indies. L'autre atout et non le moindre du groupe, c'est la voix de son leader (que l'on peut également entendre sur "Lucky you" des Deftones) à la fois touchante et percutante : des vocalises qui n'ont rien à envier à celles de Maynard James Keenan ou Mike Patton : la ressemblance avec ce dernier est assez troublante sur le "Terrible tales of troublesome twins" du premier album. Mais à bien y réfléchir la musique distillée par DVH est assez comparable dans le fond à celle délivrée par Faith No More à l'époque d'Angel dust. La grande déception de ce skeud (il en faut bien une...) c'est qu'il n'existe qu'en vinyle et virtuellement en téléchargement , un choix artistique plus que moyen d'autant que The similarities of the loveless and the undead est lui disponible en CD... seul réconfort l'album coûte 5$...peau d'balle quoi !