rock Rock > David Carroll And The Migrating Fellows

Biographie > David Carroll et ses potes

Irlandais issu d'une mère Austro-Tchèque et d'un père Américano-Irlandais, c'est en toute logique que David Carroll a choisi la France et plus particulièrement Paris pour s'installer et mener sa vie de musicien insatiable. Si l'aventure David Carroll And The Migrating Fellows a débuté il y a moins de trois ans, David, chanteur et compositeur de la formation, n'en est pas à son coup d'essai. Après avoir fait partie de la formation à tendance fusion No Nuts, des groupes électro-rock X-Space And The Ego et Black Milk, du combo pop-rock Milk et mené en solo le projet D.Nut (expériences teintées de concerts et pour certaines de passages studios), David Carroll entame le XXI° siècle sous le signe de la folk-music ouverte à d'autres horizons. C'est ainsi qu'autour de lui, plusieurs musiciens viennent donner corps aux Migrating Fellows. Il s'agit de Memo Dulay à la guitare et au piano (Panico, Playground, Panamerica), Olivier Slabiak au violon (Les Yeux Noirs), Cédric Dupain à la basse (ex-FFF, Frogmouth), Raphaël Seguinier (Gérard Manset, Jane Birkin) et Le Larron aux claviers. Le groupe a écumé les salles parisiennes (de l'Elysée Montmartre au Glaz'Art en passant par Le Sentier Des Halles et le Bataclan) et a été programmé sur plusieurs festivals (Printemps de Bourges, Rockomotives). Enregistré en 2006 et dispo (en octets) sur des plateformes de téléchargement et (sur CD) lors des concerts, The guest est le premier album de David Carroll And The Migrating Fellows, en attendant le premier album dans les prochains mois...

David Carroll And The Migrating Fellows / Chronique LP > David Carroll & the migrating fellows

David Carroll & the migrating fellows David Carroll et ses amis migrants produisent une musique issue du passé mais qui entre en résonance avec l'actualité sur "Nulle part où aller", une sorte de gospel chanté en français qui traite des "migrants", des souffrances de l'errance et du besoin de la chaleur, au moins celle d'un feu de camp... Le français désarçonne quelque peu mais le titre étant assez agréable, on s'y fait vite (idem pour "Du corps / des coups" un peu plus loin), en tout cas, plus vite que pour la reprise de "Parlez-nous à boire" des Frères Balfa (ambassadeur de la musique cadienne). Sur une solide base blues/folk/americana, David Carroll And The Migrating Fellows se sentent pousser des ailes et si l'harmonica était attendu ("Monkey", "Yin & yang blues"...), ils n'hésitent pas à intégrer un saxo ("Even your love can's save me (song for Jyoti)") et même à rapper sur l'excellent "A child is born (Agnes Moore)". Avec des racines aussi solides, le "rock" peut faire germer de nouvelles idées, teintées de modernité et réalisées avec brio, elles renouvellent aussi notre amour pour la musique en général.

David Carroll And The Migrating Fellows / Chronique LP > Songs of love & protest

David Carroll - Songs of Love & protest Désormais installé à Bordeaux et ayant laissé voyager seuls ses amis, David Carroll livre un nouvel album sobre et marqué par le refus de mettre de côté l'une ou l'autre de ses influences. Forcément, l'idée de "protest songs" renvoie au rock et au folk de Bob Dylan ou Joan Baez et c'est surtout dans ce registre qu'officie notre homme qui attaque par une belle mélodie et un ton que j'associe à Ben Kweller (Radish) dés "Black leather jacket". Les racines bluesy sont également bien présentes ("Wall street is burning" et son harmonica, "Broken household blues"...) et se clashent parfois avec les inspirations électro comme sur ce "Holding on to love" assez catchy même s'il y a, d'après moi, un poil trop de machines sur la fin, d'autant plus que le titre a le droit à un remix (assez imbuvable) en bonus. Le chant chaleureux et les textes un peu décalés sont aussi de la partie ("Irony") mais tout n'est pas noir comme l'artwork, on trouve aussi des moments plus légers ("Free") qui font de ce Songs of love & protest une bonne collection de morceaux venus d'horizons divers, mais tous marqués par l'empreinte David Carroll qui nous abandonne avec une plage excellente qui résume assez bien la tonalité de l'ensemble : "A pacifist".

David Carroll And The Migrating Fellows / Chronique EP > The guest

David Carroll And The Migrating Fellows - The guest Pour ne rien vous cacher, lorsque David -himself- m'a contacté pour me présenter sa musique, je me suis dit qu'il ne s'agirait sans doute que d'un folkeux supplémentaire parmi la multitude de jeunes gens décidant de se lancer à l'attaque des bars (ou des stations de métro) avec leur guitare. Oui mais voilà, lorsque The guest passe pour la première fois dans mes conduits auditifs, il m'apparaît impossible d'ignorer le gaillard trop longtemps car quelque chose de particulier émane de David Carroll. Et cette sensation n'est qu'amplifiée d'écoute en écoute et après décorticage du press-book.
Avant d'être ébloui par plusieurs compos, la première grosse impression vient de la qualité irréprochable de la production apportée à cet EP ainsi que du niveau de chaque musicien, on sent tout de suite que l'on a pas à faire à des manches (et le background de chacun vient le confirmer). David Carroll est bel et bien la figure de proue de la formation puisqu'il a composé l'ensemble des titre de The guest mais ce sont les Migrating Fellows, ses musiciens, qui leurs donnent cette enveloppe charnelle. Et le plus bel exemple est sans nulle équivoque le titre qui leur est dédié : "Migrating fellows".
Sans être soupe au lait, l'efficace folk-music de David Carroll And The Migrating Fellows, pioche aussi bien dans la chanson ("Wind me up"), le blues, le rock ("Broken toy") et même le rap lorsque le garçon augmente son débit de paroles ("Lucy", "Hippy gene"). On peut aussi songer à l'atypisme de Sixteen Horsepower à travers la noirceur de la batterie de "I'm alive" ou le banjo de "The guest" mais le groupe se fait bien plus classique à plusieurs moments que ce soit avec les choeurs de "Hippy gene" et "Lucy" ou les différents arrangements disséminés sur l'ensemble du disque. Mené par David, le groupe est donc capable de varier les climats au sein d'un même morceau, sans pour autant altérer son identité.
Alors qu'un nouvel album devrait voir le jour prochainement, The guest est un sympathique terrain de jeu pour des musiciens qui ne demandent qu'à s'inviter (arf, trop facile) près de chez toi pour donner de la voix !