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Dance to the End / Chronique EP > Take it or leave it

Dance to the End - Take it or leave it Il y a quelques petits trucs qui n'étaient pas déplaisants mais pas forcément non plus utiles sur le premier EP de Dance to the End. Et le quatuor, en réécoutant son travail, a dû avoir le même sentiment que moi puisque pour ces nouvelles compositions, ils ont enlevé ces petites choses (des influences comme celle de Joy Division ou le math-rock, des bricolages, des sons inattendus) pour se concentrer sur ce qui faisait et fait encore plus leur force : l'énergie et les mélodies. Ils n'ont pas renié tout ce qui faisait leur identité il y a 2-3 ans mais ça s'est fondu dans l'ensemble et les Bordelais apparaissent désormais plus simplement comme un excellent groupe pop rock "à l'anglaise" (même si l'accent n'y est pas toujours impeccable). Le groupe joue donc à la fois sur la dynamique (le rythme est assez élevé) et les harmonies tout au long de Take it or leave it (le titre n'apparaît qu'à l'intérieur de l'artwork, il est extrait des textes de "Prayer for rain"), y compris sur le final "Air lane", un mini instrumental aux allures post-rock. Et si dans cet océan de douceurs vives, tu dois te faire une idée en un seul morceau, écoute l'entraînant "Candle in the dark" et tâche d'y résister.

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Dance to the End - Dance to the end
Quatuor bordelais, Dance to the End mixe avec sagesse des éléments venus du passé (le fantôme de Joy Division hante quelques passages chantés) et quelques constructions math rock résolument actuelles (avec Battles ou le Foals des débuts en références obligées). Le groupe assimile tout ça dans ses cinq titres qui, bien qu'alambiquées quand on cherche à les décortiquer, sonnent simples et sont très faciles d'écoute ! Malgré des plans pas forcément évidents, Dance to the End n'entraîne aucun mal de crâne, les mélodies directrices prennent le pas sur le reste, aussi bien sur les interventions impromptues d'instruments inattendus ("Turn me on") ou d'une voix sombre (celle de "Children" passant mieux que celle de "Ocean") que sur les chevauchées guitaristiques saturées ou les rythmes à déconseiller aux épileptiques ("HMR"). Outre ce chant mélodieux, l'autre grande force de Dance to the End, c'est l'énergie, chaque morceau possède une dynamique contaminatrice qui se propage dans nos membres et nous agite le corps avant l'esprit qui sera bien secoué s'il cherche à approfondir l'écoute.