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Biographie > culte !


Officiellement, The Cult est né en 1983 mais le duo qui sert de poumon à la formation, à savoir Ian Astbury (chant) et Billy Duffy (guitare) joue ensemble dans la région de Bradford (Angleterre) depuis plusieurs mois sous le nom de Death cult, un raccourci du nom originel de la formation Southern Death Cult née en 1981. Entre le 1er album (Dreamtime, 1984) et celui qui me fait écrire ces lignes (Born into this, 2007), il y a 23 ans, 6 autres albums et au moins 2 séparations ! Revenir en détail sur la carrière du groupe et de ses différents membres serait long, je vais donc uniquement insister sur quelques faits marquants... Comme la sortie de l'album éponyme The Cult en 1994, album qui aurait pu être le dernier car l'année suivante Ian forme The Holy Barbarians et abandonne son premier groupe. Ils remettent le couvert en 99 pour différentes compils et un nouvel album (Beyond good and evil, 2001). Tournée mondiale, DVD, la machine semble relancée mais elle s'arrête de nouveau en 2003, Robbie Krieger et Ray Manzarek reforment The Doors et jugent que Ian Astbury est le meilleur ersatz de Jim Morrison... 4 ans de pause encore une fois avant le retour de The Cult qui signe chez Roadrunner pour Born into this, Chris Wyse (basse) et John Tempesta (batterie) sont alors de l'aventure.

The Cult / Chronique LP > Hidden city

The Cult - Hidden city Difficile d'être à la hauteur après le superbe Choice of weapon sorti en 2012 où les Américains revenaient en force sur le devant de la scène. Hidden city, nouvelle mouture où le groupe se permet d'explorer de nouveaux horizons, peine en effet à être aussi convaincant que son prédécesseur.

Ian Astbury avait beau annoncer un album au songwriting exceptionnel et nouveau, on a du mal à en prendre la mesure et ce après plusieurs écoutes, l'exploration se résumant bien trop souvent à quelques coups de pianos et de cordes carrément lourdingues dans tout les sens. Un album plus chargé en coquetteries qu'en vrai bonnes idées, coquetteries auxquelles Bob Rock, de nouveau aux manettes, n'est sûrement pas étranger. A ce titre, "Deeply ordered chaos," sorte d'écho aux attentats de 2015, remporte la palme du kitsch avec cette ambiance indus à la Killing Joke du pauvre.

On nous annonçait également un album plus chargé en guitare que d'habitude, et il faut admettre que sur ce point Billy Duffy n'aura pas menti. Particulièrement inspiré, le guitariste mène la danse sur les gros brûlots qui sauvent l'album ("Dark energy") et met de la couleur sur d'autres titres qui seraient sûrement restés bien anecdotiques sans lui. Ian Astbury lui, reste fidèle à lui-même, efficace et quasi-mystique, sublimant a peu près n'importe quel refrain.

C'est plutôt l'album en lui-même qui pèche par sa composition : trop linéaire malgré cette volonté d'élargir le spectre musical. Hormis l'étonnant "Hinterland" qui lorgne vers le post-punk de Soundgarden, The Cult fait du Hard Rock à la The Cult. On trouve certes quelques passages un peu plus folk pop loin d'être au raz des pâquerettes mais qui ne cassent pas non plus trois pattes à un canard et que les arrangements clinquants viennent encore une fois bousiller. A part ça, les morceaux sont comme qui dirait enfermés dans un format rythmique et de durée qui devient à peu près aussi barbant que dans un album d'AC/DC à la longue. Mais d'un AC/DC qui aurait joué un peu de piano...

Il en faudrait bien plus pour parler d'un véritable virage. En vérité Hidden city fait bien plus figure d'album Best Of couvrant un peu tout les aspects de la (longue) carrière du groupe. Pour le reste on leur reconnaîtra une patte immédiatement reconnaissable avec la paire Astbury/Duffy qui fonctionne toujours comme une machine bien huilée, et une certaine élégance gothisante qui reste droit dans ses bottes. Rien de plus, alors que Choice of weapon lui avait justement permis au groupe de retrouver un nouveau souffle plus pertinent. Bref, il ne suffit de parler de songwriting pour en faire.

The Cult / Chronique LP > Born into this


the cult : born into this Je n'avais jamais trop accroché à The Cult et à la voix particulière de son leader, mais force est de constater que Born into this squatte mon lecteur CD depuis quelques semaines et que ça ne me dérange pas le moins du monde, bien au contraire... Avec des riffs et des mélodies accrocheurs, le groupe de Ian Astbury fait honneur au gros rock anglais en la jouant un peu à l'américaine. D'abord côté "produit" avec un superbe packaging (avec un dos noir écrit noir brillant), auto-collant cadeau, skater en photo, CD bonus avec 5 titres (2 inédits : "Stand alone" et "War pony destroyer", 2 démos : "I assasin" et "Sound of destruction, et la version longue de "Savages") et un peu de rose fluo (là, c'est la petite touche brittannique, perso, ça m'a fait penser au Never mind the bollocks des Sex Pistols) et ensuite côté musique avec un son assez ricain (et quelques fades pour terminer des morceaux) et des solos de gratte qui sont plus l'apanage des zicos d'outre-Atlantique. The Cult en 2007-08 se drappe donc à la fois dans le Stars & stripes et l'Union jack, la voix d'Astbury trahissant son origine et usant de la classe pop naturelle so british ("Tiger in the sun", "Holy mountain"). Et sans perdre de temps ou s'embarasser de transitions, The Cult enchaîne des titres rageurs ("Savages") à des balades ("Tiger in the sun"), alterne les sensations en accentuant l'importance de la vitesse du tempo ("Born into this"), ses cassures ("I Assassin") ou la puissance des rythmes '"Sound of destruction").
Plus de 20 ans après leurs débuts, le duo/combo The Cult est toujours bien vivant et surtout toujours d'actualité, ils ne sonnent pas comme les "vieux groupes" et peuvent te plaire autant qu'à ton père...