rock Rock > The Crumble Factory

Biographie > Ecoute comme c'est sucré

Formé du côté de Toulouse autour du duo Rem Austin (chant, guitare, orgue)/ Ann Lake (chant) du groupe Psycho Lemon, The Crumble Factory s'est vite agrandit et compte notamment dans ses rangs le bassiste Stéphane Bertholio (Dionysos, Corleone), le batteur Julien Barbagallo (Tahiti 80, Tame Impala, Le Cube), le guitariste de Drive Blind et My Tiger Side, Rémi Saboul et un certain Triboulet au piano. La formation signe un premier album pop-rock au mois d'avril 2013 d'inspiration sixties sur le label Pop Sister Records fondé par deux de ses membres à savoir Don Joe d'Indian Ghost et Rem Austin.

Interview : The Crumble Factory, L'interview sucrée (nov. 2016)

The Crumble Factory / Chronique LP > Betsy cha cha

The Crumble Factory - Betsy cha cha C'est le mois de décembre, il fait gris, la nuit tombe vite, pour certains d'entre vous, vous vous gelez les miches, en plus de ça l'épidémie de gastro commence à arriver, vous refaites le stock de mouchoirs aussi... Bref, c'est l'hiver, c'est la merde... Et ni raclette, ni les jeux de rôle ne forment un remède efficace pour vous consoler ? Je vous ai trouvé LA solution ! Un baume au cœur qui va venir fissa vous apaiser tout ça en musique : Betsy cha cha, le nouvel album des Toulousains de The Crumble Factory. Je ne sais pas si les gens de là-bas sont beaucoup confrontés aux aléas climatiques, mais la bande de Rem Austin et d'Ann Lake vient de nous pondre un deuxième album absolument réconfortant, plein de chaleur mélodique et surtout motivant à souhait. Visiblement très joyeux de nature, d'entrée de jeu ils te le font comprendre en te sortent la chansonnette des familles pour te dire que tout va bien ("I feel well well well, ouh ouh ouh"). Là, tu te demandes si on est pas en train de se foutre de toi, et puis tu vas vite te rendre compte en parcourant les 38 minutes de Betsy cha cha qu'il s'agit d'une suite de titres bourrés d'effronterie pop à en pleurer toutes les larmes de ton corps.

Cet album démontre une chose : que jouer avec la mélancolie d'un côté, et la nostalgie d'un autre, et quand par dessus tout est super bien soigné et intelligemment composé, le résultat ne peut qu'être bon. Prenez au hasard un titre comme "The hill song", il résume parfaitement ce que je viens de démontrer : une ballade pop indé 90's (nostalgie) qui démarre tout en finesse en instaurant par ses guitares un univers chagrineux (mélancolie) puis qui laisse progressivement planer une ombre noise qui va libérer une porte vers des sonorités suaves. Ça marche aussi avec "Belgians", "Walter", "Bad dreams", "No sex on Monday", "Pâquerette"... Bon, en fait, ça marche quasiment avec tous les titres même si chacun à ses propres couleurs et structures. Cas concret : "So you want to be a writer" est l'archétype de la chanson pop sautillante d'une naïveté assumée, celle que tu composes avec ta guitare quand t'as 15 piges mais qui te fait toujours autant d'effets à 40.

Tu l'auras compris, The Crumble Factory est un groupe qui aurait pu faire un tabac il y a 20 ou 30 ans mais qui aura peut-être la chance - avec le retour en force des formations pop des années 90 (Pixies, Blur) et même d'MTV Classic à la TV, accompagné d'une certaine nostalgie générale de cette époque - de se faire une place et d'attirer l'attention sur Betsy cha cha. Car ce disque, de par sa jolie production, son contenu, et son artwork très classe, vaut d'être possédé assurément.

The Crumble Factory / Chronique LP > The crumble factory

The crumble Factory Si on venait à me demander inopinément le style de pop-rock dont je me sens le plus proche, instinctivement je citerais celui de The Crumble Factory. Bon, je ne vous cache pas que c'est surement parce que le premier album des Toulousains trône sur mon tourne-disque depuis plusieurs mois, mais j'avoue sincèrement que l'écoute de ce disque m'a ramené assez aisément à des formations que j'affectionne pas mal. CQFD. Déjà, les membres de cette troupe toulousaine, qui compte huit personnes quand même, me parlent. Jugez plutôt : Psycho Lemon, un nom pas forcément très connu mais qui est déjà passé entre mes deux oreilles, mais surtout des patronymes plus ronflant : Dionysos, Drive Blind, Tame Impala, Tahiti 80. Ca vous situe un peu le niveau et dans cette "usine du crumble", il y en a pour tous les goûts et plus digestif, tu meurs.

Les activités du label Pop Sisters Records commencent de fort belle manière puisqu'il s'agit là de sa première production. Et quoi de mieux que de commencer par la musique de The Crumble Factory qui prend ses racines assez logiquement dans le rock sixties, entre Californie et Angleterre et notamment dans les productions de Phil Spector (on le présente ?) mais qui explore aussi ce que les années 80-90 nous ont donné de mieux en terme de pop-rock, je pense furtivement aux mélodies de Blur, à la folie des Pixies et à des hommages musicaux inconscients tels que la ritournelle mélodique du légendaire "Instant street" de dEUS que l'on peut entendre sur "Plastic teenage".

Bref, de très bonne références pour des morceaux variant entre ballades contemplatives très réussies ("So high", "Funny", "The wildest flower"), "happy-songs" prenantes ("Not so-happy-story", "The gospel according to Brian") et chansons mid-tempo frémissantes ("London tropical song", "Tell me girl"). Le tout arrangé avec classe de façon à ce que les titres nous pénètrent allègrement. The crumble factory est un disque qui touchera probablement davantage toute cette génération de désormais trentenaire ou de quadra ayant baigné dans cet âge d'or de la culture pop 80-90's.