Infos sur Crippled Black Phoenix
11/03/08 Crippled Black MySpace :
"Whissendine" extrait de The resurectionists, l'un des deux nouveaux albums signés Crippled Black Phoenix, est dispo sur MySpace.
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02/03/08 Crippled Black Phoenix triple la mise :
Après avoir publié A love of shared disasters, son premier album, au mois d'avril 2007, Crippled Black Phoenix est déjà de retour... avec non pas un mais(...)
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21/01/07 Crippled Black Phoenix se rapproche :
Crippled Black Phoenix sortira son premier album studio, intitulé A love of shared disasters), le 2 avril via Invada Records.
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rock Rock

Crippled Black Phoenix

Biographie > Quand le phoenix renaît de ses cendres...

crippled_black_phoenix_logo.jpg Projet collectif formé autours de Justin Greaves (Electric Wizard, Iron Monkey), Dominic Aitchison (bassiste de Mogwai), Crippled Black Phoenix (littéralement le phoenix noir boiteux), réunit notamment la paire Andy Semmens / Kostas Panagiotou (Pantheist), Nial McGoghey de 3D House of of beef ou Joe Volk Gonga... Des adeptes de sludge-graisseux, de stoner-doom hypnotique et de post-rock évanescent, autant d'influences à passer dans le mixeur pour en extraire l'essence de Crippled Black Phoenix.
Une musique au croisement du post-rock lunaire et d'un ambient intemporel, folklorique et halluciné : un concept assez déroutant (qui à dit boiteux ?) placé sous le haut patronage de Geoff Barrow (Portishead), qui les signe en 2006 chez son label Invada Records. Quelques semaines plus tard paraît au Royaume-Uni A love of shared disasters, premier opus du collectif aussi éclectique qu'hétéroclite. Pour l'hexagone, il faudra attendre quelques mois (le printemps 2007) et une distribution via Differ-Ant.
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Aurelio
Juin 2007

Crippled Black Phoenix / Chronique LP > A love of shared disasters

crippled_black_phoenix_a_love_of_shared_disasters.jpg Qu'attendre au juste de la rencontre entre quelques apôtres d'un rock underground aux relents metal extrème (Electric Wizard, Esoteric...) et des maîtres du post-rock stratosphérique ? Quelques ballades post-folk crépusculaires mélancoliques, déchirantes et hautement improbables... Du moins c'est ce que répond A love of shared disasters, premier opus né de la collaboration étrange entre les neufs membres plus ou moins honoraires de Crippled Black Phoenix. Le tout placé sous la haute autorité de Geoff Barrow (Portishead) et mené par Dominic Aitchison (Mogwai). Plus qu'un banal side-project, une hydre à neuf têtes qui aurait dû engendrer quelques manifestes doom expérimentaux sales et graisseux... au lieu de cet album. Pourtant, tout l'intérêt de l'entreprise est là... surprendre dans un premier temps, avant de convaincre dans un second. Objet musical difficilemment indentifiable, A love of shared disasters prend la forme d'un gigantesque fourre-tout artistique, mais avec une ligne de conduite très discrètement tracée en filigrane. Cet album verse dans l'intime : un piano vague, quelques guitares acoustiques, des violons lointains... et surtout la Grande Faucheuse qui semble rôder à chaque coin de rue. Ambiance post-chaotique de recueillement introspectif alors que l'apocalypse vient de frapper ce no man's land dans lequel on évolue... entre ombres et lumières, entre harmonie douce et hypnose post-mortem, le tout dans un cadre singulier et onirique, il est clair que A love of shared disasters porte plutôt bien son patronyme.
Cela dit, le résultat est relativement inégal, car dans le monde en noir et blanc (plus noir que planc du reste) de Crippled Black Phoenix, les émotions ne jaillissent jamais au visage de l'auditeur, toujours sous-jacentes, délibérément mises en sourdine, elles se promènent au coeur d'un univers glacé avec le risque de parfois susciter un ennui poli. Le problème avec des albums tels que A love of shared disasters, c'est que sous l'objet protéiforme ne transparaît pas forcément ce feu sacré qui aurait dû s'emparer des membres du projet. Résultat des multiples écoutes, une certaine lassitude devant un objet un peu trop difficile à cerner, frigide, un peu soporifique, souvent insaissable. Quelques instrumentations post-classiques viennent donner un peu d'appoint à l'ensemble, mais le coeur n'y est pas forcément, Crippled Black Phoenix accouchant par là-même d'un album un peu boiteux et difficile à appréhender. A chacun de se faire son avis...
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Aurelio
Juillet 2007