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Biographie > Cortizone

Cortizone est un jeune groupe venu de Londres mais si le groupe se forme en 97, ses 3 membres ont pas mal d'expérience. Ainsi Nick Emery le bassiste avait formé God, un groupe assez barré qui avait notamment collaboré avec Justin Broaderick de Godflesh. Paul Stroud, chanteur et guitariste, quitte son groupe Mint 400, pour rejoindre Nick et former Kane. Le batteur de Mint 400, Andy Prestidge, ne tarde pas à les rejoindre, et rapidement, le groupe se fait connaître. En 1998, ils vont enregistrer plusieurs titres au Machine Shop studios à Hoboken (New Jersey, USA) avec Machine, le producteur responsable des albums de White Zombie, Pitchshifter ou (Hed)p.e.. Ces titres sortiront sur un label indépendant sous forme de 2 Eps. Ces deux EPs se vendent comme des petits pains (ils sont aujourd'hui épuisés !), ils tournent avec Will Haven, Earthtone9, Pulkas... et le groupe prend pour nom Cortizone. Fin 99, ils vont aux Southern studios de Londres enregistrer la basse et la batterie, puis début 2000, la guitare et le chant sont pris avec Machine dans son studio outre-Atlantique. Le label Intonation (basé à Vienne en Autriche) se débrouille pour entendre les prises et signe le groupe au mois de juin 2000. En France, il faudra attendre que Virgin distribue Selling out for the sucker au mois de mai 2001 pour s'en mettre dans les oreilles ! Mais il faudra surtout que Tool choisisse Cortizone comme première partie de sa tournée européenne pour qu'on s'y intéresse d'un peu plus prés...

Interview : Cortizone, Cortizone au grill

Cortizone / Chronique LP > Selling out for the sucker

Cortizone : Selling out for the sucker Du Filter, voilà à quoi fait penser Cortizone s'il faut commencer par les ranger près d'un groupe "connu". Si les premiers riffs de l'album Selling out for the sucker et donc de "Stay home" sont plutôt métal, tout cela se calme très vite et la tonalité de cet opus est avant tout rock ! Le son de guitare est très travaillé, celui de la voix aussi, le tout sonne rock, même si les riffs et certains rythmes sont métalliques. Et de toute façon, le métal, c'est du rock avant tout ! Passons sur ces considérations de tiroirs et laissons nous plutôt porter par ce beau son de basse, ces rythmes dans lesquelles résonne une caisse claire très claire et donc, une voix "à la Richard Patrick", à savoir douce et mélodieuse quand elle n'est pas agressive... Le goût pour le morbide et les images dérangeantes affichées par le digipack et le travail de Dirk Rudolph se ressent également dans les compos qui sont assez sombres, malsaines même parfois sur "Spineless" où Paul nous amène dans une ruelle sombre pour que la guitare nous attaque et que les tomes nous assaillent, la basse faisant le guet au coin... Le combo a aussi un côté punk qui se dévoile sur le "Feed your pistol" à la mesure haletante et une facette plus power pop que l'on découvre sur les passages plus calmes comme les couplets de "White trash" qui nous ramènent au bon souvenir des Baby Chaos. L'ensemble reste néanmoins très homogène et compacte. Enfin, un petit mot sur le titre qui clôt l'album puisqu'il est somptueux, c'est "Heavy", lancinant, réconfortant, appaisant, ses 8 minutes douces et psychées répondent plus à la définition du médicament que les 11 titres précédents qui semblent être un mal plus qu'un antidote.