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cecilia_eyes_mountains_tops_are_sometimes_closer_to_the_moon.jpg 03/11/07 Cecilia toute proche : Mountains tops are sometimes closer to the moon, le nouvel opus de Cecilia::Eyes sortira finalement le 9 novembre.
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cecilia_eyes_mountains_tops_are_sometimes_closer_to_the_moon.jpg 15/10/07 Cecilia... out soon : Cecilia::Eyes met actuellement la touche finale à son nouvel effort studio, intitulé Mountains tops are sometimes closer to the moon, qui devrait voir(...)
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cecilia_eyes_mountains_tops_are_sometimes_closer_to_the_moon.jpg 17/09/07 Cecilia Eyes en studio : Depuis mi-août, Cecilia::Eyes enregistre son deuxième album, avec Joël Grignard (Monsoon) et Pierre Vervloesem (dEUS).
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rock Rock

Cecilia::Eyes

Biographie > les yeux de Cecilia

Belgique du Centre, entre deux rayons du disquaire du coin Christophe croise Mike, tous deux guitaristes, ils se trouvent des atomes crochus et décident de monter un groupe. D'abord assez libre et aventureux, le combo se renforce en 2004 avec l'arrivée d'un bassiste, Christophe ayant convaincu son frère Pascal de rejoindre l'aventure, Xavier, le batteur complète Cecilia::Eyes quelques mois plus tard. Durant l'été 2005, ils enregistrent leurs premiers titres, les mixent à l'automne et sortent leur premier EP dans la foulée : Echoes from the attic.
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Oli
Avril 2006

Cecilia::Eyes / Chronique LP > Mountains tops are sometimes closer to the moon


cecilia_eyes_mountains_tops_are_sometimes_closer_to_the_moon.jpg Mountains tops are sometimes closer to the moon, derrière ce titre élégant se cache le premier album, au packaging particulièrement soigné, de Cecilia::Eyes, un groupe venu d'outre-Quiévrains qui avait déjà très agréablement surpris les amateurs de post-rock poétique avec Echoes from the attic, EP 5 titres où sa musique atmosphérique et onirique faisait jeu égal avec celle de Sweek ou Pillow voire Godspeed You! Black Emperor, ce qui n'est pas rien. Mais que dire d'autre sinon qu'en passant au long-format, Cecilia::Eyes est entré dans une autre dimension. Nous prenant par la main pour nous emmener dans un voyage aux confins de notre imaginaire. Traversant des contrées aux panoramas intemporels ("Flags"), bercé par des pépites post-rock céleste à la douceur infinie ("Too late for a porn movie", titre étrange pour un morceau à la finesse aussi éclatante), le jeune groupe belge use de ses charmes pour nous séduire et y parvient sans grande difficulté. Instrumentations feutrées, mélodies graciles et cotonneuses, harmonies rêveuses et ambiances doucereuses, sa musique nous traverse de part en part pour nous emporter dans des contrées inconnues, voisines de notre eden musical ("Shift/kill", "Song for Alda"...).
L'idylle naissante entre l'auditeur et Cecilia::Eyes est irrémédiablement attisée par les guitares légères qui ondulent avant de prendre de nouveau leur envol et nous émerveiller par leur capacité à produire des compositions soyeuses et ennivrantes. Et ce n'est pas cette mélancolie pudique qui s'empare de Mountains tops are sometimes closer to the moon avec le subtil "One million whales" et son crescendo orgasmique qui va nous faire changer d'avis. Des nappes de guitares shoegaze qui s'embrasent soudainement dans une éruption de lave post-rock incandescente, des vagues musicales à l'intensité émotionnelle rare qui nous submergent, au contraire, le groupe semble emprunter un chemin que seuls des contemporains comme Sigur Ros ou Explosions In The Sky ont su silloner avant lui. Summum de cet album, "Clocks", tout en mélodies claires/obscures feutrées maniant l'épure comme aucun autre, parvient aux détour de quelques instants fugaces de magie pure, à créer un petit miracle sonique. Un moment d'apaisement absolu que Cecilia::Eyes se plaît à rompre avec le dynamique et plus volubile "Our longest winter". Ce, avant d'embrayer sur "Peter Star (my father-in-law's secret)", titre long d'une petite douzaine de minutes et qui adopte un format post-rock relativement classique d'un point de vue formel avant d'en repousser les limites pour en saisir la quintessence. Le résultat, empreint d'une certaine tristesse douce amère est aussi contemplatif que nostalgique. A l'heure de mettre un point d'orgue à son premier album, le groupe raccourcit le format en refermant son Mountains tops are sometimes closer to the moon sur les quelques 3'60 du sublime "Farewell she whispered". Trois minutes et soixantes secondes (c'est écrit ainsi sur le digipak) de musique dominée par un clavier envoûtant. Un morceau post-classique au piano, pas si éloigné de l'oeuvre de Debussy, qui instille une nostalgie douce et à fleur de peau dans une oeuvre fourmillant de subtilités et de pépites mélodiques aussi fragiles que précieuses...
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aureliO
Décembre 2007

Cecilia::Eyes / Chronique EP > Echoes from the attic

cecilia eyes : echoes from the atticDémarche intéressante que celle de Cecilia::Eyes puisque s'il faut bien compartimenter le groupe dans le genre "post-rock", ce dernier ayant enregistré 5 titres uniquements instrumentaux et aux ambiance éthérés, ils s'offrent en bonus une relecture d'un de leurs titres ("The airscrew parts 1 & 2") en invitant Johanne Lovera (Agent 5.1, Popscene) à écrire et chanter des textes. Du coup, là où sur la plupart des compos estampillées "post rock", on n'imaginerait pas de chant (qui a un jour tenté d'imaginer des vraies mélodies vocales sur du Godspeed You! Black Emperor ou du Sweek ?), là, force est de constater que ça fonctionne aussi bien uniquement avec les instruments qu'avec le chant. Et il y a fort à parier que les Belges n'aient pas pensé à intégrer du chant lors de la composition dudit titre... Voilà comment un simple "bonus", qui plus est placé en fin de CD, nous permet d'écouter et réécouter Echoes from the attic soit en se laissant bercer par la douceur des guitares et des rythmes, soit en rêvant d'un chant sorti d'un rêve, le timbre de voix de Johanne se rattachant au mouvement "heavenly voice". Il faut dire que "The airscrew / parts 1 & 2" est assez tempéré, moins alerte que "My clothes don't fit me no more" ou "Play" qui retravaillés avec du chant sonneraient certainement bien plus power-pop.
Si l'on oublie quelques instants le bonus chanté et qu'on reste focalisé sur les 5 instrumentaux enregistrés par Cecilia::Eyes, on est touché par la sobriété de leurs effets et les couleurs satinées de leurs guitares, les ambiances sont ouatées et y compris sur les titres plus rythmés pré-cités, on ne se sent pas agressé par les notes (même quand un peu de distorsion vient se méler aux accords).
Le seul reproche que l'on peut faire à Cecilia::Eyes c'est d'être encore un peu trop marqué par les dépositaires du genre (Mogwai et Godspeed You! Black Emperor) mais ce n'est que leur première production et la brillante réussite de l'incorporation du chant leur ouvre de jolies perspectives.
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Oli
Avril 2006