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Biographie > Cipa Carlos qui joue du piano là ?

... Agé de seulement 22 ans, Carlos Cipa est un jeune pianiste allemand résidant à Munich où il étudie poursuit actuellement des études de composition. Batteur de formation et après s'être essayé au jazz, au hardcore-punk, à l'indie-rock et à la musique orchestrale, il se dit influencé par les compositeurs classiques Erik Satie et Claude Debussy pour enregistrer ses premiers travaux au piano. Après quelques concerts en première partie de groupes comme A Winged Victory For The Sullen, This Will Destroy You ou Library Tapes, Carlos Cipa compile ses créations pour piano sur un album intitulé The monarch and the viceroy qui sort à l'été 2012 chez Denovali Records (Her Name is Calla, The Pirate Ship Quintet...).

Carlos Cipa / Chronique LP > The monarch and the viceroy

Carlos Cipa - The monarch and the viceroy Des mélodies qui viennent doucement se lover sur des harmonies finement ciselées, des accords plaqués pour rythmer l'ensemble et une pluie de notes venant courir sur le clavier, Carlos Cipa n'a que son piano pour faire succomber son auditoire invisible et pourtant, tout au long des quelques douze titres que compte son premier album, il parvient à faire naître ce petit sentiment de quiétude feutrée, de douce euphorie qui habite The monarch and the viceroy avec une simplicité confondante. Ce, même si dans le fond, la formule est assez simple : des vagues d'arpèges cristallins, montées et descentes chromatiques classieuses et quelques accélérations emportées par une frénésie romantique ("The dream"), le jeune allemand ne fait pas montre d'une virtuosité ébouriffante et préfère écrire des morceaux à la beauté confondante ("In place of anger", "Lie with me").
"Perfect circles", "The whole truth", l'éponyme "The monarch and the viceroy", Carlos Cipa distille son sens déjà éprouvé de l'esquisse mélodique, de l'élégance néo-classique portée par les influences omniprésentes de Claude Debussy et Erik Satie (un peu de Gabriel Fauré aussi par moments), la touche de modernité en plus et une volonté d'aller vers quelque chose d'à la fois accessible et simplement "beau" ("Nocturne"). Sans jamais complexifier à outrance pour en mettre plein la vue, alors qu'il semble avoir la bagage technique technique pour ("Human stain", "Morning love"), l'allemand démontre qu'il a toute la légitimité pour faire complètement ce qu'il veut, au sein d'un milieu musical généralement très codifié, impossible à reformer sous prétexte d'être quasi exclu du système. Pourtant, sans la moindre fausse note, en ayant soigneusement parfait ses gammes au préalable ("Cold night", "Lost and delirious", "Wide and moving"), il fait de The monarch and the viceroy un disque instrumental et néo-classique d'une classe folle...