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23/12/07 Caer Ibormeith sur le space :
Il y a quelques jours, Caer Ibormeith a sorti (en digipak) son nouvel album baptisé Flesh and blood, 3 excellents titres et l'artwork sont dispo en source(...)
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Caer Ibormeith

Biographie > Caer, fille d'Ethal Anbuail de Sid Uamuin


Caer, fille d'Ethal Anbuail de Sid Uamuin. Les plus curieux de nos lecteurs qui s'aventureront sur cette page doivent se demander ce qu'on a pris au petit dej dans la mesure où le titre de cette biographie doit leur sembler un brin absconse... Pour les explications, il faut aller chercher du côté de la mythologie irlandaise et là, ce n'est pas forcément évident non plus. Bref, pour résumer, on découvre que Caer Ibormeith est la fille du prince Ethal Anbuail de Sid Uamuin, seigneur de Connacht ; et qu'elle a la particularité de se transformer en cygne à la fin de la période des moissons. Le rapport avec un groupe de rock progressif localisé dans la région Rhône-Alpes ? Pas évident à cerner. Toujours est-il qu'après des débuts tourmentés orientés vers un metal extrème sauvage et un peu trop à l'étroit à leur goûts, les trois embres de Caer Ibormeith décident de faire évoluer leur musique vers des horizons un peu plus complexes entre rock progressif 70's et pop plus moderne. Après une première démo (Flora, 2004) qui suscitera autant de rejet violent que de critiques élogieuses, le groupe enregistre un EP l'année suivante (O.R.F.T.U.M) puis son premier album long-format : O Hanami (2006). Pour raisons personnelles, le groupe se met ensuite en stand-by pendant près d'un an avant de se relancer en enregistrant à l'été 2007 son deuxième album : Flesh and blood.
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Aurelio
Janvier 2008

Caer Ibormeith / Chronique LP > Flesh and blood


caer_ibormeith_flesh_and_blood.jpg La chair et le sang, fresque historique barbare, sanglante et viscérale signée Paul Verhoeven (réalisateur quelques années plus tard du sulfureux Basic Instinct) a-t-il inspiré l'album de Caer Ibormeith ? A en lire le titre, peut-être, à en décrypter le contenu musical, sans doute pas. Car dès l'intro "Deepness" puis "The ocean road", le trio frenchy affiche un visage plus orienté prog-rock aux tendances pop que metal extrème. "Life goes on", ses mélodies pop-prog particulièrement soignées, ses guitares solides et classieuses, le groupe n'invente rien, cède parfois à quelques facilités un peu "mellow" mais dans l'ensemble, le tout se laisse écouter sans déplaisir, d'autant que la production est plutôt à la hauteur.
Un peu trop radiophonique, la musique de Caer Ibormeith a, comme diraient certains, le défaut de sa qualité. A savoir que si elle est très facile d'accès, elle patît du fait qu'une foule de groupes soient passés avant pour emprunter les mêmes sillons qu'elle ("Just animals"). C'est au moment où l'on dresse se constat que le groupe passe la vitesse supérieure en insérant quelques plans émo-pop à son rock prog (le très bon "Children of the day", l'éponyme "Flesh and blood"), lui donnant ainsi plus de finesse mélodique et de subtilités instrumentales. On se dit alors que ce qui manque à Flesh and blood, c'est un soupçon de rage, de rugosité plus métallique qui donnerait un peu plus de force et d'impact à cet album : c'est justement le moment qu'à choisi le groupe pour sortir un brelan d'as de sa manche avec le ravageur "Neap". Alternance chant clair/hurlement postcore, guitares qui serpentent le long de rythmiques ultra-carrées, break efficace, mélodies entêtants livre assurément son meilleur morceau. Et les Caer Ibormeith d'enchaîner avec le plus acoustique et gracile "To the unknown", une ballade pop-prog sur laquelle viennent se greffer quelques soli de gratte plutôt efficace, même si au final, la mélodie "marshmallow" vient alourdir l'addition. De part son passif death prog, le groupe avait déjà démontrer sa capacité à faire parler la poudre par le biais d'instrumentations solides et puissantes, il le fait de nouveaux ici (mais en gardant le pied sur la sourdine) sur "No surrender", titre purement prog où le trio allonge son format (plus de sept minutes) pour développer ses atmosphères, délicates et fouillées ("Sheltered"). Malgré quelques clichés un peu convenus, Flesh and blood est une réussite plus qu'honorable, d'autant que sur une scène hexagonale s'aventurant rarement (ou avec infiniment peu de réussite) sur les territoires progressifs, Caer Ibormeith sort allègrement du lot.
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Aurelio
Janvier 2008