Bush : Golden state En effet Golden state contient des titres très calmes avec encore et toujours les charmantes mélodies de Gavin et des titres beaucoup plus violents, plus grunge, plus rock'n'roll. Des parties guitares auraient pu être faites électroniquement (comme l'intro de "Solutions") mais sont ici bien plus chaudes et quand, toujours sur "Solutions", Nigel lâche son bras et ses accords distordus, on revient prés de 10 ans en arrière, avec ce pourquoi Bush est aujourd'hui célèbre. Les lignes de chant sont toujours simplistes et percuttantes, tout est propre, lisse, arrondi, soyeux et en même temps, les rythmiquees sont lourdes et les guitares incisives. Les breaks chant/guitare ou chant/batterie, ces fameux passages de calme dont Bush a abusé, sont présents sur quelques titres, la recette est bonne, pourquoi en changer ? Pour les fans du Bush de la première heure, ceux qui aiment chantonner les titres (sans pour autant savoir les paroles !) les "Superman", "Fugitive" ou "Float" répondront à leurs attentes... Pour les amateurs de popsongs et douces berceuses, il y a "Inflatable" et "Out of this world", deux titres à l'atmosphère très lourde, très pesante, pessimiste dans les textes comme les autres mais au tempo ralenti, ce qui fait penser à l'album précédent. A l'opposé de ces plages reposantes, Bush peut aussi être très vindicatif et agressif, peut-être même qu'ils n'ont jamais été aussi violents que sur "Reasons" ou "My engine is with you", morceaux crachés à la face de ceux qui les pensaient endormis par le succés.
Non, Bush ne s'est pas auto-détruit, Bush reprend goût à sa musique, Bush fait ce qu'il lui plaît et c'est ça qui nous plaît. Ils ont trouvé l'équilibre entre leurs aspirations et l'époque, espérons qu'ils le gardent.