Bush : Sixteen stone L'histoire de Bush commence en 1992 quand Gavin Rossdale (chant, guitare) rencontre Nigel Pulsford (guitare) dans une boîte londonienne, ayant des sensibilités communes, ils décident de monter un groupe avec deux autres potes : Dave Parsons (basse) et Robin Goodridge (batterie). C'est un groupe modeste qui joue surtout dans la capitale anglaise. En pleine déferlante grunge, Trauma, un label ricain les repère et les fait signer. En 1994 ils enregistrent Sixteen stone qui sort à la fin de l'année. C'est l'album blindé de tubes que nous connaissons tous (ou que tu dois connaître si tu ne l'as pas encore écouté !!!). Les échos "Everything zen" (...everythnig zen...) sont mondiaux, le grunge indolent, vif et à chair de peau des anglais fait succomber les américains, l'album se vend à plusieurs millions d'exemplaires (6 !) et la moitié des titres sont vraiment hallucinants ! "Swim", "Come down", "Glycerine", "Machinehead", "Little things", "Alien", "X-Girlfriend"... Bush : Razorblade
l'album est un vrai festin de hits accrocheurs. Bien entendu un tel talent et un tel succés attise et attire les critiques, la plus récurente étant de faire du "sous-Nirvana" alors que le groupe propose bien autre chose... La tournée révèle un groupe au potentiel encore plus impressionnant en live, Gavin bénéficiant d'un charisme hors du commun...
En 1996, c'est Steve Albini (Nirvana, Pixies) qui se charge de produire un deuxième album attendu par tous. Razorblade suitcase entre directement à la place de N°1 du Billboard et en 6 mois il s'en vend 3 millions, là encore la plupart des titres sont des bombes radiophoniques, notamment les "Swallowed" et "Greedy fly" (mon titre préféré !), mais les "Insect skin", "Cold contagious", "Straight no chaser", "Bonedriven"... ne sont pas en reste. Là, c'est d'avoir refait leur premier opus que l'on reproche à Bush... L'album est un poil moins bon mais ça reste de l'excellent "grunge dépressif". Bush : Deconstructed
Le groupe tente une expérience avec l'album de remix Deconstructed qui est à la fois un échec artistique et un échec commercial. Mais cela n'entâme pas la motivation des anglais qui veulent travailler davantage avec l'électronique. Alors que Gavin défraie les chroniques people en s'amourachant de Gwen Stefani (No Doubt), le groupe travaille à son nouvel album. A l'été 99, il y a l'immanquable Woodstock devant 225.000 personnes et le discret Heavenly toast on the paradise road, l'album solo de Nigel. Puis à l'automne sort The science of things, précédé du single "The chemicals between us", le titre le plus chargé d'électronique de l'album, le CD se fait discret dans les charts et dans les bacs, un très mauvais bouche à oreille circulant à cause du single.
Bush : the science of things Dommâge pour ceux qui n'ont pas tout écouté, ils sont passés à côté de très bons morceaux comme "Jesus online", "Spacetravel", "Warm machine", "Prizefighter" ou "Letting the cables sleeps". Dans l'ensemble, c'est plus calme, plus posé, les mélodies sont très élaborées, c'est un album de pop rock plus que de grunge, mais le temps du grunge n'est-il pas révolu ?
Après ce demi-échec, le groupe fait machine arrière et revient à la base, du rock pur et dur, c'est Dave Sardy (Marilyn Manson) qui sera le producteur d'un quatrième album qui n'est pas trop attendu. A l'été 2001, tout est prêt, "Speed kills" sera le premier single du retour des anglais sur le devant des scènes. Mais le 11 septembre noir oblige Bush à décaler la sortie de son Golden state, ils doivent en changer la pochette (qui représentait l'ombre d'un avion...) et le titre "Speed kills" est renommé "The people that we love", mais la musique, elle n'est pas retouchée et Golden state nous apparaît comme un bon album de Bush, celui qui aurait pu sortir entre Razorblade suitcase et The science of things.