Rock > Bunker Palace Hotel
Biographie > Palace ou Bunker ?
Avant d'être un groupe de rock en provenance de Dieppe, Bunker Palace Hotel est un film du dessinateur/scénariste/réalisateur de génie qu'est Enki Bilal. C'est certainement passionés par son univers et content de véhiculer l'image de tension qui accompagne ce nom que Toma (chant, guitare), Ludo (guitare), Xav (basse) et Fab (batterie) ont choisi de s'appeler comme le film... Ils nous avaient envoyé leur première démo il y a quelques mois mais nous n'avions rien rédigé à l'époque, les groupe noisy peuvent aimer les enregistrements "garage", il n'est pas toujours évident pour nos oreilles habituées à une certaine propreté clinique de se pencher sur ces productions, ils avaient du potentiel mais nous n'avions pas assez de temps et d'autres, déjà meilleurs, le méritaient alors davantage. Le quatuor est donc allé enregistrer, mixer et masteriser de nouveaux titres au studio Musicopré avec Thomas Demarle pour nous offrir un EP sur lequel on s'arrête aujourd'hui : Your tv's not a friend. Potes avec les 39th And Norton, Fish Driver's, Améthyste ou Bioshanka, les normands vont élargir leur cercle d'amis dans les mois à venir en jouant sur de plus grosses scènes (avec Basement entre autres) et ailleurs qu'en Normandie, le groupe continue et continuera donc de progresser...
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Bunker Palace Hotel / Chronique EP > Your tv's not a friend
Bunker Palace Hotel propose un rock nerveux, graisseux, anguleux, sombre, abrasif, un rock dont le chant est à la fois un étendard et un talon d'Achille. Etendard qui flotte au vent et qui lance la bataille rythmique dés "You don't know me", une voix qui se fait assez mélodieuse pour charmer les récalcitrants et emmener tout le monde dans son sillage, quitte à utiliser quelques effets pour convaincre les derniers. Talon d'Achille quand cette voix va chercher des aigüs aux confins de ses possibilités comme c'est sur le cas sur "My face on a dirty mirror" donnant au tout un goût émo assez mal venu selon moi. Mais quand la voix reste elle-même, c'est à dire le plus clair du temps, elle dirige à merveille l'ensemble, surveillant les tempos ("Last night"), influant sur les atmoshphères quand elle se fait fragile ("Hail your new masters") ou quand elle quitte les chemins de la mélodie quelques instants pour nous perdre ("Jim R."). Avec des titres autour de 5 minutes, Bunker Palace Hotel aime déstructurer les schémas classiques des rock song et amener un peu de folie, créer le calme pour laisser se développer l'angoisse et la tension quand elles ne sont pas immédiates ("The end of innocence").
Grunge, Noise, Garage, Stoner, Nirvana, Sonic Youth, Kyuss, Bunker Palace Hotel a forcément de solides références dans son background et a digéré le tout pour nous sortir leur vision d'un rock du temps présent. Entre Alaska Pipeline, The Elektrocution et Draft, le rock'n'roll normand trouve un nouvel ambassadeur de choix avec Bunker Palace Hotel, c'est d'autant plus intéressant que le groupe semble encoire avoir une sacrée marge de progression...
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