Bukowski - The midnight sons Pour commencer, il nous faut adresser toutes nos félicitations à Mamzelle Mamath qui a réalisé l'artwork de cet album, la graphiste (qui a également bossé avec Anorak) réalise une superbe oeuvre où anges et démons jouent avec des symboles ésotériques, c'est riche de détails, mystérieux et ça accroche l'oeil, bravo !
Si avec "The grand opening", The midnight sons place le curseur immédiatement sur "grunge" car le mini titre sonne comme une complainte chantée à la Pearl Jam, la suite est plus floue avec des morceaux qui nous ramènent une dizaine d'années en arrière vers la fin du millénaire et l'apogée du premier revival grunge (Creed ou le Nickelback période Curb et The state), d'autres plus durs, plus métalliques qui rappellent d'où vient notre trio et enfin quelques autres qui sont à cheval et cherchent à rester en selle malgré les ruades... Ceux-là ("The midnight son", "Dark waters") possèdent un charme certain de par le son de gratte et un chant mélodieux qui n'est pas sans aller flirter du côté des habitudes de Dave Grohl (Foo Fighters). Bukowski n'est donc plus simplement un groupe de stoner mais pioche un peu partout sur le sol américain à la recherche de pétrole... Moins identifiables, les Buko risquent de perdre quelques followers dans cette crise d'identité, c'est dommage car le groupe a de bonnes idées même quand les bases sont simplissimes ("Stuck in the mud") et ose des trucs que peu ont fait jusque là, que ce soit l'intro de "Hit the ground again" et l'intervention rigolote d'un gamin pour lancer le titre ou la fin de "Fight!" entièrement bruité à la bouche, on peut se demander si le titre en avait besoin ? Encore une fois, c'est le genre de truc que je préfère trouver "caché" sur un album... Il reste que Bukowski a des idées et les expose...
The midnight sons n'a pas la grâce extraordinaire de son grand frère car ces fils de minuit sont un peu trop dispersés... Même si le calibrage, l'écriture et la production sont remarquables, ce nouvel album manque d'âme, peut-être était-elle convoyée par cet angelot qui sanglote à l'arrière de la pochette...