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The Bronx / Chronique LP > IV

The Bronx - The Bronx IV Après trois albums bien accueillis, un capital sympathie conséquent, des lives enflammés et un side-project rigolo (Mariachi El Bronx), les angelinos de The Bronx reviennent avec un quatrième album dont le titre fleure bon la créativité puisqu'il s'intitule... IV. Oui, tout simplement.

Et franchement, la créativité de The Bronx, on s'en bat les testicouilles comme de l'an 40 : tout ce que l'on leur demande après tout, c'est d'envoyer de la décibel grisante dans nos oreilles et c'est ce qu'ils vont s'échiner à faire plutôt bien dès le premier titre "The unholy hand". Le groupe démarre sur les chapeaux de roues avec un titre percutant, un riff qui se retient easy, une voix braillarde mais pas trop, une section rythmique qui a le feu au cul, bref, tout ce que l'on désire d'un groupe comme The Bronx, The Bronx nous le donne avec générosité durant 14 titres qui dévieront pas, ou vraiment très peu, de la recette habituelle.

Oui, The Bronx, c'est sensiblement toujours pareil même si le groupe s'est éloigné de la rugosité des premiers méfaits, un peu routinier mais franchement, la routine c'est parfois bien. Plaisir garanti à chaque écoute.

The Bronx / Chronique LP > The Bronx

The Bronx Ils sont tous frais, pas forcément tous jeunes et ils envoient.
"Heart attack american", premier titre de ce premier Cd de The Bronx réveille les morts, décape la Porsche du kéké d'en face, retourne les culottes de ta mère, te force à danser à poil dans ta chambre en gueulant "yeeahhh" par la fenêtre. Bref ils ont compris comment la vie ça marche. S'asperger de bière dans les concerts c'est djeuns ok, The Bronx sont des djeuns qui ont tout compris. Des keupons, en polos sages, des californiens sans complexes, ils font mal. Frappe incisive, rythmique rock'n roll, on se laisse agréablement surprendre. "White tar" fait doucement osciller la tête, "Cobra lucha", lance des riffs imparables. Punk destroy, pas loin des Misfits ou de Discharge, un son ni propre ni vraiment sale, le groupe joue sur la qualité, la rapidité des compos. L'esprit semble plutôt festif, "I got chilis", par exemple, en dit long. Le rock'n roll ne s'essouflle pas... "Gun without bullets" reflète elle aussi cet esprit à la fois débonnaire, braillard et rentre-dedans, avec des parties vraiment dansantes, une voix bien braillée comme on les apprécie, un peu de parlé, bref c'est du bon. Petit retour mélo sur "Strobelifen", c'est moins marrant et carrément plus mélancolique. Et idéal pour conclure avec "Los Angeles", une compo bien nostalgique des vieilles années keupons, un cd de très bonne qualité.