rock Rock > Blur > Chronique LP / Think Tank

Blur : Think Thank Difficile de lire une chronique de Think tank où on ne parle pas des récents "side-projects" du petit Albarn ou du départ du grand Coxon... Blur a changé, le temps nous dira si cet album était celui d'une rupture, si c'était un album "à part" ou alors que c'est le dernier album de Blur... En tout cas, il en surprendra plus d'un... C'est un melting pop, euh un melting pot de toutes sortes de choses plus ou moins musicales. Blur nous avait habitué aux chansons d'ados, aux balades, aux titres rock "made in UK", là il nous offtre un album "bizarre" mais attachant, à moins de faire un rejet total on se sent proche de Think tank alors qu'il fait tout pour nous déstabiliser. Comme face à un animal indomptable, on pense qu'avec l'expérience passée, ce serait dommage de ne pas retenter le coup ... et si c'était celui-là qui faisait la différence... Nouveau plongeon au fond de Think tank... Pour évacuer tout de suite les Albarneries, on dira juste que sur "Out of time" on retiendra plus les percussions africaines filles de la musique du Mali (ici, elles viennent du Maroc) plus que la guitare lynchéenne, et on dira aussi que de Gorillaz, Blur a gardé quelques touches électroniques, que ce soit la voix électronisée du "Crazy Beat" aux riffs punks ou des détails comme au sein de "Brothers and sisters" dont la tonalité me rappelle aux bons souvenirs de Spor. Ce septième album est essentiellement pop ("Sweet song", "Battery in your leg"), les tempos sont très mesurés, d'ailleurs, seul les rythmes sont mesurés, le chant de Damon prend quelques libertés mais ce n'est rien à côté du rendu général et de la surprise qu'occasionne par exemple l'écoute de "We've got a file on you", une minute de riffs crades pogotant avec des cris d'instruments ou encore ce "Jets" totalement barré, une sorte de miaulements de chat faisant passer le titre de la pop au jazz saxophonisé sur rythme industriel. Un énième brin de folie qui débouche sur "Gene by Gene" : une musique totalement improbable est alors confrontée à une petite mélodie chantée.
Talent ? Folie ? Courage ? Comme c'est écrit dans le livret, Blur n'a peur de rien, ils le prouvent. Pour les suivre, il va falloir s'accrocher... ou leur faire confiance.

Oli
Mai 2003

Commenter
Note : les commentaires appartiennent à ceux qui les ont postés. Nous n'en sommes pas responsables.

Pas encore de commentaires

Revenir en haut de page

Dans la rubrique Blur :
Biographie : Cult rock
Chronique LP : Blur
Infos sur Blur
blur_blur.jpg 25/07/08 Damon Albarn olympique : Après l'opéra Monkey : Journey to the West, le projet de film ("Carousel"), Damon Albarn (Blur, Gorillaz, The Good, The Bad and The Queen) a signé le(...)
> Lire la dépêche
gorillaz_g_sides.jpg 25/07/08 Monkey-llaz : Après avoir sabordé Gorillaz, Damon Albarn et Jamie Hewlett ont notamment collaboré ensemble sur l'opéra Monkey : journey to the west et le projet(...)
> Lire la dépêche
gorillaz_g_sides.jpg 22/07/08 Damon Albarn fait son cinéma... : Après Blur, Gorillaz, Mali Music, The Good, The Bad and The Queen, le projet solo Democrazy, l'opéra Monkey : Journey to the west et même l'hymne des(...)
> Lire la dépêche
Voir les archives - flux RSS
Et ça tu connais ?
Graham Coxon : le guitariste en solo
The Good, The Bad and The Queen : Le "super-groupe" de Damon Albarn
Liens pour Blur
Blur discographie sélective

blur_blur.jpg LP : Blur -
...

Liens Internet
Publicité