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Biographie > super histoire pour un super groupe ?

The Blueprint est ce qu'on appelle communément un "supergroupe", un groupe formé à partir de musiciens ayant déjà fait leur preuve dans un autre groupe... C'est en novembre 2001 que prend forme humaine l'idée The Blueprint, une idée qui a germé durant l'Ozzfest 2000, après diverses rencontres lors de tournées, le combo se construit à Nottingham avec Karl Middleton (chant, bidouillages) qui vient d'Earthtone9, Matt Grundy (guitare, samples) & Mark Clayden (basse) qui ont joué avec Pitchshifter, et enfin Will Burchell (guitare, chant) & Chris Billam (batterie) qui font également partie de Consumed. Ils enregistrent Zero*Zero*One, un EP 6 titres, Copro Records se charge de le distribuer à partir d'octobre 2002 et les voilà encensés par la presse anglo-saxonne et voilà aussi qu'ils arrivent chez moi ;op

Acclamé par tous ceux qui les ont écouté, The Blueprint poursuit sur sa lancée et retourne en studio (aux Backstage studios) dés avril 2003 sous la houlette d'Andy Sneap. Ils en sortent un EP (6 titres) intitulé Ecliptic qui se retrouve dans les bacs le 16 juin 2003.

Interview : The Blueprint, The Blueprint : interview (juillet 2003)

The Blueprint / Chronique EP > Ecliptic

the blueprint ecliptic Zero*Zero*One ayant fortement marqué mes esprits, c'est avec une réelle excitation que j'attendais de savoir ce qu'allait devenir The Blueprint, et s'il y a un petit peu de changement, pas de panique, ils sont toujours aussi bons... Ce nouvel EP me semble juste s'éloigner un peu de l'émo pour se rapprocher du rock, dans l'ensemble, les compos se sont adoucies et à l'écoute de "This ends here" on peut penser au dernier opus de Cave In (le sublime Antenna). Le supergroupe anglais a néanmoins conservé ce qui apparaît désormais comme une marque de fabrique, à savoir une plage instrumentale, ici pas d'interlude mais une sorte de longue introduction appelée "Elements of refusal", The Blueprint gère le tempo, domine l'atmosphère, travaille ses sonorités, cette entrée en matière est fabuleuse. Avec "Hail of splinters", ses guitares ennivrantes et son double chant qui dynamise le titre, on a une première moitié d'album plutôt "sage". Les anglais retrouvent leur agressivité avec "Sans chorus" qui connaît beaucoup plus de passages avec un chant (là encore dédoublé par endroit) lourd, les instruments suivent Karl Middleton et jouent aussi sur les deux registres (doux/indomptable), la grosse ligne de basse saturée de "International house of dirt" ou le poids de "Scorched earth policy" renforce cette idée d'une deuxième partie de CD bien plus rugueuse, plus pesante et plus tranchante, la rage reprend le dessus et le tout s'achève sur une petite note de folie aux sonorités surprenantes, le rythme se ralentit, un larsen se fait entendre et c'est terminé. Ecliptic vient de livrer ce qu'il avait dans le ventre... Bravo aux ex-membres de Earthtone9, Pitchshifter et Consumed pour avoir su s'affranchir de leurs influences et de leur passé pour créer ce nouveu super groupe.

The Blueprint / Chronique EP > Zero*Zero*One

zero*zero*one Cet EP intitulé Zero*Zero*One contient 6 titres dont 2 "interludes" : "(Descent - interlude)" le premier, instrumental, est en troisième position sur le CD, c'est une atmosphère à la fois calme et inquiétante, rythmée par une machine en arrière plan, "(Reclamation - interlude)", le deuxième est en cinquième position, il sonne plus comme un remix avec quelques voix et toujours cette ambiance peu avenante, très pesante, il est excellent. Mais ce tiers de morceau ne représente pas la musique de The Blueprint, un groupe que l'on peut classer comme émo-core. The Lost Prophets, Hundred Reasons, Sparta, Thursday, Funeral For A Friend, The Hurt Process et les autres ont donc un nouveau compagnon de jeu ! Surtout Thursday puisque c'est clairement la principale référence de The Blueprint, avec cette touche électronique en plus qui est ma foi fort agréable ("Anatomy of a hero")... Comme d'habitude, l'hésitation règne au moment de ranger le groupe, côté rock ou côté métal ? Ils ont des attaques très métalliques ("Minus 10"), un son assez lourd par moment mais le tout a quand même une grosse base rock et quand le chant se fait plus mélodieux, plus doux ("Out of the black"), quand il perd un peu de son attitude punk, The Blueprint est clairement un groupe de rock plus que de métal, du rock nerveux, sur la corde raide, tendu, pressé, du rock qui nous gicle à la tronche.
Si le passé des zicos leur a permis de facilement signer des contrats pour lancer leur nouveau projet, leur changement d'orientation musicale fait qu'ils repartent de Zero (*Zero*One) et vont devoir se battre pour survivre à la déferlante émo et démontrer qu'ils ne font pas que suivre la voie de Thursday, ils en sont largement capables.