The Bloodhound Gang - Hooray for boobies Mesdames et Messieurs, veuillez vous débarrassez de votre sérieux, lâchez le premier degré car pendant à peine plus d'une heure, vous n'en aurez pas besoin. A l'instar d'un Didier Super, The Bloodhound Gang sort la bonne grosse dose d'humour sarcastique, vulgaire et pipi-caca. N'oubliez pas également de réviser vos classiques en culture populaire car il y a matière ! Une fois que vous serez bien rôdé, vous ne pourrez qu'apprécier ce Hooray for boobies (inutile de traduire, je suppose-itoire). Ceci dit, pour ceux qui connaissent ces affreux jojos, pas de surprise possible puisqu'ils nous cuisinent le même humour depuis leurs débuts. Si l'on s'accorde à dire que ce troisième album, produit par Jimmy Pop Ali, ne révolutionne en rien la musique, on peut au moins s'incliner devant la diversité des styles que proposent les américains.

Le punk-rock sauce pop est toujours présent avec "I hope you die" (avec en invité Parry Gripp de Nerf Herder) qui lance cet opus, "The ballad of Chasey Lain" (une lettre "d'amour" de Jimmy à la célèbre actrice porno) et "Along comes Mary" (une chanson de The Association dans laquelle The Bloodhound Gang n'a gardé que les paroles). L'influence du rap, marque de fabrique des Pennsylvaniens, fait fureur dans "The inevitable return of the great white dope" (qui l'on retrouve dans la B.O. de Scary Movie), "Yummy down on this" (une ôde à la (mal)bouffe avec le batteur de Goldfinger, Darrin Pfeiffer) et "Magna cum nada". "Hell Yeah" et "Three point one four" rendent hommage à la pop de Weezer. "The bad touch", le premier single de cet album, ravive la vague "euro-dance" du début des années 90. Les interludes sont fidèles au combo : "Mama's boy" est une conversation au téléphone où Jim demande à sa mère de lui trouver un mot rimant avec vagin ; "That cough came with a prize" est, comme son titre l'indique, une toux bien grasse ; "The ten coolest things about New Jersey" est une piste vierge (ca doit être quand même cool le New Jersey !) ; "This is stupid" est un pseudo air d'opéra avec une question existentielle : Comment fais-tu savoir à quelqu'un si tes gâteaux chauds se vendent bien ? Enfin "R.S.V.P." est la réponse de Chasey à la lettre de Jimmy. The Bloodhound Gang en remet une couche sur "A lap dance is so much better when the stripper is crying" en parodiant Red Sovine qui avait l'habitude de parler sur des musiques country. Sauf que la musique country est remplacée par un air de vieux clavier Bontempi et que le refrain est chanté par une voix de poivrot !

Je ne voulais pas terminer cette chronique sans parler du "chef d'œuvre" de ce troisième album, j'ai nommé "Mope" : un rap accompagné de beats tout pourraves mélangeant... attention. "For whom the bell tolls" de MetallicA avec "Relax" de Frankie Goes To Hollywood et entrecoupé d'une conversation entre le groupe et un Pac-Man sous crack ! Tout un programme ! Hooray for boobies est donc un album easy-listening, sans prise de tête, à écouter au moins pour se fendre la gueule et recommandé aux amateurs de la culture "Jackass".