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Biographie > Poésie pop-noisy


Blonde Redhead est né dans les années 90 de la rencontre fortuite entre Kazu Makino, Maki Takahasi et les frères Pace (Simone et Amadeo). Le quartet prend alors le pseudonyme de Blonde Redhead en référence à une chanson du groupe DNA et signe rapidement chez Smells Like Records, le label créé par Steve Shelley, batteur de Sonic Youth chez qui sortiront les deux premiers efforts studio du groupe (Blonde redhead en 1994 et La mia vida violenta l'année suivante), ceux-ci entrecoupés de nombreux vinyles 7'' (Big song/Amescream et Flying douglas/Harmony pour n'en citer que deux). La filiation avec Sonic Youth ne s'arrête pas là, les Blonde Redhead leur étant souvent comparé, notamment à cause d'un goût prononcé pour la distorsion, tout en admettant généralement que les seconds cités ont une écriture plus pop que les premiers. En 1997, le quartet quitte Smells Like Records et débarque chez l'une des références du genre en matière de rock indé exigeant : Touch & Go (Pinback, Don Caballero, The Jesus Lizard, Therapy?, Yeah Yeah Yeahs...). Blonde Redhead y restera près de six années, le temps de sortir pas moins de 4 albums : Fake can be just as good, In an expression of the inexpressible, Melody of certain damaged lemons et Mélodie citronique. La collaboration est fructueuse mais le groupe va pourtant quitter Touch & Go pour signer chez les cultissimes 4AD (Pixies, TV on the Radio), chez qui sort en 2007 le septième opus du groupe : 23.

Blonde Redhead / Chronique LP > 23


Blonde Redhead - 23 Des albums de ce calibre sont rares, il ne faut surtout s'en priver. Le trio de Blonde Redhead revient avec 23. 23 comme 23/20 avec mention génial. Et pour ce coup, ils sautent même une classe. Il faut dire qu'elles savent vraiment s'y prendre les têtes blondes américaines. 23 : c'est 10 envolées lyriques pour 43 minutes de poésie, 130 battements de coeur par minutes. Vous pensez peut être que j'en fais trop, je suis pourtant encore assez loin de la réalité.
Cet album est une pure merveille, plus encore que les précédents. Il en faut du talent pour avoir ce sens de la mélodie. Ici aucune faute de goût, les titres s'enchainent avec une aisance déconcertante, tous aussi sublime les uns que les autres. On peut citer "SW" portée par la voix atypique d'Amedeo Pace ou les envolées de guitares de "Spring and by summer fall" comme perle, ou encore "Dr Strangeluv" et surtout "Publisher" (certainement l'un des meilleurs titre de l'album et du groupe) porté par le chants de la divine Kazu Makino. 23 est loin de l'exercice de style pop/rock-pompeux ou tout autre phénomène hype. C'est juste, simple et léger. Une bouffé d'air frais. Un ace parfait pour un groupe qui n'est peut être pas assez connu/reconnu à sa juste valeur, en même temps on s'en cogne, on se le garde pour nous. Jamais Kazu n'auras été aussi sexy et charmeuse dans son chant confère "Silenty" ou là encore "Publisher".
Les titres maculins / feminin s'alterne avec quand même une plus grande place pour Kazu. Les duo eux sont épiques et très sexy "Silenty". Les parties instrumentales ne sont pas en reste non plus. 23 est un album plus doux comparé aux opus précédents, moins écorché. Cela ne veux pas pourtant dire plus "lisse", bien au contraire, il en faut du temps et des écoutes pour percer chaque subtilité de l'album même si celui-ci vous va droit au coeur dès les premières notes jouées. Ce 23 est vraiment une réussite pure et simple. Un grand bravo encore.