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Biographie > The Blis
1996 pour Célia (chant), Anton (guitare), Cécile (basse) et Twist (batterie) c'est l'année du bac mais aussi l'année de formation de leur groupe, alors plutôt métallique, ils se font appeler Blyss. Jeune groupe francilien, ils font des petits concerts à droite à gauche sans trop se prendre la tête, et en 97 passent même au Gibus puis participent au tremplin Emergenza Rock. A la fin de l'année 1997, Cécile lâche sa basse pour s'accrocher à ses études, Alex la remplace, il calme le groupe qui devient plus rock et plus travailleur. Malheureusement, Alex disparaît. Et jusque fin 99, personne n'arrivera à tenir son rang au poste de bassiste, malgré cela, le groupe continue de se produire sur quelques scènes, au gré du vent, et devient [blis]. Le combo fraichement renommé participe au Woodrock festival (avec Aston Villa) et le 1er décembre à un festival contre le sida (avec Amok). L'année 2000 commence avec une bonne nouvelle, [blis] a trouvé le bassiste stable qui lui manquait, ce bassiste (et contebassiste), c'est Aïko. Sous son impulsion, le groupe arrondit les angles et enregistre entre mars et juin une home-démo, une démo faite maison, avec le matos dont le groupe dispose, elle s'appelle Socko !! et les 3 titres sonnent bien ! Elle entraîne de nouveaux concerts et surtout l'envie de passer à l'étape suprérieure : l'album. Autoproduction oblige, il faut du temps (et de l'argent), il faut donc attendre janvier 2002 pour écouter origin, un album très sérieux qui a amené le groupe à se renommer en The Blis.
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[blis] / Chronique LP > o r i g i n
Sur les traces de leur démo, The Blis confirment avec o r i g i n leur rock'n'roll attitude. Si la démo n'avait pas été éditée professionnellement, il en est ici différement, le groupe change de division et de DN passe à la D2 avec boîtier cristal, livret aux photos travaillées et surtout le son de l'équipe Andy Lyden (U2, The Cure, La Ruda Salska) / Lain Burgess, un duo prod/mix qui a mis tout son talent au service des compos du groupe. Sur les 11 titres présents, on en connaît déjà deux puisqu'on retrouve "Au nom du père" et "And so on" mais les neuf autres nous semblent familiers dés la première écoute tant l'album est homogène. La seule grosse différence que l'on note entrte les morceaux et celle du chant soit en français soit en anglais. D'après moi la voix, très particulière, de Célia colle mieux à l'anglais, en effet nous avons plus l'habitude d'entendre de l'anglais sur une musique, qui puise ses grandes idées dans les années 60-70. Le groupe l'affiche même clairement en reprennant de fort belle manière (même si la version originale est assez proche) le "Somebody to love" des Jefferson Airplane. Ce son est synonyme de basse chaleureuse, de guitares retenues sur les riffs et qui se lâchent lors des solos, de mélodies simples et accrocheuses. Chansons calmes comme "One Step", à textes comme "Nana", énervées comme "Something inside" ou mixant un peu tout comme "Just an image" et ses belles guitares acoustiques et sa rythmique imparable.
The Blis maîtrise ses sujets et devraient non seulement ravir la "vieille" génération rock'n'roll avec o r i g i n mais aussi la plus jeune avec des concerts que l'on devine passionnés.
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[blis] / Chronique EP > Socko !!
[blis], c'est du rock. Ensuite, tous les qualificatifs qu'on peut mettre avec ne servent pas à grand chose... Emo pour la charmante voix féminine ? Power pour les guitares parfois violentes ? Français pour quelques textes en français ?
Influencés par le rock des années 70 et celui des années 90, les [blis] nous livrent leur rock. Acoustique et doux, "Au nom du père" s'énerve contre les curés pédophiles (j'espère que ce n'est pas un pléonasme...), le chaud côtoie le froid, les guitares se mélangent, les rythmes s'amusent et un petit solo surgit de derrière l'autel pour donner une dimension presque live à ce titre qui s'achève comme il a commencé. Ils ont séché les cours de math ou quoi ? "1+1=3" est bien plus grave, écrit pour la soirée contre le Sida "qui suit sa route", le morceau est emmené par des rythmes qui ne sont pas sans rappeler la jeunesse métal du groupe. La voix de Célia venant calmer tout le monde de temps en temps. Les guitares trainantes et lassives finissent par abandonner le combat... Sons de basse, solo, "And so on" est lancé, Célia et ses coeurs sur les refrains font la force du titre, dont les riffs de transition sentent un peu le réchauffé. Le son des seventies est beaucoup plus présent qu'auparavant... voilà un solo à la chaude disto et c'est déjà terminé...
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