The Black Zombie Procession :  We have dirt under our nails from digging this hole we're in Quand la bande à Samy décide de partir dans un délire, ils y vont à fond... Le jeu était ici de coller des riffs gras sur des illustrations honorant le cinéma B (voire Z), slashers, terreur, masters of horror, contes de la Crypte, serial killers avec leurs fils qui viennent se venger, l'artillerie lourde est de sortie et avec elle l'humour décalé qui lui sied si bien (cf la citation de Conan le barbare ou certains titres dont celui de l'album...). Graphiquement, c'est un joyeux bordel mais musicalement ? Une ghoule donne le ton dés les premières secondes, planquez-vous, ça va tronçonner de l'innocente victime, un orgue lugubre, le glas sonne et bing les riffs sont lachés, Zombies have return / We're back, du gros rock métallique option stoner qui cisaille à coups de descente dans les aigus, les "Zombies of the black order" ne font pas que déconner, ça envoie également du gros et avec bien plus de classe que cette présentation pourrait le laisser croire, il ne faut pas oublier qu'une partie des Second Rate est derrière tout ça ! Si je mets de côté les Flying Donuts, c'est qu'ils nous ont habitué à la déconnade et aux punkeries, Second Rate s'était fait une spécialité des tubes poussiéreux et soignés, à ce titre, on peut se délecter de retrouver cet esprit avec "Have you ever touched dead skin ?", "My life is an eternal winter" ou "Teenage dreams and death instincts". Rythmiques implacables, mélodies tueuses, des parties guitares qui suent, il n'en faut pas plus pour mettre une meute de fenecs au garde à vous... enfin, nous faire headbanger et tendre deux doigts diaboliques vers le ciel en beuglant approximativement les paroles...
Dans We have dirt under our nails from digging this hole we're in on trouve aussi quelques autres influences, ainsi ils n'hésitent pas à mélanger hommage à la surf music et à Tarantino dans un seul et même titre ("If evil is your black desire"), un des trois morceaux sans texte (avec "Lonely zombified cowboy" et "She wolves and ghouls first") qui permet de colorer un peu l'album qui sans cela serait aussi sombre qu'un Bela Lugosi sans chemise blanche. Pas avare de références et de bons tuyaux, The Black Zombie Procession nous offre également deux reprises : "Teenage suicide" des Trash Brats, combo de Detroit pour qui le punk hardcore est un mode de vie; "Axis of Evil" de Kevin K, un gars de New York qui a joué dans moultes groupes depuis moultes années (au moins 25) et qui se défonce encore sur scène (il en a partagé avec les Ramones !).
T'as faim de rock'n'roll qui déboîte ? Alors, décoiffe toi, sape-toi en noir, prends une bougie, une arme, lave-toi les ongles et rejoins le défilé...