black_stone_cherry.jpg Il n'y a pas à dire, dans la catégorie "artwork un peu bouseux (d'accord super bouseux) Black Stone Cherry en tient une couche. Avec leur allure, "true rock headbangers style", les quatre jeunes américains n'incitent pas vraiment à ce qu'on les prennent au sérieux, sauf au sein des rédactions de magazines pseudo rock trendy que l'on ne citera pas ici. On se décide quand même en enfourner la galette dans le mange-CD pour s'envoyer direct "Rain wizard" dans les écoutilles et là, surprise, ben BSC ça pulse quand même pas mal dans les éprouvettes. En plein revival rock emmené par les Wolfmother et autres The Answer avec lesquels nos quatre natifs du Kentucky semblent partager un goût immodéré pour les artworks hautement raffinés, Black Stone Cherry appuie là où ça fait mâle et on est plutôt agréablement surpris par l'alliage étonnant et éthylique des influences heavy/stoner/grunge du groupe avec une prod presque métallique et chargée en testostérone. Riffs puissants, rythmiques qui tabassent et surtout, mélodies "Backwoods gold" rase tout sur son passage et nous démontre à la force du riff que les quatre jeunes américains en ont sous la pédale.
Simple, sans une once d'originalité, mais terriblement efficace et furieusement joussive, l'entrée en matière des BSC sonnent dans les enceintes et démontrent que même en passant après leurs glorieux aînés, ces gamins savent y faire. Autre surprise, le chant, qui fait très, mais alors très très Soundgarden alors que dans le même le tempo de l'album ne permet pas trop de glander en route. Car Black stone cherry donne dans le concentré de rock, puissant et ravageur. Entre rock sudiste "roots" dépoussiéré et le post-grunge aux relents alcoolisés de metal alternatif, le combo nous livre treize titres taillés dans le marbre, aux guitares acérées, à la section rythmique affamée et à l'énergie contaminatrice. Enterrant toute une vague de groupes (Pearl Jam et Soundgarden en tête) qui prend du même coup un sacré coup de vieux, Black Stone Cherry met les deux pieds dans la fourmilière hard rock US pour mieux en sortir sa quintessence à coup de tubes fédérateurs ("Maybe someday", "Shooting star" ou "Hell and high water") et fait parler la poudre en passang ses classiques à la lessiveuse et nous filer un bon gros coup de boost avec l'un des albums les plus rafraichissants de ce début d'année. Cool.