Black Moon Tape - The salvation of Morgane Après plusieurs albums en solo sous son nom et d'autres avec Cosmic Trip Machine, Will Z. déboule avec Black Moon Tape et un visuel qui ne trompe pas : imitation de vinyle, typo seventies, on veut du rock psychédélique et on va en avoir. Ambiance Pink Floyd des débuts pour les premiers titres ("Doctor (Part 1)", "The trip"), psyké pop ou rythmé ou planant, ça fait son petit effet dans les deux cas. Ensuite, on se disperse un peu avec un rock plus grave et davantage de saturations, le chant gagne en agressivité mais perd en fiabilité ("Hero") ce qui nous sort un peu de l'album, on y retourne avec "40 second jam", expérimental mais bien tenu et la plage pop centrale et éponyme. A nouveau l'excitation gagne ("Fire", "Lost in the night") et je redécroche, incapable d'adhérer à ces piques lancées dans le vide. Non, Black Moon Tape est bien plus percutant quand les angles sont arrondis et les volutes de fumée s'élèvent tranquillement ("The writer") sans brouiller les pistes et les sons ("Try to"). Montagne russe partagée entre plusieurs aspirations, The salvation of Morgane ne ravira qu'à moitié les amateurs de rock enfumé et ceux d'un rock plus garage et nerveux, les deux directions ont du mal à cohabiter, dommage car en choisissant l'une et délaissant l'autre, il y avait moyen de m'envoûter.