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Biographie > Itsi bitsi petit bikini

Natif de Belgique, Bikinians est un combo pop-rock créé autour des frères Lontie en 2007 à Bruxelles. Influencé par la pop britannique des années soixante jusqu'à nos jours, le quatuor sort un huit titres quelques mois après leur formation. Roller coaster, dont quatre titres sont mixés par Christine Verschorren (dEUS, Ghinzu, Hollywood Porn Stars, Das Pop), se révèle être à la hauteur puisque les Belges enchainent les prestations scéniques dont le fameux festival de Dour. En janvier 2009, c'est le retour en studio et les Bikinians concoctent un EP intitulé Rhinocirrhosis, produit par Charles de Schutter (Ozark Henry, Superbus) et John Roo (Sharko, Experimental Tropic Blues Band) et se fait le chantre d'un pop-rock à la fois mélodieux et brimbalant.

Bikinians / Chronique EP > Rhinocirrhosis

Bikinians - Rhinocirrhosis Il y a définitivement quelque chose qui lie profondément la Belgique avec le pop-rock, toutes sous-divisions confondues. Comme un espèce de gène qui avec le temps ne s'éclipse toujours pas. Évidemment cela serait manquer de respect aux autres formations belges ne pratiquant ce style de dire que leur pays rime avec culture rock, mais en même temps cela titille tellement l'esprit que... Le plus surprenant est que la déception n'est pas souvent au rendez-vous lorsque l'on évoque le sujet. Preuve en est avec la découverte d'un jeune groupe répondant au nom affriolant de Bikinians. Ce quatuor de Bruxelles base sa musique sur les racines de la brit-pop pour en faire un cocktail sonore qui fait du bien aux oreilles. Une pop qui rappelle une ribambelle de formations "même qu'il y en a tellement qui font ce style que je vais pas perdre mon temps à tous vous les citer". Loin d'être originaux, ce qui n'est apparemment pas leur préoccupation principale, les Bikinians arrivent néanmoins à dégager de leur morceaux une certaine énergie et de la mélancolie. Le son Fender sec et métallique cher à la musique rock anglaise déclenche dès "Rhinocirrhosis" une rythmique lourde faisant osciller la tête tout en gardant cette douce retenue que l'on retrouve tout le long de cet EP. Ainsi, "2nd hand shop" cultive l'esprit "Weezerien" alors que "Old lady face" berce les âmes tel un Supergrass mutant avec un Nada Surf voire un Pixies ou, plus localement, un A Second of June. Cet état jovial et rêveur laisse une place à des mélodies imparables où "How" nous plonge dans un univers proche des Strokes où Crispian Mills (Kula Shaker, The Jeevas) viendrait tenir le micro pour l'occasion. Rhinocirrhosis suit une vague sans vraiment en bousculer les codes mais le fait bien. Cela devrait suffire aisément pour que leur nom parvienne jusqu'à nos oreilles par l'intermédiaire d'un programme de festival, d'une playlist radio ou tout bonnement d'un magazine comme le nôtre qui éprouve un minimum d'intérêt pour un style qui rencontre encore un certain succès.